Vengeance à la cadole (suite 3 )

C’était votre frère

Le pauvre Jules sort

Pour éviter qu’Hortense voie ses larmes.

Que faisait ce vaurien avec le père Joseph?

Ne pas se laisser aller à des conclusions hâtives

Bien que l’heure corresponde…

Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

On va le dessaisir de l’enquête

Mais avant de faire son rapport

il faut qu’il appelle son petit frère.

Ce dernier a déjà fait de la prison

Mais c’était pour des imbécilités,

Vols à l’étalage

Il n’a jamais tué personne.

Mais là !

Voilà à cause de ce petit con il va devoir démissionner.

Bon, Jules il  faut te ressaisir, il n’a peut-être pas tué le maire

Mais alors qui,  le père Joseph est mort

Et, là notre pauvre Jules s’affole

car son frère, à l’heure qu’il est a pu avoir le même sort

Ils devaient bosser pour du gros calibre.

l’appeler, ensuite il aviserait.

Au moment où Jules monte dans sa voiture

il voit l’énormité de la chose,

s’il l’appelle et que par la suite

cela s’avère que c’est lui l’assassin, il sera suspecté

alors le mieux c’est d’attendre la fin de son travail

Et, ce soir il ira chez lui

Mais il ne peut plus attendre et il préfère jouer carte sur table

Il regagne la gendarmerie et va parler à son chef

Le commissaire l’écoute attentivement

et lui dit je vous donne 1 heure

Si dans une heure vous n’êtes pas de retour j’envoie les hommes.

Il se confond en excuse et file rapidement sur Chalon.

Les volets de l’appartement de son frère sont fermés

Mais il est où ce con ? Maugrée le brigadier.

Il sonne

Personne ne répond, aussi va-t-il frapper chez la voisine d’en face

Ah ! Bonjour Monsieur le brigadier

Vous cherchez votre frère

Oui ! Il n’est pas là ?

Non, cela fait une semaine que nous ne l’avons pas vu

Mais j’ai ses clefs si vous voulez.

Machinalement il les prend mais n’entre pas.

Il lui faut appeler son chef, sinon la cavalerie va débarquer.

Mais revenons au château, Philippe ouvre sa porte

et, un inspecteur et un jeune gendarme entre

Tiens se dit Philippe où est le brigadier ?

Mais il se garde bien de le leur demander.

Où sont votre mère et votre frère ?

Je n’en sais rien, et même si je le savais je ne vous dirais rien

Attention Monsieur Raoul, entrave à une enquête

Entre l’inspecteur et Philippe Raoul il y a un instant de flottement

Puis le jeune homme se ressaisit et ne dit rien.

Il les fait entrer  dans son salon

Et c’est un feu roulant de questions, mais le jeune homme se tait

Il lui faut jouer fin et ne pas leur donner d’indices,

tant qu’il ne sait pas ce qui s’est réellement passé

Bien que ne se sentant pas d’attaques pour mener une enquête

Les vendanges battent leur plein et il est seul

Vu que son frère n’a pas osé se montrer.

Certes il est bien entouré, mais il a besoin de son Maître de Chai !

Et surtout, demain sa jeune sœur rentre du lycée

Qui s’en occuperait si sa mère et son frère se cachent

et si lui était mis en garde à vue, et pourquoi du reste ?

Vous m’écoutez ? Monsieur Raoul

Excusez-moi, je me fais du souci pour ma famille.

Au lieu de me parler d’une perquisition chez moi,

vous feriez mieux d’enquêter sur la raison pour laquelle

mon père a été assassiné.

Mais comme je ne puis m’y opposer, faîtes votre boulot.

Dans une ferme abandonnée se tient une réunion houleuse

Quelle idée as-tu eu  de tuer le Père Joseph, ils vont vite comprendre

Mais je ne lui ai pas donné un coup fort. Il a du se payer une crise cardiaque

Tu as vu comme tu es bâti, un vrai gorille

Tu ne sens pas ta force mon pauvre.

Bon tu es allé à la mairie, ils ont dit quoi ?

Ils n’ont pas compris, mais ils  se méfient les uns  des autres

Alors de toi aussi ?

Oui et Non !

Comment ça ?

Je ne suis ni vigneron, ni viticulteur, juste œnologue.

Bien sûr, bien sûr lui répond celui qui semble être le chef.

Jusqu’à nouvel ordre, nous ne  nous réunissons plus

attendons que les choses se tassent.

Et pour Chantal et le gamin , nous faisons quoi ?

Rien ? On ne sait même pas si elle a compris

quant au môme il a juste servis de chauffeur.

Et pour le frère du brigadier?

Lui, débrouille-toi pour que l’on ne retrouve jamais son corps

Ne me refais pas le coup du Père Joseph

Sinon…

Sinon quoi ?

C’est toi qui en feras les frais !

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright

Vengeance à la cadole (suite 2)

Il est mort !

Le brigadier-chef arrive flanqué d’un jeune inspecteur

Les premières constatations d’usages observés, la mort ne fait aucun doute

Décidément en deux jours, deux morts !

Le jeune inspecteur prend les choses en main

Ecartez-vous, allez faîtes évacuer

Des cris de protestations s’élèvent

Nous devons ramasser le raisin, le temps est à l’orage.

Alors éloignez-vous et que chacun vaque à son travail.

Un périmètre est installé et les investigations commencent

Des traces de roue d’une moto apparaissent,

ainsi que celles d’un tracteur,

mais ce n’est pas ce qui manque sur cette parcelle.

La pluie d’hier aurait pu les aider mais

au nombre de personnes qui ont piétinés

cela est impossible.

Le jeune inspecteur se baisse et au pied d’un cep

Découvre un petit carnet

d’une main distraite, il le feuillette

pour l’instant il ne dit rien, mais un sourire éclaire son visage

Il le glisse dans sa poche.

Il est temps d’emmener le corps mais le crime ne fait aucun doute

une large tâche de sang se trouve sur le chemin

Aucun objet n’a été abandonné.

Pourquoi le père Joseph est revenu dans la région ?

Il ne parlait plus à sa fille unique

et on ne l’a pas vu au village

Depuis au moins  10  ans. Bizarre !

Qu’avait-il découvert ? Est-ce lié à la mort du maire

Que de questions qui trouveront leur réponse

lorsque le  ou les assassins seront retrouvé.

Mais pour l’instant il leur faut avancer.

Le jeune homme n’a pas réussis à rattraper les deux fuyards

Il se demande ce qu’il a pu arriver à Joseph

Je ne vais pas retrouver mon patron

Je vais me fondre dans la nature avant qu’il ne soit trop tard.

Quant à la mère et au fils nous les retrouvons au château

château qui appartient à leur famille depuis des générations,

une aile est habitée, l’autre non, ils sont dans celle-là.

Il leur faut faire le point avant d’aller à la gendarmerie.

Mais auparavant, ils doivent donner de leurs nouvelles

au reste de la famille.

La petite dernière est au lycée à Macon, elle a un caractère impulsif

elle peut sur un coup de tête chercher à rentrer.

Il ne faut pas qu’elle soit mêlée à cette horreur.

Quant à l’aîné, il est sûrement  à l’heure qu’il est interrogé.

Maman dis-moi, qui sont ces gens et que nous veulent-ils exactement ?

Je n’en sais rien je ne pensais pas qu’il m’avait vu

La mère se tord les mains et se remet à sangloter.

Ecoute, Maman, pour papa c’est trop tard

mais nous devons nous serrer les coudes.

La mère comprend et trouve que son fils sait bien réagir.

Je vais te dire qui j’ai vu et aussi ce que j’ai compris.

Ils parlent pendant plus d’une heure

Le jeune fils est dans une colère violente

il frappe plusieurs fois le mur

Sa rage est immense,

dans son esprit tout se met en place

Je pense  Maman que je sais qui est l’assassin.

Au même moment une porte s’ouvre et laisse apparaître

l’aîné des enfants. Ah vous voilà !

Je n’avais pas compris que vous étiez dans l’aile en construction

Rapidement son cadet le met au courant,

A  son tour  il est abasourdi

les jointures de ses mains en deviennent blanche

tant il sert ses poings

Il se tait mais il sait que demain rien ne sera comme avant.

Mais pourquoi papa est-il mort ?

Oui pourquoi ?

Était-il pieds et poings liés

An non tu ne peux dire cela de ton père !

Il a toujours été intègre.

Justement c’est sûrement la raison de sa mort.

Mort pour ne pas avoir voulu entrer dans des magouilles d’une autre époque.

Des coups sourds se font entendre à la porte du château

Un regard à la fenêtre et,

l’aîné comprends en voyant la couleur bleue des gyrophares

que la gendarmerie vient d’entrer sur le domaine.

Il faut que je vous laisse, s’il y a un problème pensez à la cachette.

Et par la porte d’une antique bibliothèque Philippe disparaît.

Pendant que l’inspecteur se rend au château

le brigadier-chef a reçu un appel téléphonique de la clinique

où Hortense a été amenée

Brigadier, il faut aller au chevet de Madame Hortense

Elle est agitée et veux vous dire ce qu’elle a vue hier au soir

Il faut faire vite car nous allons la mettre sous sédatif

Son cerveau est trop en ébullition.

Faîtes vite.

Il aurait préféré inverser les rôles, mais l’inspecteur d’autorité

L’avait envoyé à Chalon sur Saône.

Dans les embouteillages il râlait

Et se demandait ce qu’Hortense avait bien pu voir

Pourvu que cela fasse avancer l’enquête.

Le voici à la porte de la chambre d’Hortense

Après avoir écouté les recommandations des médecins

Il entre dans la chambre

Hortense, appuyée aux oreillers l’attend

Ah vous voilà mon bon Jules

Ola ça commence bien, elle lui cause comme autrefois

Je vais prendre mon carnet

Il s’installe et écoute le récit saccadé d’Hortense

Hier soir j’étais en train d’essuyer la vaisselle

Il était aux alentours de 20h

Lorsque le carillon a été activé

Monsieur m’avait fait des recommandations

Ne pas me montrer mais rester

Discrètement, de là où j’étais j’ai donc vu

Qui arrivait chez Monsieur,

Ils étaient deux il y avait le père Joseph

Ah bon Joseph le père de la secrétaire de mairie

Oui tout-à-fait

Lui-même, j’ai vraiment trouvé ça étrange.

Que venait-il faire ? Il en a assez fait de dégât chez nous.

Voyons Hortense, laissons le passé où il est.

Mais Jules que venait-il faire ?

Laissons cela, dîtes-moi plutôt qui était le second

Je pense Jules que vous allez vous sentir mal

quand vous le saurez

Je mène une enquête Hortense, je vous intime l’ordre de parler

En causant ainsi il a oublié les recommandations du médecin,

Et, Hortense, se trouble de plus en plus.

Elle rougit, tousse, hoquète et en pleurant lui dit

C’était votre frère !

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright

Vengeance à la cadole (suite 1)

Puis, tout se joue rapidement

les deux portières s’ouvrent

 on arrache la mère et le fils à leur siège

un sac sur la tête et les voilà embarqués par deux individus

et jetés  comme deux sacs de  pomme de terre,

dans une remorque servant au transport du raisin

le chemin est étroit mais ils connaissent les lieux

le tracteur va doucement Chantal malgré sa peine réfléchit

Les kidnappeurs, appelons les ainsi leur tournent le dos

elle ôte aisément sa cagoule et découvre son fils

Il leur suffit d’un regard pour savoir ce qu’ils doivent faire

Ils sont entraînés tous les deux à la course.

Avant tout bien repérer les lieux

Cela fait 5 minutes qu’ils ont  quittés les vignes du curé.

Le moteur poussif du tracteur couvre leurs dialogues.

Ce sont des amateurs, ils ne sont pas attachés

Bon, maman lorsque le tracteur amorcera la courbe

de notre vigne, nous sauterons, après  nous courons et rendez-vous à la croix,

le temps que ces deux-là s’’en aperçoivent nous serons loin.

Aucun des deux ne dit un mot mais d’un commun accord ils sautent

puis prennent leur jambes à leur cou et court

Pendant quelques instants on entend encore le moteur du tracteur

Puis, soudain plus rien, ni l’un ni l’autre ne se retournent,

ils sont dans les allées des vignes, et court à perdre haleine.

Puis, des cris se font entendre !

Pendant ce temps à la mairie une partie du  conseil municipal

tient une réunion  en compagnie du brigadier-chef

Qui, leur dit ce qui ne peut nuire à l’enquête

en attendant, bien entendu les conclusions du médecin légiste.

Personne ne connait l’heure de la mort,

sur les lieux du crime, une chaise était renversée

des papiers jonchaient le sol

et on a trouvé un sécateur pour la vigne.

Tout doit tourner autour des vignes

Le maire a laissé son domaine à ses deux fils

mais il est le premier magistrat de la commune

Aurait-il eu vent d’une affaire.

Ceux autour de la table sont tous en lien avec le vin

Chacun se regarde d’un sale œil

Un village où tout était calme risque au cours des jours qui vont suivre

de s’enflammer, vite il leur faut comprendre

sinon ce sera invivable.

Dans les vignes pendant que se tient à la mairie cette réunion de crise

nos deux fuyards savent qu’ils n’ont pas un instant à perdre

la chasse à l’homme est commencée.

En effet le plus jeune des kidnappeurs a remarqué leur absence

le plus vieux maugrée dans sa barbe,

il ne se voit pas partir à leur poursuite.

Ils arrêtent le tracteur au milieu des vignes

et pendant que l’un descend, l’autre se fume une cigarette.

Leurs deux otages courent quant à eux à une vitesse

qui laisse pantois les deux hommes.

Merde ! Que va dire le patron, jamais nous ne pouvons les rattraper.

Voilà je te l’avais dit, il ne fallait pas lui dire que nous les avions repérés

nous n’en serions pas là,

et de fil en aiguille ils se disputent.

Lorsque soudain un moteur se fait entendre.

une moto vient à leur rencontre,

Elle  s’arrête à leur hauteur

C’est le patron dit le plus petit

On va passer un sale quart d’heure.

A peine descendu de son engin il hurle

Alors vous les avez mis à quel endroit ces deux fouille-merde ?

Les deux hommes n’en mènent pas large.

Ils se sont sauvés…

Et vous attendez quoi pour les poursuivre

Où vous les trouvez, où vous êtes mort.

Et, pour bien leur faire comprendre il sort

une batte de base-ball.

Le plus jeune ne demande pas son reste et part en courant

le plus vieux en claudiquant essaye de s’éloigner

mais il est vite rattraper par le Boss

Je ne laisse personne en vie, tu n’es pas capable de m’aider

Adieu !

Et il assène à l’homme un grand coup derrière la tête

Ce dernier tombe et s’effondre sur le sol

un filet de sang coule derrière son oreille.

Puis, la moto repart  en direction de la vigne au curé.

A la mairie les événements se précipitent

on apprend que le maire a eu le poumon droit de perforé

par un objet qui pourrait être le sécateur de vigne

mais il a aussi été étranglé, la blessure au poumon ne pouvait entraîner sa mort.

C’est donc bien un crime et cela laisse un malaise énorme dans cette petite commune.

Chacun se sent suspect, et chacun va accuser son voisin.

La chasse aux sorcières va commencer.

Les conciliabules vont bon train

Le plus jeune des fils auraient lui aussi disparu

Sa femme, son fils décidément c’est un véritable complot.

Quant à l’heure de sa mort, elle se situe aux environs de 21 h.

Ne pouvant rien faire de plus, ils repartent

La vigne n’attend pas, les raisins sont mûrs.

Vignerons et viticulteurs sont à pied d’œuvre

avec leurs ramasseurs, les anciens comme les nouveaux.

Mais quel est ce brouhaha ?

Des cris se font entendre, là au milieu du chemin

se trouve un homme, un grand cercle s’est formé

autour de lui, c’est le père de la secrétaire de mairie

Un jeune homme se penche et vérifie s’il est vivant.

Nous ne pouvons plus rien faire pour lui,

à part appeler les gendarmes

Il est mort !

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright

Vengeance à la cadole (suite)

Elle entre dans la chambre, ouvre le cabinet de toilette

Madame n’est pas là, peut-être dans le placard

A-t-elle eu peur?

Personne il n’y a personne,

Il lui faut se rendre à l’évidence, Monsieur est mort

et Madame a disparu, mais quelle horreur!

Elle redescend dans le salon

et là un grand gendarme au visage rébarbatif lui barre la route

Halte là, vous allez ou?

Laissez moi passer, et elle le pousse sans ménagement.

Faut dire que cette femme est grande et ne s’en laisse jamais compter

Le gendarme la maintient ferme par le bras

et lui intime l’ordre de se calmer.

Ici, c’est une scène de crime

Qui êtes-vous aboie-t-il?

Je suis la gouvernante de Monsieur le Maire

Madame a disparu dit-elle assez vite.

Sur ces entrefaites le Brigadier Chef intervient

Laissez Thomas je connais Madame.

Alors ma bonne Hortense qu’avez-vous dit?

La pauvre femme n’en peut plus et pleure

Ma, ma ,Madame n’est pas là, elle n’a même pas défait son lit.

Elle bégaye et en bredouille.

Voilà que ça se corse, dit tout haut le brigadier chef.

Un meurtre, une disparition!

Il va pour ajouter la voilà notre coupable

Quand il voit Hortense rouler des yeux de tous côtés

Et, elle s’effondre aux pieds de notre gendarme.

Appelez une ambulance crie Thomas,

Mais Hortense c’est son nom ouvre les yeux

et  pleure encore.

Il faut qu’elle disparaisse de cette scène

et surtout qu’elle se calme.

On l’interrogera plus tard.

Un petit village où il fait bon vivre

Situé en Bourgogne au milieu des vignes

le matin c’était levé dans les tons de rose

Et là dans cette pièce sombre mais belle

gît le maire, en robe de chambre

avait-il été surpris par un cambrioleur?

Où avait-il ouvert à une personne qu’il connaissait?

Mais où était passé sa femme

C’était-il disputé? Et après battu

Ce n’était pas leur genre

Mais a t on un genre quand un coup de folie nous prend?

La balistique s’en est allé, il ne reste que l’adjoint au maire

qui a été appelé alors qu’il était déjà dans ses  vignes

Faut dire que ce sont  les vendanges, et il faut être sur la brèche

du matin jusqu’au soir et même tard la nuit.

Il est encore sous le choc, le maire de son petit village

vient d’être emmené dans un vulgaire sac plastic pour une autopsie.

C’est à lui de se charger d’avertir les enfants.

Mais où a pu aller Régine, la femme du maire?

Ou?

Il en est là de ses pensées quand brutalement on lui tape sur l’épaule

C’est le brigadier chef qui lui dit, venez nous ne pouvons plus rien faire ici

Ils sortent de la maison et là dehors, il y a des élus, des amis,

et les sempiternelles badauds à l’affût du sensationnel

Les gens du village ont eu vent de la mauvaise nouvelle

Chacun est venu en se disant que peut-être l’information était fausse.

Hélas! Il voit que c’est vrai devant les mines attristés des deux hommes.

Hortense, quand à elle  a été évacuée vers l’hôpital.

On craint pour sa santé mentale.

Pendant ce temps au cœur du vignoble

se tient un conciliabule entre deux où trois personnes

Deux sont étrangers au village, mais l’autre est une figure connue

c’est le « ravi », c’est ainsi qu’il est appelé,

Il se loue de ci de là lors des vendanges.

Un peu simplet mais homme au grand cœur.

Mais que fait-il à comploter en ce matin de crime.

Lorsque , soudain notre ravi s’enfuis , il court, il court

sans que personne ne le poursuive, les deux autres se serrent la main

et s’en vont chacun de leurs côtés.

Cachée derrière l’arbre du pendu une forme se détache

Elle est vêtue d’un survêtement noir

Elle semble égarée mais déterminée

Elle hésite à suivre l’un où l’autre, puis rapidement elle se décide

elle fait demi-tour et regagne son véhicule où l’attend un homme.

Celui-ci est jeune et il n’a pas l’air d’avoir dormis de la nuit.

une barbe naissante apparaît sur son visage.

Alors cela valait le coup de passer la nuit dehors?

Sa mère est perdue dans ses pensées et n’entend pas la question

Avant d’aller plus loin, nous allons faire le point lui dit-il

Donc, avant-hier matin en faisant ton jogging

tu as surpris une conversation entre deux hommes

pour l’instant tu préfères ne pas me dévoiler leur identité

ce que tu as appris t’as laissé sans voix, mais tu as voulu en parler à Papa

Il était occupé, tu n’as pas trouvé le moment pour le faire

Sauf hier soir, mais lui tournait en rond comme un ours en cage

et il t’a dit plus tard, pour l’instant j’attend quelqu’un

Tu n’as pas su qui cela était mais Papa semblait perdu

Mais toutefois tu as remarqué qu’il était déterminé et en colère

Ce qui ma foi ne présageait rien de bon.

Vous avez mangé et tu es monté dans ta chambre

au grand soulagement de papa.

Puis, tu as entendu le carillon de la porte d’entrée

et c’est à ce moment là que tu m’as téléphoné.

Tu es sortis par la porte de derrière

mais au moment de sortir tu as entendu des éclats de voix

A part la voix de papa, il te semble avoir reconnu l’autre voix.

Mais prise de panique tu es partis sans te retourner

Tu n’as pas vu qui était son visiteur

Mais je vois bien que tu es contrarié.

Plus tard nous nous sommes retrouvé à l’extérieur du village

et tu m’as expliqué ton plan

Papa a dû voir que tu n’avais pas dormis à la maison

Il doit être inquiet allons le retrouver

il saura t’aider; tu aurais dû lui expliquer

Vous vous aimez toujours dit-il inquiet?

Bien sûr,

Machinalement le jeune homme branche la radio

et là ils sont stupéfait parce qu’il entendent

Le Maire de Chamilly

A été trouvé mort ce matin à son domicile.

Chantal hurle et sanglote.

Puis, tout se joue rapidement

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright

Vengeance à la cadole !

Minuit allait sonner

La terre s’emmitouflait

Dans un rayon de  lune

Nul bruit si ce n’est un train au loin

Soudain un chien aboie

Une silhouette se dessine dans la nuit.

Un cri strident retentit

Puis à nouveau plus rien.

La nuit s’étire et les premières lueurs de l’aube

Viennent se fracasser sur ce petit village charmant.

Mais que ce passe-t-il? Quel est ce vacarme?

Des voix, des bruits de portières résonnent

Une clameur s’élève,

Des sanglots

Un meurtre a été commis

Sur le maire de ce petit village.

Ce n’est pas le chat noir qui rôde

Qui va pouvoir éclaircir cet énigme.

Jésus, Marie, crie la gouvernante

Si ce n’est pas triste, ce pauvre Monsieur

qui n’aurait pas fait de mal à une mouche

il est là étendu de tout son long

Mais quel est le mécréant qui a fait cette sale besogne.

Et, la pauvre femme affolée

fait que se signer.

C’est elle qui a découvert le corps de son maître

Les gendarmes vont arriver

ce n’est qu’une question de minutes

enfin les voilà toute sirène hurlante

C’est pour le coup maugrée la gouvernante que tout le village va rappliquer

Et Madame qui dort encore

Vite je dois la prévenir.

Péniblement elle monte les deux étages

frappe à la porte et attends.

Une fois, deux fois, rien ne se produit

Finalement, elle entre

Et oh stupeur! Madame n’a même pas défait son lit…..

A suivre

J’ai eu envie de vous raconter cette histoire policière sous cette forme..Et pourquoi pas ?

EvaJoe janvier 2014 Copyright

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