L’enfant de personne (1)

Tu es la fille de personne…. Combien de fois au cours des dix premières années de mon enfance l’ai-je entendu….L’enfant de personne.

Lorsque je tendais les bras vers la vieille femme assise au coin de l’âtre, l’aïeule comme disait Pierrot le grand dadais nommé ainsi par son père, un homme méchant brutal, qui, m’inspirait une peur qui grandissait au fur et à mesure que moi même devenait une fillette.

La vieille me repoussait et moi comme trois pommes à genou basculait en arrière et immanquablement j’hurlais. Si Pierrot était dans les parages, il se précipitait vers moi, il me relevait et m’emmenait dans sa chambre pour jouer à la poupée. J’étais sa chose. La première fois qu’il m’a déshabillée je devais avoir six ans, ou c’est parce que je m’en souviens, il est bien possible qu’il ait commencé bien avant. Il n’allait pas très loin mais je pense qu’il me faisait subir ce que la morale réprouve. Habilement il me chatouillait mais parfois j’avais mal, aujourd’hui je sais ce qu’il m’ fait subir, je sais qu’un jour je me vengerais.

Je ne sais si je continuerais cette nouvelle, c’est à vous de me le dire.

EvaJoe

Surfer en eaux troubles

Chapitre 1er

Aussi loin que mes souvenirs remontent je me revois enfant, timide, de grosses lunettes me mangeant le visage, une frange et une queue de cheval parachevaient le tout. Il était tout au plus ingrat, mais j’avais deux magnifiques yeux bleus, c’était des petites lumières sur mon visage, mais au fil du temps je les cachais derrière des linettes de plus en plus moches, voire même fumées beaucoup plus tard.

Mon père était le PDG d’un grand laboratoire, grandeur et décadence, je résume en ces deux mots toute la vie de notre famille.

Au début de ma scolarité j’allais de la maternelle au primaire chez des dames fort strictes, je m’habituais rapidement à leur manière sévère de nous réprimander quand nous dépassions les bornes, je me fis des copines mais pas de véritables  amies.

EvaJoe ( extrait d’un livre jamais publié écrit en 2000)

Quand la lande refleurira

La voici ma surprise :

Un extrait de mon roman, quelques lignes pour vous inviter à venir voir si avec ces quelques mots je vous donne envie de me lire.

Si dans le résumé vous connaissez déjà deux personnages, dans cet extrait vous allez en découvrir d’autres. Ne vous inquiétez pas j’ai mis en tête du livre l’ensemble de ceux que vous allez rencontrer le temps de votre lecture.

Soit vous me donnez vos premières impressions ici, soit vous le faîtes sur Facebook.

D’avance Merci !

A quelques encablures de la crique, un grand voilier noir vient d’emprunter le chenal mais seul un canot s’en détache et à la rame, on peut apercevoir une belle femme aux cheveux flamboyants. S’il y avait eu des promeneurs ils auraient pu la reconnaître, car Gwen était de retour.

Qui l’a amenée à proximité de la crique?

Nul ne le sait. En ce moment, Gwen sourit  en imaginant la tête des taiseux du village, quand ils la verront au solstice d’été.

Gwen est une belle rousse aux cheveux longs et frisés, aux yeux verts, une peau blanche, un nez fin, une jolie bouche en forme de cœur. Naguère, elle en avait fait tomber des hommes mais peu d’entre eux avaient eu la chance de se promener à son bras. Sauf Erwan Le Bihan.

La voici sur la plage déserte à cette heure, la jeune femme prend son sac sur le dos et à la force des poignets, entreprend la montée de la falaise, elle en connaît les risques mais c’est plus rapide que de chercher le chemin côtier qui s’élève à flanc de rocher. Bien entendu, elle aurait préféré arriver par le port, mais elle ne voulait pas attiser les rancœurs de certaines familles, qui voyaient en elle le mauvais œil. Puis la petite fille de Maryvonne aimait bien imaginer son arrivée inattendue qui allait entretenir les langues de vipère de Madec et sa femme.

 Lorsqu’elle atteint la lande, fort belle sous les rayons du soleil couchant, Gwen ne s’attarde pas à l’admirer. Alors qu’elle marche d’un bon pas, sans s’inquiéter de trouver des promeneurs. la fille de Soizic entend une voix qui chantonne, il ne faut pas qu’on la découvre  autant laisser planer le doute sur la manière dont elle est arrivée sur l’île.

Une histoire extraordinaire ( suite2)

Nos deux lutins répondaient aux jolis noms de Tic  et Tac.

 

Ils aimaient  s’occuper de leurs amis avec beaucoup d’amour.

Ils partaient le matin ramasser du bois pour agrandir leur maison.

 

Quand ils rentraient le soir leurs enfants avaient

de si grands pieds qu’ils ne pouvaient plus rentrer dans leur berceau.

 

 

 C’était la pendule qui leur avait encore joué un tour.

Un jour Tic le papa décide de s’en aller afin de rendre visite au chef des lutins.

 

Il prend sous son bras la grosse pendule et part le rencontrer pour lui demander d’ôter le sort que leur pendule avait dû subir.

Le chef des lutins eut beau se gratter la tête,

Tirer sur sa barbe,

Se friser sa moustache.

Rien n’allait comme il le voulait.

 

Car la coquine leur faisait des farces.

Lorsque le chef était là,

Elle vivait sa vie normalement,

 Les heures s’égrenaient comme chez chacun d’entre nous.

Mais dès qu’il avait le dos tourné, les aiguilles reculaient et avançaient.

 Elles menaient une danse infernale, une sarabande à faire perdre le peu de cheveux de Tic.

 

Pendant ce temps dans la maison des lutins tout est redevenu normal, la vie suit son cours . Tac imagine que Tic après sa rencontre avec Toc-toc aura de bonnes nouvelles à lui raconter.

A suivre…

Une histoire extraordinaire ! (suite1)

 

Ses aiguilles allaient tantôt à une vitesse démesurée,

 

D’autres fois elles ralentissaient,

Parfois elles s’arrêtaient et rêvaient.

 

Elles repartaient à l’arrière

Où revenaient à l’avant.

 

Tous leurs amis aimaient venir leur rendre visite.

 Mais ils ne choisissaient pas le jour.

Parfois ils repartaient chez eux avec de longues barbes blanches,

 

Et  à d’autres moments ils étaient dans l’impossibilité de repartir car ils étaient devenus des petits enfants ne sachant pas encore marcher.

 

A suivre…

%d blogueurs aiment cette page :