à la Une

Clapotis d’une barque

Photos de l’arrière plan

Brisant l'éclat du soleil, la barque effleure l'eau
Elle rêve de voiles gonflant sous le vent
Afin de fuir la foule des estivants
Elle, toute petite n'a rien d'un vaisseau.

Abreuvé d'amour, il la caresse comme une femme
I fait corps avec celle à qui il a donné son âme.

Le chuchotis de l'eau clapote sur la barque
Encore un coup de rames, elle s'éloigne du rivage
Où dans son écrin de verdure, la voici vitrine en voyage
Pour enfin atteindre les rives ombragées d'un parc.

L’inconnu du 7 h 12/1

Rapidement je mets l’enveloppe dans ma poche et prends place à mon bureau, toute la matinée je fais mon travail, mais à la pause je me souviens de l’enveloppe. Les consignes sont claires, l’ouvrir que si on accepte de se conformer à la lettre à ne pas travailler tout le temps que vont durer les recherches, afin qu’à notre retour, les filatures ne reprennent plus.

Leur laisser croire que j’ai changé de lieux de vie, ce qui ne veut pas dire du reste que ce n’est pas ce qui risque de m’arriver, si ce « type » disparaissait.

Je reste dans mon bureau et avale rapidement une salade et un yaourt. Je passe un après-midi entrecoupé d’un tourbillon de questions. Mon travail en pati et je décide vers les seize heures à rentrer chez moi, afin de réfléchir à la décision que je vais prendre.

Ma petite voiture blanche est toujours à sa place, je quitte rapidement l’agence de sécurité et décide de rentrer sur Paris en voiture, cela m’évitera de me retrouver à la gare. De toutes façons tous les mardis je rentre chez moi vers les vingt et une heure, et aujourd’hui ce n’est pas le cas. Pour me suivre il faudrait planquer toute la journée à l’extérieur.

Il n’est pas sûr que cet homme m’ai suivis, pas plus qu’il ne connaît mon appartement. Serai-je en train de me faire du cinéma ? La route me semble longue, mais il est vrai que je n’ai pas l’habitude de venir en voiture. Enfin me voilà dans les bouchons du périphérique, cela a le mérite de me noyer dans la masse. Au cours de la route je n’ai vu aucun véhicule suspect, ou tout au moins personne ne me collait, disparaissait et revenait. 

Je sors Porte de Vincennes, mince, cette rue est en sens interdit. Enfin, je suis arrivée, mon immeuble a cinq étages, le bâtiment n’est pas visible de la rue, il faut montrer patte blanche pour entrer. Le portail s’ouvre avec une clef magnétique qui doit rester en permanence dans notre véhicule planqué dans un lieu improbable.

Zut comme je suis bête, ce n’est pas ma voiture personnelle, elle est dans le garage. Je dois me garer à l’extérieur, je fulmine intérieurement. J’attends un instant. je ne vois personne. Je descends de mon véhicule, prends mon sac où se trouve l’enveloppe, et me dirige vers mon petit immeuble. C’est à ce moment-là que je vois une silhouette se détacher du mur, affolée je cours vers le magasin le plus proche, j’entre, la vendeuse me regarde d’un drôle d’air, c’est une boutique de prêt-à-porter haut de gamme. Je tremble comme une feuille, une peur irraisonnée m’a saisie, je prends rapidement un vêtement et demande où se trouve les cabines d’essayage, elle me les montre du doigt et continue de parler à une cliente. J’entre, tire le rideau, m’assois et éclate en sanglot. Je ne sais combien de temps j’ai sangloté, mais soudain une voix se fait entendre :

« Madame, allez-vous bien ?

« Oui, je m’excuse, je vais sortir

« Prenez votre temps !

Ouf, elle ne s’est rendu compte de rien, je verrais bien en sortant. Je règle mon achat et sors en même temps qu’une dame qui est ma voisine, je ne l’avais pas reconnue, elle et moi  nous faisons quelques pas ensemble, elle me demande si je vais bien. Elle vit seule et s’occupe de sa petite fille tous les weekends ainsi que le mercredi après-midi.

Je lui dis que j’ai des soucis dans mon travail, et nous marchons toutes les deux vers la grande porte en bois de notre logement. Il n’y a personne, j’ai dû rêver, mais je vais rapidement déchanter. Toutes les deux nous nous attardons vers les boîtes à lettres, j’ai du courrier, une longue enveloppe de papier kraft, bizarre je ne connais pas cette écriture, mais je ne dis mots, et prends l’ascenseur, pendant que ma voisine discute avec le concierge.

Qui a bien pu m’écrire ? J’entre chez moi et de suite je m’aperçois que quelqu’un a pénétré dans mon home. A première vue il n’y a rien de déplacer mais je sens une odeur de de pipe froide. Or je ne fume pas et mon frère ne fume que des cigarettes blondes, ce n’est donc pas lui qui serait passé en coup de vent. On a donc pénétré chez moi, je dois savoir qui est venu, le concierge n’ouvre à personne en notre absence et  il a bien fallu que la dites personne passe devant lui. Heureusement que c’était sécurisé comme m’avait dit Jérémy. Il avait pris toutes les précautions afin que je sois sous haute surveillance et bien c’est raté.Car il a fallu que celui qui est venu est démontré qu’il était proche de moi.

J’oublie momentanément la lettre qui m’intrigue et je téléphone au concierge, il a dû terminer sa discussion avec ma voisine du dessus. En effet il me répond assez rapidement.

Que puis-je faire pour vous Madame ?

Est-ce que mon frère est passé ?

Non, mais un Monsieur m’a demandé si vous étiez rentré ?

Et que lui avez-vous répondu ?

Que le mardi vous rentriez fort tard.

Où se trouvait ce Monsieur, au téléphone ou s’est-il présenter à la porte.

Au téléphone, pourquoi vous avez été importuné ?

Il me semble que je paye assez cher pour que vous évitiez de raconter ma vie privée à des inconnus.

Je me le tiendrais pour dit, Madame, mais il m’a dit que c’était vous qui lui aviez remis votre clef.

Ma clef ? Et comment a-t-il pu rentrer par la porte en bois.

Il ne se souvenait plus du code.

Ne me dites pas que vous lui l’avez donné

Un grand silence et un tout petit « oui « .

Je vais déménager puisqu’une personne a réussi à s’introduire chez moi. Je ne ferais pas des compliments à l’agence.

Et sur cette dernière tirade je raccroche dans une colère noire. Si j’étais rentré directement au lieu de m’affoler comme une bleue j’aurais empêché cette homme de pénétrer chez moi, mais j’ai fait ma fofolle et il en a profité pour entrer. Comme j’ai rien dans cet appartement il a dû rapidement des chanter.

Qu’est-il venu chercher ? Et qui lui a fourni ma clef ? Comment a-t-il su que j’habitais ici ? Il a dû me suivre. Je me perds en conjoncture de toutes sortes.

lorsque le téléphone sonne, j’attends, cela s’arrête, reprends deux fois, s’arrête à nouveau. C’est mon chef, nous avons ce code pour nous téléphoner, cela évite les mauvaises surprises.

Faut-il que je lui raconte tout ça, ou dois-je tout garder pour moi ? Finalement j’opte pour ne rien dire, après tout je ne sais qui sont ces gens et surtout si cela a un rapport avec mon travail classé top secret. Cela peut-être n’importe qui, mon ex par exemple, mais il m’aurait laissé un petit mot, or je n’ai rien trouvé.

Je décroche le téléphone et mon Boss me demande si j’ai pris ma décision, car il faut que dès demain matin au plus tard, je sois à l’adresse notée dans l’enveloppe. C’est à ce moment que je me souviens de la deuxième enveloppe. J’attrape mon sac tout en écoutant les recommandations de mon chef, je l’ouvre et en sors les deux enveloppes, celle du Ministère et celle de ma boîte à lettres. La dernière ne contient qu’une feuille de papier avec des lettres collées dessus. C’est une véritable lettre anonyme. Mais c’est surtout une lettre de menace.

NOUS SAVONS QUE TU ES UNE POINTURE DU PROJET 50, NOUS T’AVONS A L’ ŒIL, DANS QUELQUES JOURS TU AURAS DE NOS NOUVELLES ! EN ATTENDANT PAS UN MOT A QUI QUE CE SOIT ! SINON UN CERTAIN HUGO AURA DES PROBLEMES.

Je raccroche et assure mon patron que d’ici demain j’aurai pris ma décision. Avec son accord je quitte mon appartement. Il m’a dit de vider mon appartement sauf mes vêtements, ils mettront en place une souricière dès demain matin au cas où cet homme revienne pour une fouille plus approfondie.

Je me dirige vers ma chambre, gagne mon dressing, ouvre le placard. Déplace le tableau qui masque une petite porte secrète qui s’ouvre grâce à un mécanisme astucieux.Je me place face à la plus grosse rose et appuie sur un de ses pétales avec mon stylet. Une porte s’entrouvre donnant accès à un coffre-fort. Je compose une série de plusieurs chiffres, le coffre s’ouvre, je prend mon arme de service, un téléphone, quelques liasses de billets. Je referme le tout. Et surtout je le verrouille par une nouvelle combinaison.

Je sais que ce que je viens de faire va m’éloigner de mon lieu de travail pour quelques temps. Mais je n’avais pas le choix.Car ceux qui m’ont écrit ont eu connaissance de plusieurs choses me concernant. Le travail dont ils me donnent son nom de code qui n’est même pas connu par le président de la République.

Ainsi que les menaces qu’ils ont mis sur la tête de mon fils, la prunelle de mes yeux. Mon petit garçon qui vient juste d’avoir 3 ans et qui vit chez mes parents dans le Sud de la France.Je suis militaire, mon ex mari Dimitri exerce encore à ce jour une haute fonction au sein du Ministère des armées. Lorsque nous nous sommes séparés, c’est lui qui m’a pistonné, afin que j’intègre les services secrets, et le bureau qui leur sert de vitrine dans l’immeuble de la Défense.

C’est là qu’avec d’autres pointures nous mettons au point le projet 50. J’ai un diplôme d’ingénieur Art et métier et j’ai suivi un cursus spécial en tant qu’élève officier De plus pour pouvoir travailler au sein du bureau d’étude basé sur la sécurité, une des conditions étaient d’être célibataire, je voulais le poste, aussi ai-je fait abstraction de la naissance de mon fils deux ans plus tôt. Dimitri m’ayant couvert.

Et maintenant mon passé me rattrape. Je ne puis rien dire à mes supérieurs, et ceux qui me menacent me font aussi peur, que vais-je faire ?Je ferme rapidement mes volets roulant, je prends une douche, je jette dans une valise quelques vêtements, je ferme tous les compteurs, prends mon sac, et me dirige vers l’ascenseur, mais je me ressaisis et monte chez ma voisine. Je lui laisse mes clefs, et lui annonce que je pars chez mes parents en Province pour quelques semaines, que je ne pense pas revenir et que mon ex viendra chercher mes affaires. Elle est désolée que je parte si rapidement mais je ne m’attarde pas, et file vers le sous-sol, là j’ouvre mon garage où je récupère ma voiture personnelle.

mon Boss viendra dans la semaine récupérer la voiture de la Société bidon qui nous sert de couverture. Je m’éloigne rapidement de Paris et m’arrête dans un motel en bordure de l’autoroute, je vais m’accorder un peu de répit avant d’être soumis à un interrogatoire en règle de ma hiérarchie dans la maison bleue. Je vais disparaître et faire la morte, je sais que j’ai 15 jours environ devant moi avant que l’on se mette à ma recherche. Et puis je veux voir si la semaine prochaine l’annonce va réapparaître et ce qui sera écrit dessus.

Je me débarrasse de la puce de mon téléphone, plus rien ne doit me relier à mon travail. Ce sont les ordres. Mais je ne me rendrais pas tout de suite à l’adresse de l’enveloppe que je n’ai toujours pas ouverte. Puis après un frugal repas je sombre dans les bras de Morphée après m’être retournée quatre ou cinq fois.

C’est un bruit à ma porte qui me réveille, je regarde ma montre, il est déjà 8 h 30, j’ai bien dormis, malgré le bruit incessant des voitures sur l’autoroute, cela m’a bercé, bien qu’au début j’ai faillis quitter le motel. Je demande qui est là, en fait c’est la femme de ménage, je prends une douche rapidement et part tout en m’excusant auprès de cette femme. J’ai noué sur mes cheveux un foulard, je ne voudrais pas qu’elle fasse une description de moi si on venait à lui poser des questions. Je me sens un tantinet paranoïaque, mais il faut que je sois fort prudente. Après un petit café noir serré, je me suis arrêtée dans un bureau de tabac pour prendre une puce jetable, je vais pouvoir appeler maman et voir comment Hugo va, ensuite je leur conseillerais de partir dans notre maison de vacance avec papa jusqu’à ce que je les appelle à nouveau. Maman connait mon métier et pensera que je veux ne pas me faire de soucis pour eux trois et que je dois être sur une affaire spéciale. Mais la connaissant elle ne me posera aucune question.

Lorsque j’aurais pris mes marques et si rien ne se passe d’ici là, alors je m’accorderais deux jours et j’irai les voir. Mais seulement si je suis certaine que je ne les expose pas. Une fois cette décision prise, je me sens pousser des ailes et je parcours plus de 100 kilomètres avant de m’arrêter chez le meilleur ami de Jérémy, qui ne me posera aucune question, de toutes façons il est loin, il est en déplacement aux Antilles.

je lui téléphonerais ce soir pour lui demander son avis. Je sais où il met sa clef, et, aussitôt arrivée je regarde sous le pot de fleurs posé à même le sol, et effectivement la clef est ici. C’est une petite maisonnette qui servait à ses parents de maison de campagne jusque dans les années 80, depuis elle appartient à tous ceux qui ont envie de se faire une virée tranquille. En pleine semaine et à cette époque de l’année je ne pense pas que j’aurais de la visite et je serais tranquille pour réfléchir, et puis ce n’est qu’une question de jours.Je sors les victuailles de ma voiture que j’ai apporté de Paris, et me fait rapidement une omelette, le tout arrosé d’un bon vin rouge. Dans le frigo, il y a des fruits, tiens quelqu’un serait donc venu les jours passés, je ne m’en inquiète pas du tout, fais un brin de ménage et passe dans le jardin où les chaises de jardin sont à l’extérieur. Encore une chose de bizarre, ceux qui sont venus auraient bien pu ranger. Je reprends mon journal et regarde plus attentivement les annonces, qu’ai-je loupé ? Possible que cette annonce n’était pas pour moi, mais alors pourquoi toutes ses coïncidences, et surtout quelle mouche lui a pris à mon écrivain en herbe pour m’apostropher de cette manière.

A-t-il eu peur de quelqu’un ? Ou alors il m’a confondu avec une autre ? J’en suis là de mes réflexions lorsque j’entends un chien aboyé et une touffe de poils me monté dessus, mais on dirait le chien de mon ami Clément.

Edith, mais que fais-tu là ?  Je te croyais au bout du monde.

J’éclate de rire, car moi aussi je pensais cela de Lui. Nous bavardons à bâtons rompus jusqu’à la tombée de la nuit, je ne lui ai rien dit de mes doutes, de mes peurs.

Lui, m’a raconté la raison pour laquelle il était rentré plus tôt… Nous nous organisons pour la nuit, il prendra sa chambre d’adolescent et moi la chambre de sa sœur, puis nous dînons ensemble et nous bavardons encore longtemps. Il me semble que l’aube se levait lorsque nous avons décidés d’aller dormir.

Quelques heures plus tard, je trouve un mot sur la table, « Fais comme chez toi, et je t’ai trouvé le journal ». En effet je lui ai dit que je cherchais une maison dans les parages et qu’il me fallait le journal, en chevalier servant il est allé me le chercher.

Je passe rapidement sur les titres, les faits divers et vais directement sur la page des annonces, toujours rien pour acheter une maison, mais par contre je suis à nouveau attirée par une annonce :

« A ma belle inconnue, je t’ai volé un baiser, mais tu t’es enfuie comme une vierge effarouchée, je t’attendrais tous les jours à la gare du Nord, je t’espère. »

Signé l’inconnu du 7 h 12 

A suivre…

L’inconnu du 7 h 12

Comme tous les matins avant de prendre mon train à la gare du Nord, je m’affaire dans ma cuisine, le petit déjeuner est vite expédié, un café noir et bien serré, un toast à peine beurré, un verre de jus d’orange, et je sors de ma douche aussi vite que le TGV. Je me précipite à ma boîte à lettres, le journal est arrivé. Je parcours rapidement les titres et je vais aux annonces. Cela fait plus de deux mois que je cherche un pied-à-terre dans la campagne environnante. Mais rien ne pointe à l’horizon.

Et ce matin c’est encore la même déconvenue ! Puis, d’un regard distrait je continue ma lecture, en riant des recherches stupides des uns et des autres. Celui-là cherche une femme qui bondisse comme un moteur bien huilé. Pauvres gens, comme cela me semble désuet et pitoyable. Puis, tout-à-coup mon regard se pose sur une annonce inhabituelle dont les termes me laissent interloqués :

« Si tu te souviens de notre regard échangé à la gare du Nord ce mardi 15

Toi, la belle brune !

Aux yeux pétillants, tu avais un tailleur prune,

le journal sous le bras.

Nous nous sommes souris et nous avons continué notre route.

Rejoins moi ce mardi 22 et nous verrons où tout cela nous mènera.

Signé : l’inconnu de la gare du Nord. »

Le journal sous le bras, le tailleur prune, à n’en pas douter, cet inconnu s’adresse à moi. Oui, je me souviens de cet homme, nous nous sommes croisé, souri et puis mon train est arrivé et je n’ai même pas vu où il allait s’il était resté sur le quai où partis comme moi. C’est cette annonce qui paraît ce mardi qui me le rappelle. De toutes façons je suis libre de mes actes et je peux le croiser à nouveau, je ne vais pas me jeter dans  ses bras, même si il était  un prince d’Orient. Je ris toute seule à ma remarque .

J’imagine cet homme dans son pays, un turban sur la tête, genre maharadja. Pourquoi ai-je envie qu’il arrive d’ailleurs, et du temps que j’y suis pourquoi pas un homme bleu du désert ? Sûrement à cause de son teint cuivré, mais alors il avait des lentilles car je me souviens aussi de ces beaux yeux bleus. Bon, il est temps de filer, mon inconnu m’attend, et je me surprends à rire, et à l’espérer. En fait je vais travailler et mon RER n’attend pas les retardataires.

Je dévale les escaliers quatre à quatre, je manque par deux fois de m’écraser en-dessous, mais me rétablis assez vite. Je suis souple et ce n’est pas ce petit exercice matinal qui va me  décourager, au contraire, je ne fais plus aucun sport depuis que j’ai intégré ce bureau d’étude dépendant d’un Ministère.

Et, je l’avoue cela me manque. Mais dès que je peux je vais marcher et je mets un point d’honneur à ne pas prendre le métro les jours où je reste sur Paris. Je connais tous les parcs, les petits comme les grands. Mais habiter hors de Paris me tente depuis plus  de six mois, et, en particulier depuis que j’ai commencé à faire le tour des agences. Bien entendu je serais obligé de me lever plus tôt mais la qualité de vie en sera meilleure. Mais pour l’instant mes recherches sont resté vaines et tout en courant pour attraper mon métro je songe à l’annonce.

Bah, je verrais bien si le jeune homme est dans la gare. Voici mon arrêt, je descends et je suis la foule des travailleurs, personne ne se regarde chacun est déjà plongé dans sa vie,  celle de tous les jours. Nous sommes des êtres humains qui nous croisons, sans un regard, sauf moi qui suis une provinciale à la base et qui aime croiser un regard. Me voici sous la grande horloge, je guette mon train et attends, j’espère le revoir, je l’espère. Il est déjà 7 heures et des hommes il en est passé mais lui mon inconnu de 7 h 12, je ne l’ai pas vu, au moment où je m’engage sur le quai, car mon train est annoncé, je me heurte à un homme fort pressé, notre regard se croise, c’est lui. Il me sourit et ajoute :

« Désolé, je suis en retard, mais mardi prochain j’essaye d’arriver plus tôt, lisez le journal je vous tiendrais au courant, sur ce il m’embrasse à la commissure des lèvres et disparaît happé par la foule.

Je suis scandalisée, car ce n’est pas un sourire aussi beau soit-il qui lui permet d’être familier avec moi. Si j’avais tourné la tête à ce moment-là, il m’embrassait sur la bouche. Dans mon for intérieur peut-être que c’était ce que j’espérais. Pendant que mon train s’éloigne de Paris, je me remémore son regard et ce qui dégage de lui. Il va me falloir répondre à son annonce, je n’ai nullement envie de m’engager dans une affaire de cœur, un copain , certes je puis encore l’admettre mais un chéri, merci j’ai déjà donné et je ne suis pas prête à recommencer.

Me voici arrivé à destination, je descends les escaliers et regagne rapidement la petite voiture de fonction prêtée par mon coach. Au moment où mes yeux se posent sur le rétroviseur, il me semble voir s’éloigner mon inconnu de 7h 12, bizarre, ai-je rêvée ? Ou alors il a pris le même TER que moi ; mais il a bien vu que je suis montée, on aurait pu discuter bien que le wagon était plein à craquer, mais cela ne change guère des jours précédents et aussi des jours à venir. C’est cette promiscuité que je ne supporte plus. Entre les odeurs d’ambre boisé, de lavande bon marché où d’Ungaro, je me sens mal et j’ai bien souvent le cœur au bord des lèvres.

Je serais beaucoup mieux, ici dans cette ville, voir ailleurs au milieu de nulle part. Je possède une voiture de Société et je ne l’utilise que pour couvrir les 10 kilomètres qui me séparent de la gare. Je l’abandonne chaque soir n’ayant nullement envie de me retrouver dans les embouteillages de tous ceux qui reviennent sur la capitale où qui en partent. J’avoue que cela commence à me peser. J’en suis là de mes réflexions lorsque l’on tape à ma vitre. C’est mon inconnu, j’ouvre ma fenêtre souriante et là je suis stupéfaite.

Il me parle grossièrement et m’invective car il veut ma place. Je bredouille des mots sans suite et m’éloigne.

Tout en conduisant ma petite Clio, je réfléchis, obnubilé  par lui, aurais-je inconsciemment confondu mon inconnu avec ce malotru. J’ai sûrement raison et je suis arrivée devant la porte de mon bureau, porte anonyme parmi tant d’autres, mais là se cache toute une technologie que nos ennemis pourraient nous envier. Sans parler d’ennemis qui nous combattent, je veux parler des chasseurs de têtes, voire de projets. Derrière cette porte c’est secret défense.

Pierre, mon coach est là, comme chaque matin, il me serre la main, réajuste ses lunettes, refais le nœud de sa cravate et me propose un café, il ajoute sans sucre, noir et serré. Je souris, car maintenant il ne fait plus de gaffe. J’aime ce matin où nous nous retrouvons tous les deux pour parler de l’avancement de notre projet classé « TOP SECRET ».

Les autres arrivent peu à peu et se joignent à nous pour la rituelle réunion. Nous échangeons tout d’abord sur la météo, puis la morosité de nos concitoyens, et ensuite c’est le moment du briefing, et nous repartons tous plancher sur notre travail. Je m’attarde auprès de mon supérieur hiérarchique, j’ai une question qui me taraude l’esprit ; il faut que je lui la pose sinon je passerais une très mauvaise journée.

« Pensez-vous Pierre que l’Inde a toujours en tête notre projet  et pourrait soudoyer l’un d’entre nous comme cela s’est fait avant mon arrivée. »

« Pourquoi pensez-vous à cela Edith ? »

« Cela fait deux fois en une semaine que je croise un individu et je trouve cela bizarre, et ce matin il était à la gare. »

« Si vous pensez Edith que cet homme vous suis, il va falloir que pour quelques temps vous vous rendiez au pavillon bleu. « 

Sur ces mots il se lève, tire de sa poche une petite clef, ouvre un tiroir  et me tends une enveloppe fermée par un sceau rouge. Sans aucun mot je la prends, et il s’en va, me laissant seule face à mon enveloppe, dessus il est écrit »Ministère des Armées »

A SUIVRE………………….

Overdose

  • Salut Monsieur des hauteurs
  • Que voyez vous du haut de votre grandeur
  • Je vois un monde qui part à vau-l’eau
  • Et la terre qui manque d’eau
  • Sur la plus haute marche
  • Se dandinait une Bernache
  • Elle avait le syndrome
  • D’un escalier monochrome

  • Hello Madame L’oie
  • Que dites-vous si bas
  • Je vois une cité très délabré
  • Dépêchez-vous de la réparer
  • Sur le plus haut sommet
  • Grimpait un être humain
  • Assis dans la neige, il consommait
  • Abandonnant ses déchets tel un gamin
  • Dites-moi Monsieur
  • Êtes-vous sérieux
  • De saccager ce paysage grandiose
  • De vos erreurs j’en ai une overdose

Le grand retour ( épilogue)

Les fêtes de Noël se sont passées à merveille. Papa ne saura peut-être jamais pourquoi son  » bourreau » est revenu pour lui remettre un microfilm de la plus haute importance. Surtout que maintenant il y a des moyens plus performants de rentrer en contact entre les différents pays. Ivan a dit : « C’est un vieux microfilm qui date d’une période que seul Tony-Wlad a connu même s’il ne s’en souvient pas. « 

Les cousines et cousins s’en sont donné à cœur joie. Ils ont même chanté en Russe pour Baboushka et Dadoushka ont pleurés, c’était émouvant. Bon papa comme nous l’appelons entre nous a demandé solennellement à ses quatre enfants de ne jamais le ramener en Russie. Même le jour où il sera mort. Bonne Maman aimerait revoir les enfants de son frère qui est mort très jeune, elle n’a jamais su comment.

Nous voici déjà lundi et ce matin accompagné de Tony-Wlad je me rends chez Paris Match. Il y a aussi ceux de Galia et Marie Claire, et c’est pour ça que j’ai un chaperon car je vais leur raconter les mystères qui entourent ma venue au monde. Si je n’avais jamais lu le journal intime de Maman je me demande si mes parents m’en auraient parlés.

Ils prennent des photos que ce soit Marie Claire ou Pierrot de Match. Tony-Wlad avait le consentement de Papa à condition qu’elle soit sage. Elles l’ont été puisque papa avait interdit la jupe trop courte. Quant au short en pleine hiver je n’en met pas.

Voilà toutes les photos sont dans la boîte. Il va falloir que je raconte l’arrivée de mes frères succintement. Ce qui me fait rire, et ma naissance.

A la naissance d’Ivan, Tony-Wlad allait sur ses cinq ans, c’était un petit garçon timide, mais très espiègle, il allait à l’école à Helsinki là où papa était en poste à l’ambassade de France. Quant il regardait le ventre de sa maman il posait sa tête et avec son petit doigt il tapotait dessus en lui disant :

Quand viendras-tu mon petit bébé ? Puis il ajoutait tu seras mon frère je veux jouer, je te prêterais mon ours blanc.

Ivan est né le 21 juin 2003 à minuit 01. C’était le jour du solstice d’été. Il est gendarme.

Puis Maman a accouché avec trois mois d’avance le 1/02/2004, elle a noté dans son carnet intime :  » tu étais si petite mais déjà si belle, je ne saurais jamais qui tu aurais pu devenir, en te voyant j’ai changé ton prénom avec l’accord de ton papa. Nous t’avons appelé Anastasia et tu pesais 900 grammes. Je t’ai tenu dans les bras juste après ta naissance, tu as vécu trois heures. Plus tard Sergueï est arrivé au « Global Clinic »c’était terminé. Il a fallu que Sergueï insiste pour la voir, c’était au-dessus de mes forces de retourner auprès d’elle maintenant qu’elle s’était envolée à tout jamais. Je l’ai laissé seul car j’ai voulu garder au creux de mes bras son léger poids. En sortant votre papa pleurait à chaude larme.

C’est en mars de cette année-là que nous sommes tous partis en Allemagne à Berlin, moi qui ne voulait plus d’enfants et alors que j’avais un stérilet je me suis retrouvée enceinte et m’en suis aperçue seulement au bout de cinq mois. Le premier médecin m’a traumatisé en disant que je faisais un déni de grossesse. J’avais honte, aussi grâce à la femme du Consul qui venait d’accoucher d’un petit garçon. Elle m’a indiqué un obstétricien extraordinaire et surtout très à l’écoute et Michka est arrivé le jour du solstice d’hiver avec un mois d’avance. Les deux autres étaient brun, avec beaucoup de cheveux sur la tête, mon bébé n’avait pas un cheveu et aujourd’hui ses frères ont les cheveux noirs corbeaux et raides, Michka lui a les cheveux blonds bouclés, il ressemble à Sergueï c’est à s’y méprendre.

Quel bonheur de vivre avec nos trois fils, bien sûr qu’Anastasia nous manquait. Mais c’était déjà une belle famille. J’avais repris des cours de danse et donnait des leçons de piano et j’allais trois après-midi par semaine enseigner le français à des femmes et hommes qui voulaient travailler en France. Un soir en rentrant avec ma voiture j’ai crû voir un homme qui m’observait et surtout qui se dissimulait sous un porche. C’était pour le 21/06/2008, le soir nous devions aller aux feux de la Saint-Jean. En rentrant chez nous je fus pris de nausées, qui se transformèrent rapidement en vomissement, Papa et Maman étaient chez nous en vacances, et en attendant que Sergueï rentre le plus rapidement possible il m’a emmené, en route je le tenais le ventre plié ven deux et j’avais des contractions, oui j’étais sur le point d’accoucher. J’ai réussi à dire à mon père allons au CHU de la Charité le Docteur Hans Meyer me suit. Entre-deux j’avais eu le temps de dire à Sergueï de nous rejoindre à la Charité. Bien entendu qu’il ne comprenait pas.

Je suis rapidement pris en charge, j’ai fait les eaux, je suis donc enceinte, j’ai le temps de penser l’autre pour le coup me prendrait pour une récidiviste du déni de grossesse. Sergueï m’a raconté que ne pouvant courir, mon père avait récupéré un fauteuil roulant et courait dans les couloirs. Mon père a juste entendu elle est née, nous l’emmenons en néo. Sergueï ne revenait pas, mon père faisait les cent pas inquiets. Une heure puis deux autres longues heures, trois heures comme pour Anastasia, pourquoi Sergueï ne revient pas me voir ?

Enfin le battant de la salle d’accouchement laisse passer une couveuse avec un minuscule bébé, de toutes parts elle a des tuyaux, on l’entend respirer. Sergueï regarde son beau-père et lui dit :

Vous êtes grand-papy pour la quatrième fois, c’est une fille nous ne lui avons pas encore donné de prénom, nous voulons en discuter avec nos garçons. Mais…

Mais quoi Sergueï, c’est ma fille, elle est morte, ah on lui a fait une césarienne, emais vous ne le saviez pas. Puis papa s’est effondré quand il a appris que j’étais dans le coma.

Trois semaines plus tard à 3 heures du matin Maman et moi nous avons ouvert les yeux.

Maman sortait le jour de mes deux mois, j’étais toujours à l’hôpital je commençais enfin à ne plus faire le yoyo côté poids. Mes frères avec Papa Maman m’avais donné un prénom et même que j’en ai trois je m’appelle Clara Anastasia, Tatiana.

Clara c’est le choix de mes frères, Anastasia est non seulement celui de ma grande soeur morte de la même maladie que j’ai contracté in vitro mais celui de ma Bonne Maman et Tatiana celui de ma Marraine.

Je ne sais pas pourquoi il y a tant de choses d’écrit sur moi. Tout y passe, mes bêtises et je suis la reine, mes premiers mots, mes premières dents. Mais je ne vais pas vous saouler, je vais zapper. La pigiste de Marie Claire veut tout savoir. Je suis la plus jolie merveille du monde pour mon papa. Mon premier jour à l’école a été marqué d’une pierre. C’est mon frère Wlad et Papa qui m’ont emmenés. J’hurlais dans la rue car je ne voulais pas y aller. Tout le monde disait pauvre petite, oui petite car à trois ans j’étais très très petite et toute maigre. Mais j’avais selon ma cousine Catherine les cheveux de la grande duchesse de Russie, enfin c’est ce qu’elle dit maintenant, avant c’était Wladimir qui le disait. Les cheveux d’un bleu corbeau qui bouclaient comme ceux de mon frère Michka, mais lui couleur paille.

Je ne dis rien aux journalistes mais je saute des anecdotes me concernant, je dis juste ce que je veux. Lorsque j’ai 5 ans nous quittons l’Allemagne pour la France, nous habitons d’abord à Martigues car papa doit se reposer car il a attrapé un staphylocoque doré et cette saleté c’est logé sous sa prothèse. Mais grâce à cette chose immonde , un grand professeur venu en colloque en France lui a mis une prothèse pour sportif.

Mais je dois terminer le feuilleton , je leur dit en quatre lignes que j’ai commencé le piano à l’âge de trois ans, puis à cinq ans mes parents m’ont acheté un poney, ensuite … Ah je vous ennuie et bien tant pis je ne vous dirai plus rien. Plus rien sur moi.

Michka demain va recevoir un diplôme de pâtissier et il va partir en septembre aux USA.

Et Constantin ? Et bien il est mort mais papa sait ce qu’il y a sur le microfilm mais comme j’étais occupée à vous raconter notre vie, et surtout la mienne je n’ai rien su. Mais les vacances vont me permettre de jouer à la détective.

A Bientôt

FIN

Le grand retour 22/3

Maman calme toi, papa n’est pas dehors, 21 ans s’est écoulé, Constantin a dû venir car il a dû entendre parler de la soirée anniversaire.

Ah et c’est toi qui l’a averti ? Tu rêves mon pauvre Wlad.

Bon restez-là, je vais voir ce que fais papa et pourquoi Clara ne revient pas.

Non pars pas.

Wlad reste avec Mam j’y vais moi. Après tout c’est moi le policier.

D’accord Ivan mais fais vite

Lorsque Clara est sorti, sa grand-mère lui a appris que son père était parti très vite à cause d’un appel téléphonique.

Il répondait en Russe au téléphone ?

Ah maintenant que tu me le dis, oui en Russe. Est-ce que tu sais qui lui a téléphoné ?

Attends je vais aller voir

Clara

Mais Clara se précipite par le grand vestibule mais au moment où elle atteint la porte d’entrée elle se heurte à son frère.

Où vas-tu sœurette ?

Dans la cour, papa vient de répondre à un appel téléphonique sûrement d’un Russe car Bonne Maman l’a entendu parler en Russe.

Où sont passé Papy et Mamie ?

Je ne sais pas, ils m’ont amené tout-à-l’heure. Ils devaient aider Greta pour le réveillon.

Greta ! Mais c’est ça la raison de la venue de Constantin.

Greta ! Je ne comprend pas Capitaine Ivan.

Greta c’est la fille de Constantin tu as dû mal lire le journal de Maman

Je l’ai lu et même relu, je le sais, mais elle a coupé les ponts. Puis au lieu de parler pour ne rien dire on ferait bien d’aller voir où sont passé le reste de notre famille.

Ivan et Clara se précipitent dans la cour pour accéder à la rue. Et là il y a un attroupement ainsi qu’une ambulance. Papy et Mamie, Papa entourent d’un bras protecteur Greta qui est attachée au service des Ivanovitch.

Papa que se passe-t-il ?

Clara rentre immédiatement , ah mais tu es là Ivan, j’ai appelé la police de quartier.

Pourquoi Papa qui est parti dans l’ambulance ?

Le père de Greta

Constantin ?

Oui

C’est lui qui t’a telephoné !

Oui comment le sais-tu ?

Clara l’a su par Bonne Maman

Clara !

Mais pourquoi as-tu si peur ? Elle a dû rentrer.

Cela se voit Ivan que tu es sur Marseille et nous sur Paris, ta sœur est comme toi au même âge, toujours à enquêter.

Il faudra qu’elle choisisse entre être danseuse étoile, ou funambule voir même Gendarme. Tiens la voilà.

Clara où étais-tu, d’où reviens -tu ?

A la recherche d’indices

Et en as-tu trouvé ?

Tiens Capitaine Ivan voila la balle qui a été tiré sur Constantin. Il restera toujours un bandit, puisqu’on est venu le tuer devant les descendants des Tsars.

Comment peux-tu affirmer qu’il est mort

C’est le policier là-bas qui le disait. Son pronostic vital est engagé Mr le Substitut.

C’est bon j’en ai assez entendu, viens papa tu nous diras ce qu’il s’est passé et ce que t’as dit Constantin au téléphone pour que tu sortes sans précaution.

Pendant vingt-et-un an il ne s’est rien passé. Or avant-hier, Wladimir a reçu un appel téléphonique de son fils Anton qui lui a dit que Constantin avait été sorti de sa résidence surveillée. Et lâché dans la nature, il a pris le métro et est allé à l’ancienne résidence de mes parents. A tiré une clef de sa poche, y est entré et une heure plus tard il en ressortait avec une petite malette.

Comment ça ? Elle est où maintenant cette malette ?

Anton a fait le voyage en sens inverse sans quitter une seule seconde l’individu.

Constantin ?

Oui

Arrivé sur Saint-Petersbourg, il s’est rendu à la banque centrale de Saint-Petersbourg, il en est ressorti avec une malette attachée à son poignet. Il a pris un hôtel à proximité de la gare. Anton est resté planqué jusqu’à ce que le Service du Renseignement Extérieur ( KGB) frappe à la vitre de la voiture et lui demande de s’en aller.

On ne lui a pas demandé de les suivre

Tu me laisses terminer Clara

Oui Papa , de toutes façons il était à ton anniversaire donc personne ne l’a retenu.

Voila, bien vu

Et comment a-t-il appris qu’il venait en France.

Il l’ignorait car une fois qu’il leur a dit qui il était, ils l’ont relâché mais accompagné jusqu’à la frontière avec intérêt de ne plus remettre les pieds chez eux.

Mon cousin a le même faux nom que nous où il s’appelle Ivanovitch ?

Comme nous, mais il n’a même pas eu besoin de décliner son nom. Il savait qui il était.

Cette fois-ci il est grillé

Oui

Et toi Papa ? Qu’est-ce que Constantin te voulais ?

Me remettre cette mallette et cette valise pour Greta. Hélas lorsque je suis sorti rien ne s’est passé comme je l’espérais. Constantin m’a demandé où étais Greta, elle était derrière moi, ils se sont serré dans les bras l’un de l’autre, il lui a demandé pardon.

A ce moment j’ai vu arriver un gros 4×4 deux mains sont passé par la fenêtre l’une avec un pistolet qui me visait, j’ai voulu entraîner Greta et son père toujours enlace de façons qu’ils se couchent sur le sol Greta a trébuché, elle est tombée et son père s’est ramassé une rafale de mitraillette à bout portant et dans le dos.

Quand il est tombé il était persuadé que c’était moi qui lui avait tendu ce guetapant.

Mais non Papa il n’a pas crû ça. Tu ignorais jusqu’à sa présence dix minutes avant que tu ne sois dehors. Et pourquoi ne serait-ce pas lui qui tenait sa revanche?

Tout en parlant nous étions de retour dans la maison où Maman se remettait de sa frayeur tout en buvant un bon café comme savait le faire Baboushka.

Pierrot et Hugo nous souhaitent un joyeux Noël, je les retrouverais lundi prochain pour la suite du feuilleton de notre famille. Comme cette semaine jeudi c’est le 25 décembre il n’y aura pas de feuilleton. Je rejoins les grands parents maternels et je les entends dire, Sergueï était visé, ils vont les poursuivre encore longtemps. Je crains pour la vie de nos petits enfants. Clara n’ose pas se montrer, c’est très mal polie ce qu’elle fait mais elle aimerait savoir quelle est cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête ?

Et si en atteignant leur père ils mettaient la vie de tous les autres en danger. Mais il y avait une raison, ce n’était pas parce que mon père avait eu le premier fils dans la lignée qu’ils étaient obligés de l’assassiner. Et Clara est même persuadée que c’est un prétexte et qu’il faut en chercher l’origine dans le travail que faisait son père lorsqu’il etait danseur étoile au Bolchoï.

Dans le journal de sa mère elle n’en a jamais fait allusion, c’est étrange. Il devait travailler avant, surtout en Russie, on ne le laissait pas pousser sans rien faire.

Depuis peu Clara a appris que son père était au Service secret français. Elle ne leur a pas dit qu’elle était cachée dans le placard du couloir chez son oncle Wladimir avec sa cousine Catherine. Elles ont le même âge et des tours pendables elles en ont toujours fait. Il y a quinze jours, elle avait accompagné ses parents et leur avait demandé de rester. Elle s’était rendu compte qu’ils avaient accepté trop rapidement, puis l’avait expédié. Avec sa cousine elle s’était dissimulée dans le grand placard et avait entendu. Et maintenant elle pensait que c’était le seul métier qu’il connaissait. Elle allait en avoir le cœur net.

Papa si tu étais visé c’est que tu détiens quelques choses que ces gens veulent récupérer et comme tu es un agent secret retourné ils te préfèrent plus mort que vivant.

Clap clap clap

Quoi j’ai dit une énorme bêtise tu fais bien parti des Services Généraux de la Sécurité Extérieure de la France.

Papa n’a pas l’air très content, il me prend par le coude et m’emmène hors de la cuisine de mes grands-parents.

Nous sommes dans la bibliothèque il me fait asseoir et me dit à compter d’aujourd’hui tu t’occupes de ta vie et tu oublies ce que tu viens de me dire. Juste qu’en effet je détiens un microfilm que je dois donner à mes chefs.

Depuis quand tu as ce microfilm ?

Il y a à peine deux heures

C’est le père de Greta qui te l’a apporté .

Reste l’enfant que tu es, vis ta vie et oublie tout ça. Je suis sous protection.

Elle est belle ta protection on a faillis te tuer.

A suivre…

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