La réalité est plus sombre encore.
Juste dire , ça suffit!
Et le crier
Le temps d’une poésie.
Ce matin grand évènement
La ville est en émoi
Plus rien ne sera comme avant
Ouvriers, employés , cadres n’ont plus d’usine
Tout s’est envolé jusqu’à leurs machines
Ils ont même pris les tuiles du toit.
Hier ils étaient encore trois cent
Depuis le dernier licenciement
Ils sont devant les grilles
cadenassées et surveillées par des gorilles.
Ils sont en colère
Qui va pouvoir les faire taire.
Leur outils de travail a disparu
Dans un pays perdu
Ils auraient pu se battre
Pour endiguer ce désastre
Hélas il est trop tard
Leur horizon est noir.
Puis-je vous dire ici
Endiguez l’hémorragie
Demain la terre sera peuplée
Par des êtres anémiés.
Une piqûre de rappel
Vous ramènerait elle
dans un monde plus civilisé?
Amis, passants qui me lisez
Ne me faîtes pas de procès
Pour vous avoir bousculé
Ces mots sont bien la réalité
Vous aviez tendance à l’oublier
Et je le savais.
Je ne sauverais pas la terre
Avec mes écrits
Juste les crier à l’univers
Pour dire ce qui se vit
Toute ressemblance est purement fortuite, il y en a tant et tant que s’en inspiré était facile….

Féline
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