L’autoroute de tous les dangers. /2

Hugo

Depuis quelques semaines j’ai fait la connaissance d’une charmante femme, elle travaille à la station Total sur l’A6. Je l’ai tout d’abord observé, puis j’ai commencé à la draguer. Au début elle était sur la réserve, assez intimidée mais ce n’était qu’une façade car elle est assez délurée. Je m’en suis rapidement aperçu quand une nuit alors que la station dormait je lui ai tout d’abord chatouillé le menton, puis embrassé dans le cou, enfin pour parachever le tout j’ai caressé son visage et glissé mon doigt sur ses lèvres. Je l’ai regardé et j’ai su que je pouvais l’embrasser elle n’allait pas crier au viol.

Délicatement j’ai posé ma bouche sur la sienne, pousser un peu la résistance de sa bouche fermée et j’ai introduit ma langue à l’intérieur. Ce n’était pas désagréable elle venait de sucer un bonbon à la menthe. C’est mon péché mignon la menthe. Comme c’était l’heure de sa pause, nous avons baissé le rideau de la boutique et à même le sol je l’ai dévoré. J’ai vraiment été surpris car elle était vierge. Elle a crié un peu, ce qui aurait dû m’arrêter mais elle m’a dit pourquoi tu t’arrêtes, continue tu me plais et j’ai songé avec du recul que tant qu’à faire autant se faire déflorer par un type comme moi. Enfin c’est ce que j’avais pensé. Plus tard elle m’avouera avoir eu très mal. Mais rapidement elle s’était sentie bien. De plus elle ne m’en voulait pas, elle aurait dû me dire que c’était sa première fois je l’aurais fait dans un lit.

Je suis plutôt bel homme. J’ai 45 ans divorcé, une gamine de 15 ans et un gamin de 5 ans. Je les vois très peu car ils habitent Los Angeles avec leur mère. Alors ce petit brin de fille me poussait à toutes les fantaisies. Je l’ai prise trois fois la première nuit, dans toutes les positions, elle ne connaissait rien du sexe aussi elle a tout accepté de moi. Du moment où je ne lui faisais pas mal et que j’étais fort amoureux d’elle, elle acceptait tout. Irait-elle plus loin, à ce jour je l’ignorais. J’étais conquis par cette jeune femme qui vivait en solitaire, ses amis étaient tous en Italie. Sa mère avait divorcé, elle avait quitté son père et venait de repartir en Italie définitivement, sa fille l’avait suivi puis était revenue. Son frère vivait en Italie. Je savais tout d’elle, mais pour ma part je m’étais peu confié et surtout j’avais travesti la vérité. Elle ignorait que j’étais le Patron des Industries Pharmaceutiques de Lyon. Ce soir elle ferait connaissance avec des collaborateurs. Ma mère avait sûrement invité deux ou trois concurents ainsi que Steph mon ami d’enfance.

Virginie aimait mes cheveux coupés en brosse brun foncé plutôt noir corbeau m’avait-elle dit en me passant la main dedans. Mes yeux bleus me donnaient un charme fou. Je connaissais les dégâts que je faisais sur la gente féminine. Ce soir j’allais la présenter comme ma femme et elle allait se faire des ennemies. Je préférais me taire, je pense qu’elle était capable de se tirer d’un mauvais pas. Depuis que nous sommes dans la forêt, Virginie ne dit plus rien, je pense qu’elle appréhende l’instant où tous vont venir nous féliciter. Aussi j’interrompt le cours de ses pensées en lui demandant de me passer le badge électronique qui se trouve dans la boîte à gant.Je l’actionne et un portail blanc s’escamote à nos yeux. On entend de la musique, le perron est noir de monde. Je me tourne vers Virginie lui caresse la joue et lui dit :Nous voilà dans la demeure de la famille Leyrieux, je la vois un tantinet tiqué mais elle ne peut rien dire car j’écrase ma bouche sur la sienne. J’entends des applaudissements et la voiture est entourée de joyeux fêtards. Avant de descendre je lui dit, ne t’inquiète pas qui que je sois je t’aime.

Je fais le tour de la voiture, j’ouvre sa portière et soulève ma femme comme une plume, la dépose au sol et à nouveau l’enlace et l’embrasse. Mes amis trépignent d’impatience, je referme la portière et tends les clefs au majordome de ma mère qui va garer ma voiture aux côtés des autres.

Alors Hugo qui est cette beauté ?

Tu as disparu de la circulation depuis des mois et ta mère qui nous a invité n’a rien voulu nous dire.

Mes amis je vous présente Virginie ma femme, la lumière de ma vie. Nous rentrons d’un voyage de noce à Venise.

Virginie je te présenterais à chacun d’entre eux, mais viens saluer mon père et après nous te fêterons dignement.Mon père est dans son fauteuil roulant, comme a son habitude il est sévère, il examine ma douce amie avec un binocle qu’il met devant ses yeux. Et il.murmure :  » ça va elle peut faire l’affaire ».

Les yeux de Virginie se remplissent de larmes, je me sens gêner aussi je me penche vers elle et lui dit :  » ne tiens pas ombrage des propos de mon père il veut dire que tu es digne d’entrer dans notre famille. Viens je vois là bas mon ami Stéphane et sa femme nous allons les saluer. Au passage j’attrape deux coupes de champagne, je sais que Virginie n’a rien dans le ventre à part une barre de céréales, je la laisse avec mes amis et je pars à la recherche d’une assiette, car j’ai peur qu’elle ne tienne pas debout à la fin de la soirée si elle ne se requinque pas.Quand je reviens je vois Steph qui s’en prend à Mélodie en se comportant comme à son habitude à un gros porc.

Mon ami est sous antidépresseurs et avec l’alcool ça va mal.se terminer. J’espère qu’il ne va pas s’en prendre à Virginie. Tiens il vient vers moi, plus congestionné que d’habitude. Que me veut-il ?

Tu m’as apporté mon fric le looser

De qyel.fric parles-tu ?

De celui du Casino, tu me dois encore 10 mille €. Je t’en fais cadeau à une condition que je puisse me taper ta femme.

Tu rêves,

Soit c’est oui et je me l’a fait cette nuit. Soit c’est non et je fais un scandale ce soir.

Steph arrête, tu te venges

Oui, alors je compte

Bon tu as gagné mais auparavant Virginie doit manger, elle n’a rien pris depuis six heures du matin, elle ne va pas tenir le choc avec tout ce qu’elle a bu.

Vieux frère je savais que tu me laisserais ta poupée. Je lui ai filé ce que tu sais.

Du GHB

Oui, et là je l’ai embrassé elle c’est laissé faire.

Melodie a dû être choquée

Oh non elle est toute contente.

Au fur et à mesure nous nous étions rapprochés des deux femmes, soudain je vois Virginie vacillé. Steph en prince charmant a juste le temps de la récupérer elle s’effondre comme un château de paille.

A suivre…

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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