Irma ( 2ième partie)

 

Colin se demandait comment leur dire ce qu’il venait d’apprendre. Mais il le fallait,
et puis Emma, et elle seule prendrait la décision de rester ou de s’en aller. Lui, la connaissant aventureuse savait pertinemment qu’elle resterait. Mais surtout pourvu qu’elle ne cherche pas à
en savoir davantage.

Colin tu rêves

No          Non,
mais je ne sais ce que tu vas penser de ce que je viens d’apprendre.


Jette toi à l’eau

 

Ap      Après leur avoir dit la raison de ma
présence et que nous cherchions Irma, ils m’ont ouvert des yeux comme des soucoupes en me disant : « comment Madame Irma est venue, mais c’est impossible, puis, comme il ne me disait
plus rien mais attendait de comprendre, j’ai expliqué comment tu avais découvert cette maison. Ils ne disaient plus rien, enfin pour faire bref, Madame Irma a 90 ans et elle est dans une
résidence pour personnes âgées sur Saint-Etienne.

 

Le silence est si lourd à ce moment que tous se demandèrent par la suite si les
oiseaux ne s’étaient pas arrêtés de chanter. Emma n’en revenait pas, puis les questions fusèrent :

MsMais alors qui était notre
« Irma » ?

Colin ne le sait pas, quant aux voisins, ceux de la maison aux volets bleus, il lui
semble qu’ils ne lui ont pas tout dit. De toute façon ils ignorent l’identité de cette femme et surtout ils ne comprennent rien. Gérard, un des fils d’Irma leur avait même demandé de s’occuper de
la location. Mais si c’est fait et par quelqu’un d’autre et bien ça leur apprendra à vouloir rendre service et sur ces bonnes paroles ils ont claqué leur porte.

Donc, pense Emma nous voici revenu au point de départ. Enfin tout ceci n’est pas bien
grave, qu’importe le nom de cette femme. Mais elle ira voir le voisin l’ours mal léché, vu que Colin ne l’a pas trouvé, lui en saura peut-être plus. Selon les autres voisins il serait allé
« au bois » donc d’ici la nuit il sera rentré.

Un peu plus tard, sa mère la serrant dans ses bras lui faisait de nombreuses
recommandations, mais Emma était pressée de prendre possession de la maison et dit oui à tout ce qu’elle lui disait. Son beau-père lui ayant assuré que l’eau, le gaz et l’électricité
fonctionnaient bien, tout était à jour, et les provisions remplissaient les placards. Il repasserait dans la semaine pour voir ce qu’il allait pouvoir faire dans le jardin, mais pour cette année
il était bien trop tard pour planter beaucoup de choses, mais déjà le remettre en état allait lui prendre pas mal de temps.

Colin, lui s’attarde un peu il ne veut pas le laisser voir mas il est tout de même
inquiet mais ne laisse rien paraître à sa sœur qui le devine aisément. Les jumeaux ont ce don que d’autres frères et sœurs ont moins. Mais elle aussi ne laisse rien percer. Il lui promet de
revenir d’ici deux jours avec les jumeaux et s’il fait beau ils iront se balader dans les petits chemins. En fait ce que Colin ne dit pas c’est qu’il attend le fameux voisin, mais comme Emma
semble presser qu’il s’en aille, il ira l’attendre devant sa maison et comme la haie est haute elle n’en saura rien.

 Al           Allez
sœurette j’y vais, je ne suis pas loin mais tu as encore pas mal de choses à faire et puis les émotions ça creusent et j’ai une faim de loup, à dimanche et sur cette dernière phrase il
l’embrasse.

Enfin se dit elle je suis seule, ouf. Un petit café et après je m’accorderais quelques
instants de réflexions, ces derniers jours je n’ai pas eu un moment à moi et je n’aime pas tout ce bazar.

Quand elle relève les yeux elle s’aperçoit que la nuit est tombée, elle n’est pas allé
voir le voisin, tant pis elle le fera vendredi soir ou samedi matin. Elle se prépare un petit repas succinct et cherche dans sa malle son dernier
ouvrage 
: Le Palanquin des larmes de Chow Chie Ling. Il y a déjà
deux bonnes heures qu’elle lit quand elle entend comme un léger grattement à la porte, la première fois elle hausse un sourcil et n’entendant rien elle se replonge au cœur du récit, il s’écoule
quelques minutes et à nouveau ce frottement, comme un battement d’ailes ou un mouchoir qui tombe. Elle rit en se disant cela, quel esprit romanesque tu fais ma pauvre Emma, car elle pensait à un
mouchoir en soie comme l’histoire qu’elle racontait à ses neveux quand c’était le moment de les endormir. Du reste se dit-elle j’ai sommeil il serait temps que je m’allonge.

La maison et son occupante s’endorment, elle a vérifié les volets, pas qu’elle est peur mais
plus parce qu’elle n’aime pas être réveillée par le soleil et en cette période estivale il se lève bien plus tôt qu’elle. Soudain un bruit se fait entendre comme une bille qui roule sur le
plancher et qui rebondit poc… poc… pocccccccccccccc. Emma allume sa lampe de chevet, regarde au sol et ne voit rien, ma pauvre fille se dit elle tu as du rêvé, cette pièce est vide, à part ton
foulard vert et ta mallette il n’y a rien, endors toi vite. Mais tout de même ce bruit était bien réelle, aussi elle préfère en avoir le cœur net et elle fait le tour de la maison, elle ne trouve
rien jusqu’au moment où elle avise une porte qu’elle n’avait pas vu, la fausse Irma et Emma rit leur a dit que derrière cette porte il y avait un placard et n’en n’ayant pas l’utilité, Emma ne
l’a pas ouvert. Mais dans la nuit elle essaye de l’ouvrir mais c’est impossible, aussi la pousse t elle et. Elle s’ouvre, ah non pas sur un placard mais sur une montée d’escaliers. Voilà qui est
bien étrange songe la jeune femme, mais je n’ai pas le temps de monter voir le grenier je le ferai demain, au moment où elle va pour refermer la porte elle voit une bille qui est sur l’avant
dernière marche, étrange, qu’est ce qui a fait qu’elle soit tombé comme ça sans que l’on l’ai soit jeté d’en haut soit…Elle ne sait pas quoi penser de tout cela mais ce qu’elle sait c’est qu’elle
a sommeille. Aussi elle referme soigneusement la porte et va se coucher,
elle écoute
attentive les bruits de la maison et entends comme une respiration, c’est étrange, qu’est ce que cela veut dire…Enfin peu importe, elle n’a pas peur, il doit y avoir une
explication
 et pour éviter d’entendre d’autres bruits elle se met des boules
quiès, de cette manière le fantôme peut lui lancer toutes les billes de la terre entière elle au moins dormira.

 

A Suivre

 

 

 

 

 

Ecrit en avril au bord de mon canal

 

EvaJoe

Emma (1ère partie)

PREAMBULE

 

Emma est une jeune femme, professeur dans un grand lycée parisien bien dans sa peau mais n’aimant plus la vie
trépidante de la capitale. Elle décide de demander sa mutation en province. Peu lui importe la ville, elle sera à dimension humaine. Elle vient de recevoir sa lettre de mutation pour
Saint-Etienne dans la Loire. 
 

 

1ère Partie

 

En ouvrant sa boite à lettres ce matin, Emma réalise que son rêve va se réaliser, allez vivre ailleurs que dans la
capitale, sa lettre de mutation, elle la tient dans sa main. Quelle chance, elle va à Saint-Etienne, sa ville de naissance, si elle l’avait demandé elle ne l’aurait pas eu, mais là c’est
inespéré. Comme sa maman et son beau-père vont être heureux.

Là-bas, elle connaît bien les environs et sait que  la campagne n’est pas loin et qu’elle trouvera facilement une
maison. Elle se souvient de la manufacture d’armes ou son père a travaillé, que de souvenirs lui viennent à l’esprit. En lisant son courrier elle s’aperçoit qu’elle sera professeur dans son
lycée, un des meilleurs à l’époque, elle a un sourire, cela va la changer de celui où elle se trouvait en ce moment. Vite il n’y a plus de temps à perdre, rendre ses clefs, chercher un
déménageur, appeler maman, trouver un garde-meuble, et en attendant de trouver sa perle rare, elle ira chez son frère, il se fait une joie de l’accueillir. Elle s’occupera des jumeaux.
Vite….

 

La voici arrivé, elle est passé devant son lycée, a rencontré l’économe qui lui a dit vivre dans un petit village et
que là-bas il y avait des maisons à louer. Munis de ce précieux sésame, elle s’y rendra dans la semaine, mais aujourd’hui elle va aller voir cette maison qu’elle a trouvée dans la revue qu’elle a
feuilletée chez le médecin avant son départ. Une jeune femme la propose à la location, elle quitte la France, et si Emma est conquise, elle ira jusqu’à lui la  vendre. Aussi, il ne faut pas
tarder, elle va chez sa mère mangée et cet après-midi accompagné de son frère elle ira voir cette perle.

Les voici sur les lieux, c’est une petite propriété au fond d’un jardin coquet, il est
très fleuri. Il y a une maison au volet vert à 500 mètres sur la droite et une autre qui semble plus ou moins abandonnée  à gauche, celle-là a des volets roses. Colin et Emma éclatent de
rire en la voyant et son jumeau lui dit:

–     Heureusement que ce n’est pas celle-ci qui te
plaisait.

Mais, voici que la porte s’ouvre avant qu’ils n’aient eu le temps de secouer la
cloche. Une jeune femme aux traits tirés leur ouvre la porte.

 –    Entrez je vous prie

Elle s’efface pour les laisser passer, un joli hall ouvrant sur plusieurs pièces, d’un
coup d’œil Emma voit que la tapisserie est récente et assez claire. Elle ne va pas faire la difficile si la maison est aussi propre et fraîche que ce hall et vu que l’extérieur lui plait, elle
pense qu’elle dira oui. Mais elle n’en n’est pas encore là, il lui faut faire le tour. Au cours de la visite elle apprend que leur hôtesse part pour l’Afrique pour une mission humanitaire mais
qu’elle doit se reposer ces deux mois avant de s’engager dans cette aventure. Emma n’ose pas lui demander pourquoi elle a les traits aussi tirés, son frère lui confiera plus tard mais bien plus
tard que cela aurai du les alerter. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Une fois la visite terminée, il faut passer aux modalités du coût du loyer, Irma lui
propose trois mois gratuit et si après elle est toujours intéressée, elle lui la vendra. Emma est stupéfaite, elle trouve sa proposition fort généreuse, elle insiste pour lui laisser quelques
€uros, mais elle décline leur offre, ou alors si elle les accepte ce sera pour son Association. La chose étant entendue, ils vont voir la cave, le grenier et les dépendances qui pour l’instant
n’intéresse nullement Emma, mais Colin lui dit qu’il y mettra sa collection de voitures miniatures en attendant qu’il est sa propre maison, sa femme sera ravie car les jumeaux grandissent et
cette collection prend de la place. Irma a un léger sourire, mais reprend vite son masque lugubre et elle leur fait visiter un jardin ou il y a beaucoup de fleurs, Colin voit pour leur beau-père
la possibilité de faire un jardin potager si bien sur sa sœur n’y voit pas d’inconvénient. Emma est tellement heureuse d’avoir trouvé aussi vite cette petite maison qu’elle signerait des deux
mains n’importe quel papier.

Dans la jolie cuisine ancienne au bois brun et avec toutes les commodités, four,
lave-vaisselle et pleins d’autres choses, Irma leur offre un café et les deux femmes s’échangent leur numéro de téléphone pour pouvoir communiquer en cas de besoin. Mais, Irma à ce moment-là se
met à pleurer, elle essuie rapidement ses larmes et reste assez évasive sur ce moment émouvant. Elle bredouille une fatigue extrême et laisse Emma et Colin avec des questions sans
réponse.

Voilà, Irma leur laisse tout, les meubles d’Emma vont rester chez sa mère, elle peut
emménager de suite mais elle va prendre du temps pour revenir avec son beau-père voir si tout est bien conforme, si il n’y a pas besoin de choses et d’autres, lampes, fusibles ou autres à avoir
sous la main en cas de panne.

Au moment où ils vont s’en aller, ils entendent la voix
d’Irma :

Non, laissez-moi, je vous prie, arrêtez, je pars, je n’en peux
plus.

Ils se regardent tous les deux et ne savent pas si elle parle avec un des voisins ou
si elle est au téléphone. Colin pense que c’est le voisin de la maison aux volets roses qui doit lui parler, Irma a dit que c’était un vieux ours solitaire mais qui sait, elle a peut-être eu une
aventure avec lui, car tout à l’heure quand elle en a parlé elle a eu le plus beau des sourires au milieu de son visage chiffonné et Colin assez romanesque y voit une histoire d’amour qui vient
de se terminer. Lorsqu’ils arrivent à la porte il voit Irma s’engouffrer dans un taxi et elle disparaît à leurs yeux, elle n’a pas de bagages, tous deux s’en étonnent, ils remontent dans la
maison et ouvrent les armoires, tout est vide, il n’y a aucun vêtement d’accroché. Il trouve ça étrange mais pense qu’elle n’habitait pas ici et qu’elle était revenue que pour faire visiter sa
maison.

Un peu perplexe ils quittent la villa et repartent sur Saint-Etienne, en chemin ils
bavardent, ils ont tant de choses à se raconter. Quand, tout à coup, Emma se souvient ne pas avoir demandé à Irma ou se trouvait le compteur d’eau et si elle avait donné son désistement pour
l’ensemble des services : (eau électricité et téléphone).

Elle fouille son sac pour prendre son téléphone et appelle le numéro qu’Irma vient de
lui donner, mais elle entend une voix lui dire que le numéro n’est pas attribué, elle est étonnée car elle revoit Irma téléphoné devant elle pour demander au jardinier de ne plus venir, son tél
marchait. Son frère pense qu’elle s’est trompée avec les chiffres et il lui répète le numéro mais c’est bien le même. Irma se serait-elle trompée ? Comment faire pour la joindre maintenant.
Elle se renseignera plus tard quand elle reviendra. Le vieux loup solitaire aura sûrement  son numéro.

Quelques jours plus tard, ils sont de retour dans la maison accompagnés par sa mère et
son beau-père, Colin, quant à lui est allé voir les voisins pour en savoir un peu plus sur cette jeune femme.

Quand il revient il a un visage comme un jour sans fin et ce qu’il va leur apprendre
va les laisser sans voix.

 

A Suivre…

 

 

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