La complainte du téléphone

Au fond de sa poche
Il  laisse
son portable flambant neuf
faut dire qu’il travaille.

Le téléphone s’esclame
ça sent le tabac froid
et c’est tout noir.
Mais il y a un mouchoir
je suis blotti
tout contre lui
il sent la menthe poivrée
d’un parfum pas bon marché.
Une cigarette à moitié fumée
contente d’être sauvée
se dandine à mes côtés.

Un vieux briquet
aux couleurs passées
est comprimé
par le trousseau de clefs.

Sil elles me caressent
elles vont savoir qui je suis
je ne puis donner de la tendresse
à un tas de ferraille qui brui.

Je joue une belle mélodie
une main impatiente me saisie.
C’est son amour qui lui dit
 des je t’aimes à l’infini.

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

4 réflexions sur « La complainte du téléphone »

  1. Ai je envie d’y retourner? Ne vous inquiétez pas je ne ferai pas la suite à ce poème, il est là il existe grâce à mon imagination et un concours de circonstance.

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