le voici aduler
par des serviteurs zélés
mais conspués
par ses amis de naguère
Il n’est pas fainéant
mais pas vigilant
par le bout du nez
il se fait mener
au fil du temps.
tu es un roi virtuel
dans un pays réel
tu te donnes des privilèges
alors qu’ils sont aboli
arrête ton manège.
Chaque soir tu perds ton âme
et fait vivre des drames
en étant tour à tour
le don juan de belles courtisanes
qui errent dans ta cour
Un jour tu perdras tes ailes
Quand l’une d’elles
fera de toi
un mendiant de l’amour
pour la fin de tes jours
O roi de ta cour imaginaire
J’avoue que tu me sidères
au fil des années
tu as rétrogradé
tu n’es pas sincère.
Si il te suffit d’un trône
pour être un nanti
alors je t’en prie
ne fait pas l’aumône
reste dans cette vie.

