Le grand retour/22-2

Babushka Dedushka voilà Papy Mamie, je vous laisse, avec Michka nous attendons Pierrot et Hugo.

Oui Dedushka Tony-Wlad apportera les friandises. Je finis de raconter ce qu’il est arrivé à Papa-Maman, et puis la naissance de tes petits enfants.

Babushka je ne vais pas raconter toutes les naissances. Tiens fais un exercice tu as combien de petits enfants en tout. 2 chez ton fils aîné ( Piotr) elle se signe et pleure. Un chez Wladimir, 3 chez Tatiana et 4 chez nous. Dix petits enfants et combien d’ arrières trois

Net 4

4 ah oui chez Andreï il.y en a un qui est né ce matin. Tu l’as vu Babushka ?

Da

C’est à ce moment qu’Hugo est arrivé suivi de Pierre et Clara a continué son récit.

Lorsque mes parents quittent le Consul avec leur camping-car ils se dirigent vers la Laponie mais ses deux frères et sa soeur et bien entendu Babushka et Dedushka vont rester chez leur fille Tatiana à Hambourg en Allemagne jusqu’au retour de mes parents. Boris à cette époque à une salle de boxe et ma tante est interprète, elle l’est toujours.

Et ton oncle ?

On n’a pas besoin de savoir ce qu’il fait, ils vivent en France depuis cinq ans.

Tu as un sale caractère Clara !

Ecoute Pierrot tu lui le demanderas, mon oncle n’aime pas parler de ce qu’il fait.

Vous avez encore des secrets ?

Oui, mon père va mieux maintenant mais souvent je l’ai vu dans la rue regarder derrière lui pour être certain qu’il n’était pas suivi. Par contre Pierrot ça reste entre nous. Surtout qu’hier je t’ai entendu dire à mon oncle Wladimir que lorsque tu avais vu mon père tu avais plus jamais revu ma maman. C’est vrai que tu as aimé notre maman ?

Tu écoutes aux portes Clara ?

Tu n’avais qu’à parler plus bas, même Papa l’a entendu, du reste c’est lui qui en parlait avec maman au petit déjeuner.

Ah tu ne m’as pas entendu ?

En effet

Tony-Wlad intervient pour leur dire de continuer, car prendre des notes avec eux deux c’est infernal. Ce qui fait rire Hugo, car lui aussi à souvent assisté à des joutes verbales entre son mentor et sa petite copine. Enfin c’est lui qui espère vivre le même amour que les parents de son copain Wlad. Clara a plus tendance à le considérer comme un quatrième frère.

Mes parents sont revenu de Laponie beaucoup plus tôt que prévu car maman attendait un bébé et ce grand dadais leur manquait.

Merci répond Tony-Wlad à sa sœur, grand dadais et bien dis donc on n’ enseigne pas que les ronds de jambes à ton école.

Michka ?

Non Ivan le terrible

Le terrible, je trouve plutôt que c’est un ange avec ses cheveux blonds, longs et bouclés.

Mais comme Ivan notre ancêtre il collectionne les nanas, bon il ne l’a pas encore battu, lui a eu neuf femmes. Et il devait les répudier car il a eu que deux fils dont Fédor qui seul a été Tsar.

En plus d’être une excellente danseuse tu t’intéresses à la généalogie.

Non c’est Dedushka qui m’en a montré des passages. C’est là que j’ai appris que j’aurais dû m’appeler si j’avais été un garçon, Pierre, comme toi. Dedush l’a interdit à Papa car il lui a dit : « attire pas le malheur sur ta tête », et il a ajouté, ta matka est d’accord avec moi.

Sur ces mots Tony-Wlad et Ivan qui vient de rentrer sont plié en deux tant ils rient aidés en cela par Michka et Clara. Mais Hugo et Pierrot aimeraient bien connaître la raison de cette hilarité. Clara n’arrive plus à parler, elle a le corps secoué . C’est leur père qui entrant chez ses parents leur demande s’il peut participer au fou rire général. Ce qui apparament calme tout ce beau monde.

C’est Pierre en sa qualité de plus âgé qui prend la parole :

Clara vient de nous raconter l’épisode où votre père s’oppose à ce que vous l’appeliez Pierre en ajoutant que votre matka…

Hélas à peine a-t-il prononcé ce mot qu’à nouveau les rires des quatres enfants reprennent. Leur père ri aussi et dit à sa fille :

Debrouille toi pour leur expliquer, moi à ta place je ne m’encombrerais pas de mots russes et dirait tout en français.

Comme d’habitude, Clara a montré son talent.

Oui, tu m’as bien dit Wlad que tu étais fier de ta petite sœur.

En effet, allez accouche raconte ton , arrêtez de rire.

Mais Vlad c’est ta faute, que viens-tu de dire ? Bon maman en russe c’est matka, si on traduit en français ça veut dire mère nourricière, matrice mais ma bonne maman comme nous l’appelons entre nous m’a dit ça veut dire « outerousse »

Quoi?

Utérus

Et à nouveau le rire l’emporte. Soudain notre maman entre, elle est toute pâle.

Michka n’a que le temps de la récupérer et, elle dit :

Clara va chercher ton père dépêche-toi

Mais que ce passe-t-il ?

Dépêche-toi, ne pose pas de questions

Clara s’en va et Wlad demande à sa mère :

Tu as fait exprès d’éloigner Clara ?

Oui !

Pourquoi ?

Constantin est devant la porte

Oh non que vient-il faire celui-là ?

A suivre…

( petite explication oui cela aurait dû se terminer mais ce que j’ai écrit pour terminer était trop lourd à lire en une seule fois)

Le grand retour/22-1

L’opera se remplit peu à peu, la salle bourdonne d’un joyeux brouhaha, Tony-Wlad accompagné d’Hugo attend ses parents. Ils ont tout minuté au millimètre près. Ses grands-parents maternels et paternels sont déjà installé. La salle est pleine, Marine Dubon, la danseuse etoile vient d’apprendre que Clara est sa sœur mais son jeune amant Tony-Wlad lui a interdit d’en parler à qui que ce soit surtout pas à la directrice de chorégraphie qui à l’époque, n’avait pas pu danser avec son père, vu son comportement avec Lulu. Il espère qu’elle se montrera plus conciliante avec Marine en se ramassant le plus beau soufflet de sa vie.

« Lorsque sa soeur avait été admise dans les graines d’élite, elle avait dit à son oncle Boris :

Heureusement que c’est votre fille.

Boris lui avait simplement répondu :

Le jour où vous serez face à mon beau-frère, vous comprendrez que votre mépris ne peut pas l’atteindre

Et il avait ajouté :

Ce n’est pas à cause de Sergueï que votre carrière est tombée dans l’oubli mais pour ce que vous avez fait à ma belle-sœur. Et Clara doit apprendre comme tout le monde elle n’a nul besoin de compassion ni de punition mal donnée. Une seule chose si la prunelle de mes yeux tombait par inadvertance dans les escaliers je vous tiendrai entièrement pour responsable. »

Soudain on entend une musique, Sergueï et Lucile viennent d’entrer dans leur loge. Clara dans les coulisses ne voit pas la robe que sa mère a revêtu, elle est d’un bleu sombre, elle s’est faites un chignon le même que celui de sa fille, elle a un diadème dans les cheveux. Sergueï a une queue de pie noire comme tous les hommes présents. Lorsque le couple apparaît, des applaudissements crépitent. La salle est debout.

Soudain le rideau s’ouvre, tout est sombre et médusé Sergueï entend joué par l’orchestre national de Paris les premières notes de sa musique sur lequel ils auraient dû danser avec Lucile. Sa femme se penche vers lui et dit :

A qui as tu confié tes notes ?

A notre fils aîné, il sourit et attend d’être certain que ce soit la prunelle de ses yeux, sa petite fille chérie qui apparaisse sous le feu des projecteurs.

Quand la musique monte en puissance tous voient apparaître un papillon, elle était comme Sergueï l’avait imaginé au cœur d’un cocon blanc. Elle évolue avec tant de grâce que l’on pourrait entendre voler ce papillon. Subjugués la foule retient son souffle puis c’est un tonnerre d’applaudissement.

Clara et le chœur de ballet se mettent à entonner un joyeux anniversaire pour ses Parents. Chaque fois que les autres vont pour dire leurs prénoms, on entend seulement les enfants, les trois garçons et Clara dirent : Joyeux anniversaire Papa -Maman.

Sergueï se rend vite compte qu’un petit attroupement s’est formé au bas de la scène, une femme semble s’être évanouie. Le bruit court que c’est la directrice de chorégraphie qui est tombee. Et comme d’habitude Wladimir en gentleman médecin s’est précipité pour emmener hors de la vue de la salle, celle qui était prête à faire un scandale. C’est du reste ce que comprend Wladimir quand la directrice revient à elle, le prenant pour le père de Clara , elle lui dit :

Salaud tu m’as trahis deux fois, tu m’as envoyé ton beau-frère en me laissant croire que c’était ta nièce. Et aujourd’hui c’est ton anniversaire de mariage.

Et Wladimir au bord du fou rire lui dit, pour votre gouverne chère Madame, Clara est bien ma nièce, mais par contre je ne suis pas Sergueï. Et il s’en retourne voir ce qu’il se passe sur le devant de la scène.

La salle est toujours debout et réclame un discours à Sergueï. On lui passe un micro et il s’adresse à sa fille.

Clara ce soir aux yeux de tes parents tu as lavé l’affront que ta mère a subi mais aussi tu as dansé avec ton coeur et tu as dû donner envie à toutes les filles et les garçons qui rêvent un jour de fouler avec leurs pointes cette salle mythique de Chaillot. Je n’ai qu’une chose à te demander et si l’orchestre le veut bien danse pour ceux qui sont là ce soir le lac des cygnes de Tchaïkovski.

C’est le seul discours que j’avais envie de faire. Et la danse de ma fille est le seul langage que je vous offre.

Tatiana, une fois la chorégraphie terminée a fait une annonce :

Comme cela se fait en France nous proposons à tous ceux qui aimeraient s’attarder un moment le verre de l’amitié.

Champagne !!

Fin de la première partie…

A suivre…

Le grand retour /21

A peine la frontière passée les trois voitures se sont arrêtées. Ses occupants sont descendu sauf Constantin ne sachant pas ce qu’il allait advenir de lui.

Il ne leur avait servi à rien, il était resté assis dans la voiture de Wladimir, menotté à la portière, avec pour seul gardien le jeune Andreï qui ne s’était pas occupé de lui. Il écoutait de la musique de dégénérée, du rap, une musique sortie des USA. Enfin c’est ce qu’il avait crû comprendre.

Sergueï est fière de sa jeune soeur et de sa femme, surtout de cette dernière qui a réussi à laisser croire à l’autre gradé qu’elle n’était pas sa femme mais la fille de ceux en résidence surveillée.

Leur expédition a duré cinq heures, le Consul a suivi le déroulement de l’opération à la minute même. Il les attend au Consulat. C’est là-bas que le sort de Constantin va se jouer. Ce dernier n’en mène pas large.

Après plus d’une heure de discussion, où chacun a donné son opinion. Le Consul leur a fait part du refus de la France à lui donner l’asile politique. C’est Sergueï qui lui a apporté la réponse :

Vous allez être reconduit à la frontière, l’argent que vous m’avez proposé vous allez la verser à mon frère Wladimir pour sa clinique située à Berlin, cela vous rappelera chaque fois que vous signerez le chèque qu’un jour vous étiez de l’autre côté de la barrière exécutants les ordres de vos maîtres sans vous poser de questions et j’espère que le remord ne vous laissera pas de repos, c’est tout le mal que je vous souhaite. La voiture du Consulat avec le chauffeur, Sergueï et Constantin se sont garé à cent mètres de la douane. Constantin est sorti , Sergueï a ouvert sa fenêtre juste pour être certain qu’il n’allait pas faire demi-tour en courant. Lui était plus voûté qu’autrefois, il s’est retourné à regardé Sergueï, des larmes coulaient sur son visage il a murmuré :

Pardon et Merci.

Constantin quand il avait appris qu’il retournait dans son pays avait supplié Sergueï. Il était resté de marbre.

Ce dernier lui avait juste dit merci pour les gens qui marcheront grâce à vous. C’est tout juste s’il ne pleurait pas en le lui disant.

Depuis personne ne l’a revu, sauf qu’il est vivant car chaque année depuis 21 ans, Wladimir reçoit une coquette somme. Depuis quelques temps il aimerait même que ça s’arrête car il se demande si ce n’est pas de l’argent sale.

Ainsi s’achève la première partie du récit de Clara, ce n’est pas une femme de 50 ans mais une jolie jeune fille de 15 ans. C’est le dernier enfant de Sergueï et Lucile. Elle a raconté cette histoire au magazine Paris-Match car Hugo est pigiste et c’est le meilleur ami de Tony-Wlad. Ils sont à l’école de journalisme.

Quand elle est entrée en sixième, sa maman lui a donné le récit au jour le jour de sa vie un dur journal intime. C’est seulement devant l’enthousiasme de plusieurs maisons d’édition qu’Hugo a proposé à Clara de venir voir son mentor.

Mais avant de continuer son récit, elle doit se rendre à l’opéra de Paris pour un cadeau d’anniversaire exceptionnel qu’elle offre à ses parents pour leur anniversaire de mariage. Ce 23/12 cela fait 20 ans qu’ils se sont marié. Elle va se produire sur la scène Chaillot devant un parterre de célébrités du temps de la gloire de son père. Elle va danser une chorégraphie écrite par le grand Sergueï, personne ne se doute parmi la direction que Clara est sa fille. C’est aussi la première fois qu’elle va être dansé, Tony-Wlad la trouvé dans les papiers qu’à rapporté sa tante Tatiana de chez ses parents lors du fameux jour de délivrance. Il est allé la proposer à la danseuse étoile qu’il a déjà cotoyé par le biais de son école de journalistes. Comment s’est-elle débrouillée pour que sa sœur puisse danser dessus ? Marine lui le dira après la première.

Clara a intégré le corps d’élite des petits rats de l’opéra appelées « Graines d’étoile »à la sortie de la troisième, il fallait nous dit-elle qu’elle réussisse son brevet des collèges. Excellente élève, elle l’a eu. Elle avait 10 ans. Elle a refusé de dire qui était ses parents ne voulant pas être prise pour « la fille de Sergueï et Lucile  » et avoir un statut particulier. Mais comme son père était connu elle a donné le nom de Boris son oncle, avec son accord nous a-t-elle dit. C’est même lui et Tatiana qui l’ont accompagné à sa première audition.

Ce soir, elle va danser pendant dix minutes seule,puis elle sera rejointe par un premier danseur, puis tout le ballet évoluera. La musique a elle aussi été composé par Sergueï. Avant que Clara rentre la scène sera éteinte, puis aux premières mesures un halo éclairera leur fille. Ses parents sont dans l’ignorance totale de ce qu’il va se passer, leur fille Clara ne leur à rien dévoiler. Ils sont déjà fiers qu’elle ait intégré ce corps de ballet prestigieux comme sa mère au même âge.

Mais Clara veut surtout raconter la fin de leur vie d’avant à ses parents et le départ dans leur nouvelle vie. Surtout qu’ils se sont marié en traîneau.

Lorsqu’elle quitte la maison de ses grands-parents, elle a sur l’épaule ses chaussons de danse, elle regarde Pierrot le bourlingueur et son pigiste et leur dit. J’apporte des photos pour toi Pierre mais comme tu es grand tu ne verras pas la magie, c’est plus pour toi Hugo tu verras les cerfs du père Noël. Elle part son rire cristallin rappelle à Pierre celui de sa mère.

Le journaliste de Paris Match comprend l’enjeu pour Clara, il attend le lendemain et lui donne rendez-vous chez sa grand-mère paternelle à 15 h. Elle finira son récit, avant que le livre soit vendu. Les lecteurs de Paris-match sont suspendu chaque jeudi à cette histoire rocambolesque. Mais Pierre qui suivait déjà la carrière de Lucile va se rendre à l’opéra pour l’entrapercevoir.

A suivre …

Le grand retour/20

Nos montres connectés nous avertissent que nous sommes pris en chasse. Mais les deux hélicoptères n’ont pas fait d’échanges d’otages. Les Russes ont fait l’échange en premier mais c’est un cadavre qui a été descendu du fourgon sanitaire. Ils ont donc refusé de leur donner Constantin, ce dernier du reste en avait nullement envie. Par contre ils ont réclamés le cadavre. Puis les hélicoptères ont réussi à quitter la Russie.

Au moment de la ronde du Colonel, il a dû trouver bizarre que les chiens ne jappent pas. Il a exigé qu’une escouade de soldats entrent dans les appartements. Selon l’appel téléphonique des amis de Boris et d’Igor, nous avions une demi-heure d’avance sur eux car ils étaient parti en voiture :

Vous avez largement le temps d’arriver à la frontière, mais attention aucun zèle, on leur a saboté leurs antennes satellites. A partir de maintenant vous êtes livrés à vous-même. Eux autant que vous. A bientôt.

Enfin voici la frontière , le changement a été effectué, dix minutes trop tôt nous allons le savoir.

HALTE

Bien que ce ne soit pas écrit en français, tous savent la signification que le soldat Russe leur brandit sous le nez. Ils les invitent à sortir de leur véhicule réciproque, les apostrophe avec vivacité limite méchanceté .

Vous les femmes mettez vous à gauche, d’où revenez-vous ?

C’est Lulu qui prend la parole ne sachant pas s’ils sont au courant de la fuite de ses beaux -parents, mais rapidement il faut se rendre à l’évidence, ils savent que deux femmes ont fait diversion pendant que des hommes entraient par l’arrière de la maison en ayant pris soin de débrancher l’électricité. Par contre après avoir fait ouvrir les coffres ils se rendent à l’évidence il n’y a personne.

Le Colonel qui n’est pas celui qui était vers la propriété décide de garder les deux femmes en attendant d’avoir des ordres.

Sergueï descend de la voiture et leur dit celle-là c’est ma femme et je ne quitte pas le pays sans elle ni du reste avec la seconde qui est ma petite soeur.

La confusion est à son comble lorsqu’Alexeï et Wladimir font la même réflexion. Boris en rajoute une couche en disant être avec sa femme et son cousin qui est sous sa responsabilité. Par contre Boris ajoute :

Quand la dernière voiture va arriver vous serez obligé de nous relâcher car avec nos amis il y a le secrétaire du ministre de l’intérieur.

Le Colonel semble déstabilisé, puis à part les deux douaniers qui sont à l’intérieur, avec le gradé il n’y a que deux soldats. Et Sergueï se permet de rajouter vous êtes cinq et nous 7 en comptant nos femmes. Il va y avoir des morts si vous nous empêchez de repartir.

Pendant que Sergueï lui raconte n’importe quoi Boris est entré à l’intérieur et discute avec les douaniers, il a leur parole qu’ils n’interviennent pas, enfin pour ce que vaut leur parole. Il préfère les bâillonner et les attacher.

Dehors tout se déroule rapidement, aucun coup de feu ne sera tiré, les deux soldats sont maîtrisé et jeter dans le poste et se retrouve en très mauvaise posture. Quand au Colonel il préfère se rendre et leur demande l’asile politique car leur dit-il « je serais passe par les armes » Soudain un bruit de voiture se fait entendre, le champs est libre, ce sont les amis de Boris, ils ne s’arrêtent pas mais leur crient. Remontez dans les voitures il y a un kilomètre avant la frontière Finlandaise.

Ils remontent en voiture et s’élancent à vive allure, une rafale de mitraillette tape dans l’arrière du véhicule de Boris. Ce dernier empoigne une mitraillette et arrose tant qu’il peut leur poursuivant. Soudain un bruit d’hélicoptère, il va falloir faire diversion. Alexeï ouvre la portière et aide de Boris balance sur la chaussée le Colonel et passe en force la frontière Finlandaise dont les barrières se referment derrière les trois voitures.

Les poursuivants ne se sont pas lancé à leur trousse voulant éviter l’incident diplomatique.

A suivre…

Le grand retour/19

Nous sommes à la frontière Finlandaise en compagnie du Consul. Il est 3 h du matin. Tout le monde règle sa montre et le Consul va nous attendre jusqu’à 10 h. Passé ce délai et s’il n’a aucun signe de l’un d’entre nous c’est que l’opération le grand Retour intitulé « Wolf « aura échoué.

Nous répétons chacun à notre tour notre rôle. Tatiana et moi nous allons revêtir une robe longue et noire ainsi qu’un voile et nous présenter à la porte d’entrée. Notre neveu sera notre chauffeur.

Sergueï sera dans la voiture de son frère avec le secrétaire du ministre, il m’avait avoué que son frère était avant tout un médecin et qu’il n’avait pas charcuté sans anesthésie Raspoutine. Amis, inconnus ou ennemis ils étaient semblables sur une table d’opération. Il l’avait mis en condition pour qu’il’panique, d’où le hurlement terrifiant entendu quand il avait approche son bistouri de ses attributs génitaux vu que la puce avait migré non loin.

Et surtout avec la pilule rose nommé la drogue de remplacement, il avait déliré et raconté des secrets d’état. Il avait même demandé au Consul l’asile politique. Ce qui à ce jour était suspendu au-dessus de sa tête pour voir s’il allait les aider ou raconterait ce qu’il savait. Mais il en ignorait les grandes lignes comme les petits détails. Sergueï décidera au dernier moment quel rôle lui et Constantin jouerait, mais il avait une idée derrière la tête, Lulu en était certaine.

Tous les autres hommes et ils sont nombreux puisqu’avec nous, nous avons une unité spéciale prête à intervenir au cas où ça tournerait mal. Mes beaux-frères ainsi que deux amis de Boris et d’Igor plus mon oncle eux vont intervenir par l’arrière de la maison. Là ils vont découper le grillage qui auparavant aura été débranché car s’ils étaient en résidence surveillée, la nuit les hommes allaient dormir et ne patrouillaient pas et ils avaient securisé la maison grâce à un grillage électrifié, nous le tenions de Constantin.

Tatiana et moi nous étions la diversion, on espérait qu’au moins Tatiana puisse rentrer avertir ses parents. Les préparer à s’enfuir. Après avoir répété chaque geste nous étions fin prêts.

A la frontière Russe, certains passeports ont été examinés à la loupe. Quand ils ont remarqué la présence du secrétaire du ministre de l’intérieur , ils ont bâclés le reste des papiers d’identité. Ils se sont courbé devant lui. Ce qui a eu pour résultat de faire rire Tatiana.

Nous voici dans la banlieue de Saint-Petersbourg, plusieurs fois Constantin s’est retourné, puis une fois hors de la ville à la bifurcation de plusieurs routes, Sergueï a fait arrêter l’ensemble des voitures, nous n’étions pas venus en Camping-car, et l’unité spéciale a passe en revue les voitures. Toutes avaient un traceur. Sergueï a posé une seule question à Constantin :

Lorsque tu les as accompagné leur as-tu demandé de placer des puces sur nos voitures ?

Oui, mais qu’est-ce que je viens de vous dire.

Que l’on risquait d’être suivi et que vu le nombre de personnes que j’avais l’un d’entre eux serait bien en capacité de trouver de quoi il s’agissait.

Et c’est le cas il me semble

En avant nous repartons, auparavant je vais donner des ordres, il y a 7 routes nous avons 3 puces, nous en mettons une sur notre voiture pour celle qui se rend devant la maison de nos parents. Advienne que pourra.

Alors que nous roulons depuis un bon quart d’heure nous apprenons que les puces étaient factices sauf sur deux des voitures. Aussi ils ont choisis la direction de la Baltique pour l’une et l’autre un retour à Saint-Petersbourg.

Il est 4 h30 du matin lorsque nous arrivons dans le village de mes futurs beaux-parents. Dès notre entrée par le petit chemin notre voiture est entourée d’une dizaine d’hommes armés et cagoulés. On se retrouve devant le portail et c’est Lulu qui commence à expliquer ce qu’ils font là.

Rapidement on lui coupe la parole en lui disant ne vous forcez pas nous savons qui vous êtes, la fille de nos prisonniers et sa future belle-fille.

Est-ce vous la belle-fille ?

J’hésite et Tatiana me fait signe de dire non je m’exécute elle doit bien savoir ce qu’elle fait et j’en rajoute une couche en affirmant être leur fille. Ils le posent un tas de questions, comme j’ai bien été brieffé, je m’en sors très bien.

Un haut gradé pointe son nez et demande :

Vous menez un interrogatoire ? Qui sont ces deux femmes ?

Elle c’est la fille de nos hôtes

Que veut-elle ?

Sergueï m’a dit plus tu fais durer le plaisir plus grande sont nos chances de sortir avec mes parents.

J’aimerais aller voir mes parents et leur présenter leur future belle-fille.

C’est la raison pour laquelle vous arrivez à cinq heures du matin ?

Oui

Expliquez-moi calmement et je pourrais peut-être accepté.

Bizarre, que manigance cet homme ? Mais je sais par ma montre connectée que Boris est dans la place. Je peux sûrement pousser plus loin mon cinéma. C’est certain qu’il faut que Tatiana rentre elle connait l’emplacement des bijoux de sa mère. Ceux-là sont destiné à moi, mais personne à part la famille n’ait au courant.

Bon, c’est votre belle-sœur qui va se rendre auprès de votre mère. Vous ne restez pas longtemps. Faites n’importe quoi et nous lui mettons une balle dans la tête.

Oui mon Colonel

Ouvrez le portillon qu’elle se débrouille avec les chiens.

Tatiana dans la voiture m’a tout expliqué. Le chien de la meute s’appelle Wolf, c’était comme pour Tony-Wlad son bébé. Dès qu’elle va rentrer les chiens vont lui obéir aux doigts et à l’oeil. La seule peur que Tatiana ait c’est qu’une fois qu’ils auront découverts de l’absence de ses parents ils tuent les chiens loups. Et jamais elle ne va pouvoir le supporter.

Lorsque Tatiana arrive dans le grand hall d’entrée elle aperçoit son frère Wladimir, elle n’a pas trouvé les chiens elle en a été fort étonné. Ce dernier lui explique que les forces spéciales les ont emmené, ils sont à bord des deux hélicoptères ainsi que leurs parents et il lui explique ce qu’elle ignorait

Il faut te rendre le plus rapidement possible dans la chambre de Maman, récupérer les bijoux destinés à Lucile, tu me donneras le reste plus l’argent de toutes leurs économies. La petite Greta que nous avions engagé à jouer son rôle à la perfection, elle avait bien expliqué à papa et maman que nous viendrons cette nuit. On va la récupérer dans la capitale. On lui rendra ses papiers véritables et elle retrouvera son identité et pourra ainsi rejoindre ses parents.

Tout en écoutant son frère elle a réussis à ouvrir le coffre de ses parents. Ils avaient sortis toute leur liquidité, il y en avait pour des millions. Dans un grand sac ils mettent tous les billets de banque et les carnets de chacun des comptes bancaires ouverts dans différentes banques étrangères. L’ensemble des bijoux de sa mère sauf la bague de fiançaille de leur arrière-grand-mère qui va aller à Lucile et qui lui sera rendu car c’est la sienne, elle se transmet en ligne directe, Lucile ne sera que la femme de leur frère.

Le petit écrin noir dans sa poche, elle se présente à un soldat qui discute avec Lulu. On dirait que ses deux-là viennent à peine de se quitter. Il leur dit :

Nous n’avons pas entendu les chiens japper pour quelles raisons ?

Je suis vétérinaire, les animaux j’adore.

Ah d’accord, votre belle-sœur je m’en suis souvenu je la connais.

Vous l’avez connu où ?

Avant qu’il me réponde je scrute son visage et soudain je me souviens de lui, mais qu’à pu dire Lucile elle ne connaissait pas mes relations de la fac.

Rapidement je saisis ce qui a été le seul sujet de leur conversation. L’autre crétin a juste parler sexe. A part m’être envoyé en l’air avec lui deux fois je ne vois pas de quoi ils ont pu causer. Mais il a envie d’affranchir sa belle-sœur comme il me dit d’un air goguenard.

Elle me faisait grimper au rideau, elle s’en souvenait bien j’étais m’a t elle dit un bon coup. Bon le Colonel va faire sa tournée avec les soldats d’ici trente minutes, déguerpissez.

On ne se le fait pas dire deux fois, surtout que maintenant tout est minuté. J’explique certains détails à Lulu qu’elle ignore :

Mes parents sont dans la voiture de Sergueï ainsi que les deux chiens, le grand Wolf et sa femelle. Ils ne vont pas passer la frontière ils vont partir en hélicoptère mais ils seront en territoire ennemi pendant cinquante kilomètres pour éviter que les engins quand ils s’envoleront fassent trop de bruit à proximité de la maison de mes parents. Surtout que ce matin il doit y avoir un échange entre un Russe et un Allemand d’où la présence de mon oncle.

Depêchons-nous de quitter ce pays j’en ai des frissons.

A suivre…

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