Quelques parts, une gare, des vies

Tu es toujours là  en partance pour quelques parts

te voici assise sur ce banc ou d’autres sont venus lire

Dans  ta main des mots griffonnés,  ils te font sourire

c’est l’adresse d’un inconnu rencontré dans cette gare.

 

Des trains, des visages, tu en as vu passer depuis ce matin

ou vont ces femmes, hommes, enfants avec de lourds bagages

leurs wagons ont des noms de rêves, de vacances, de rivages

ils te laissent seule sur ce quai, cherchant à oublier ton chagrin.

 

Dans ce brouhaha indescriptible tu es murée dans ton silence

de tes mains tu façonnes son visage sur un mur d’illusion

et te laisses emporter dans tes rêves les plus fous, dérision.

accrochée à la vie tu espères retrouver au fond de toi la confiance.

 

Les arrivées, les départs se sont succédés, tu n’as pas bougé

le jour va céder sa place à une nuit  obscure, pesante, épaisse

 rien ne sera comme avant tout est fini, tu es en pleine détresse

titubante, tu te lèves, hagarde et sans un mot tu vas plonger.

 

N’avait-elle plus personne à aimer pour avoir voulu mourir

son corps s’était il fait lourd ou léger en atteignant le sol

des bruits de pas, des cris et un homme immense la console

la prends dans ses bras et lui murmure qu’il va la chérir.

 

Elle en sera quitte avec une égratignure au front, un poignet brisé

 ce sont des blessures légères qui disparaîtront au fil du temps

ses bleus à l’âme  ne s’envoleront pas en ce jour de printemps

il lui faudra du temps pour se reconstruire, elle est épuisée.

 

Des larmes au bord des yeux, sa poitrine doucement se soulève

elle dort, fatiguée , le corps endolori, la tête dans le brouillard

 il lui a promis un nouveau départ et son retour pour ce soir

ensemble la vie leur donnera une nouvelle chance faîtes de rêve.

 

Ne pensez pas que je connais  cet homme, cette femme

j’ai l’imagination débordante, et je vous ai tout inventé

j’aurai pu terminer par une note triste mais c’est sans compter

sur ma joie de vivre, je préfère vos rires à vos larmes.

 

 

Arabesque de mots

En tissant les mots j’en fais de belles volutes

et je les distillent dans des poèmes de velours

donnant à vos papilles ces drôles de petits fours 

comme des serpentins offrant une belle chute.

 

L’encre de mes textes est fait de miel et d’ambre

elle se déverse sur ma feuille en effaçant mes rêves

pour rebondir en cascade sur cette longue grève

d’où surgis brutalement mes écrits de l’ombre. 

 

Sur le sable se dessine des arabesques de mots

maudissant le vent qui efface mon chemin

en frôlant des inconnus dont j’effleure les mains

je me jette à corps perdu  réprimant mes sanglots.

 

Pour tout oublier et m’en aller  il me faut faire violence

alors je vais  ratisser le sol afin d’en retrouver le satin

et sur ce sable blanc ou ocre je verrais fleurir mon destin

en réunissant  mes écrits et mes rêves en silence.

Imagination

Cet après midi j’ai peint en noir et blanc à mon atelier de relax art, cela m’a inspiré ce petit texte, sans rimes, avec peu de verbes, juste des mots jetés, des idées balancées. Entre positif et
négatif, comme une photo, des oppositions, l’envers du décor.

Puis tout à coup une lumière vive, le soleil couchant change l ‘ordre établi. On aime ou on n’aime pas. A vous de voir. De me dire….A vos plumes….Ou pinceaux…

 

 

Entre noir et blanc

mon crayon fuit le temps

mon pinceau dessine 

des ombres,

des arabesques

tout est sombre

du positif

et du négatif

puis tout danse

en cadence

de la lumière

puis je peins

l’aurore

sans horreur

ciel embrasé

océan de sang

soleil couchant

un trait rouge

comme une bouche

terre brûlée

mer bleue

contraste

entre obscur

et clair

imaginaire.

La nuit de Noël (fin)

N’oubliez pas d’éteindre l’oiseau de feu à l’ouverture.

 

 

Quand….

 

 

Ils voient la vieille dame, celle de la fin de l’après midi, elle est là avec à la main un panier qui regorgent de tout ce que ces
deux là ont toujours rêvé d’acheter que ce soit de la nourriture ou des jeux. Et, en quelques mots elle leur raconte que pour la première fois de sa vie on lui a fait un cadeau. C’est le sapin
que Marek a accepté de lui donner, elle n’en n’avait pas vraiment besoin mais elle voulait savoir si le cœur de ce jeune garçon était aussi bon que ce qu’elle avait entendu dire. Elle en a eu la
preuve et elle ne pouvait ni garder le sapin, ni les laisser passer Noël seuls, loin de leur famille. Elle avait vu le père de Marek compter et recompter son argent et elle avait pensé que l’on
ne devait pas être réduit à cela en un si beau soir. On ne devrait pas être obligé de compter son argent pour faire plaisir à ses enfants. Aussi avait elle décidé pour les remercier de leur
organiser le plus beau Noël de leur vie.

Comme par magie lorsque Marek se retourne le sapin s’est relevé, les jeux qui restaient de la parade sont accrochés  à
l’arbre rachitique, il a mis sa parure de boules de Noël, il a même de la neige mais celle là est vrai. Ici ou là des bouquets de houx, des guirlandes et des lumières féeriques. Tous ensemble ils
franchissent les quelques mètres qui les séparent de leur petite demeure. De là bas il y a des rires, des chants, des cris de joie, il semble qu’il y est plus que la petite famille de Yann, mais
qui est chez lui. Il voit l’œil malicieux de la petite dame, maintenant il lui trouve un air familier avec sa femme. En bégayant d’émotion il dit : « mais vous êtes sa maman, vous êtes
venue la voir, comme elle va être heureuse ».

Lorsque la porte s’ouvre, Yann voit sa femme et ses trois derniers enfants entourés par une belle et grande famille, ils ne se
parlaient plus depuis la naissance de Marek et là en ce soir de Noël ils sont tous à nouveau réunis, chacun a mis du sien et ils ont tous réussis à aplanir les difficultés.

Soudain dans la belle nuit de Noël, un chant s’est élevé repris en chœur par tous, le chant de Marek, celui qui lui a permis de
gagner le cœur d’une vieille dame. Mon beau sapin, roi des forêts…..

La suite vous la connaissez tous, ils sont heureux, les liens se sont renoués et la vie peut suivre son cours même si elle n’est
pas facile ils ont reçu cette nuit le plus beau cadeau que la vie pouvait leur faire, l’Amour des leurs, l’amour des uns et des autres.

 

Eva Joe  décembre 2011

 

 

JOYEUX NOËL A TOUS MES AMIS BLOGUEURS ET A TOUS CEUX QUI VIENDRONT LIRE MON CONTE

La nuit de Noël (suite 1)

 

 

Le père de Marek pousse son fils derrière une console de fruits et allume son briquet. Plus aucun bruit dans le magasin si ce
n’est un bruit étrange, l’on dirait même comme une mélopée, une chanson sifflée par plusieurs personnes. Comme tout cela est étrange. Tous les deux n’en croient pas leurs oreilles, pourquoi ce
bruit d’armes et maintenant ceci.

 

Yann se demande si ils peuvent s’avancer vers les caisses, d’autres personnes tapies ici ou là doivent se poser les mêmes
questions pensent ils… Il ne peut exposer la vie de son fils aussi après lui avoir fait maintes recommandations, Yann va seul vers le haut du magasin et là  il voit un remue ménage
incroyable, les vendeurs sont affolés, les jouets prennent la poudre d’escampette, ils suivent un homme de rouge vêtu, il semble agé  et
 sort par la porte, celle-ci s’ouvre alors que tout à l’heure tout était bloqué. Du petit dé au grand portique ils font un grand défilé
et se dirigent tous vers la grand rue où là comme par magie les fenêtres s’entrouvrent, des vivats
 
sont repris par une foule encore invisible quelques heures plus tôt. Marek et Yann leurs emplettes sous le bras emboîtent le pas à
ce groupe hétéroclite, à nouveau le bruit d’armes, mais cela fait rire son fils ce sont des pétards, c’est la nuit de Noël.

Il leur semble que le défilé est moins important qu’au départ du magasin, en effet ils ne se sont aperçus de rien, mais à chaque
maison éclairée, un jouet se recouvre par magie de papier cadeau et rentre par la cheminée. Yann et Marek habitent hors de la ville ils ne peuvent s’attarder, on les attend chez eux, alors d’un
petit signe de la main ils font coucou à quelques jeux qui auraient tellement fait plaisir au jeune garçon, mais il faut être économe, il a fait don de son argent à son père pour que le repas
soit plus important en cette nuit de Noël.

Les voilà partis en direction de leur petite maison, la route est en tournant tout le long et monte beaucoup, la neige s’est
remise à tomber, chacun pense que ce sera un beau Noël tout blanc, ni l’un ni l’autre ne disent mots, chacun est dans ses pensées. Son papa connaît bien la route mais la neige est épaisse, on ne
voit pas grand-chose, de plus l’essuie glace donne des signes de fatigue, il n’essuie plus et la neige colle de plus en plus. Il leur faut s’arrêter, déblayer la neige qui s’est mise sur la
vitre.

Après avoir pelletée la neige autour des roues, ils reprennent leur ascension dans une immensité laiteuse et cotonneuse, ils ne
voient rien à moins d’un mètre, Marek a le visage contre le pare brise et indique à son père ce qu’il peut voir. Et, tout à coup, il voit une lumière qui clignote, puis une autre, une allée
s’entrouvre devant eux, c’est bien le chemin qui traverse la forêt pense tout bas Yann, mais qui l’a éclairée de cette façon. Ce chemin est plus court, en temps ordinaire il est praticable mais
aujourd’hui il va y avoir beaucoup de neige, mais d’un autre côté se dit Marek si il est illuminé c’est qu’ils doivent passer par là ; aussi il dit à son père tourne Papa, son père n’hésite
pas une seconde et va dans le chemin si bien éclairé. Il roule depuis à peine dix minutes lorsqu’ils aperçoivent des ombres qui dansent, ce doit être la fatigue, qui peut être dehors à cette
heure, il fait froid, la neige colle de plus en plus et c’est la nuit de Noël. En approchant de la clairière qui est à peine cinq cent mètres de chez eux, ils entendent des chants, de très beaux
chants comme à la chorale se dit Marek, ils continuent de rouler et là il y a un grand sapin couché en travers du chemin. Leur maison est à trois cent mètres à peine, ils sont à une encablure de
leur chez eux, ils ne vont tout de même pas faire demi tour. Il va falloir trouver une solution. Dans un premier temps ils prennent chacun les cadeaux, les victuailles et les couches du bébé et
vont pour contourner le sapin quand …..

 

A suivre 

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