Perdu sur la toile

Assis devant ce miroir sans tain
Tu regardes au loin
La vois tu , grand fou.
Au fil du temps tu ne sais ou
elle se trouve
et tu la cherches
dans chacun des visages
vu devant ton écran.
Tu es un mort vivant
tu t’abreuves de ses mots
Tu vois rouge
lorsque d’autres lui parlent
Tu deviens fou de douleur
pour chacun de ses écrits
même si elle te sourit
Tu es accroc
 d’une femme virtuelle,
c’est elle que tu convoites
Jamais elle n’a émis
l’idée que demain
vous partirez ensemble
vers cet ailleurs
auquel tu aspires.
Elle joue de tes émotions
s’empare de tes rêves
Les piétine, voir les bafoue
C’est une illusion.
Tes nuits sont peuplés
de  son corps que tu entr’aperçois
parfois
lorsqu’au paroxysme de la folie
ivre , tu la désires
Tu ne connais plus de répits
tu es fatigué
mais, chaque soir tu reviens
et allume ce qu’hier tu as éteins.
et tu espères qu’en fin
elle te dira viens.

Aux femmes

Pour parler des femmes
Il faut une journée
Je trouve cela infâme
de nous consacrer
un temps si court
alors qu’il y a tant de jours.
dans toute une année.
Les politiques parlent de parité
avant c’était l’égalité
aujourd’hui nous en avons terminé
d’être l’enjeu de la société.
De tous temps nous nous sommes
battues à vos côtés
Messieurs l’avez vous oublier?

Vous êtes allées au milieu des maquisards
Ce n’est point un hasard
si les missions dangereuses
étaient faites par les passeuses
vous aviez pour armes
votre sourire et un vélo
pour passer au nez de la gestapo
et parfois vos larmes
n’arrêtaient pas les armes
les tortures et la déportation

hier vous vous battiez
pour le droit à l’avortement
dans la rue vous étiez
des suffragettes conspuées
vous avez gagné pour nos générations
et celles d’après le droit
de vivre à la maison
ou de travailler
ainsi qu’une contraception
adaptée

De par le monde
des femmes aujourd’hui
se battent pour que demain
leurs enfants soient debout
il y a tant et tant à faire
pour que les fillettes ne soient
pas meurtris dans leur chair
par la main de l’homme
pour sauver la tradition.

Aussi nous apprécions la démarche
de parler de toutes celles
qui continuent ou qu’elle soit
le combat pour que d’autres
à leur tour soient célébrés
demain et toujours
Mais il ne faut pas que le lendemain
Elles redeviennent des inconnues
il faut le faire à longueur de temps
et d’années pour que cette
journée ne soit pas une goutte
d’eau perdue dans un océan.

La culture du bonheur

La vie est belle
Quand elle est faites de chansons
d’amour et de passion
Ce sont ces petites choses
qui font la vie en rose
Si tu n’es pas bafoué
Tu relèves la tête
Tu as droit au respect
Ne fais pas les choses à moitié
Ose croire en l’autre
Ne te laisse pas dominer.
Construis chaque jour
Comme si c’était le dernier
Tous nous avons droit au bonheur
Mais savons nous le cultiver
pour pouvoir le redonner
Encore et encore.

Images d'autrefois

J’ai trouvé au fond d’un coffret
Une boucle de tes cheveux
Ils étaient blond comme les blés
Avant la moisson de l’été.

J’avais oublié la couleur de tes yeux
Mais tout surgit du passé

A la vue de cette mèche.

Je revois la fossette de ton menton
Tes joues rebondi es et si rouges
par la morsure du froid

Tes allures de gamin des rues
et ton visage d’ange parfois.
.

Tu chaussais tes bottes
prenais ton ciré jaune
pour aller patauger
dans les flaques de notre cour

Tu ne rentrais que le soir
Ivre de l’air et du soleil
Ton sourire enjôleur
m’empêchait de te gronder
et tu es partis mainte fois encore.

Tu nous a fait les quatre cent coups
Mais tu revenais toujours au nid
Ton petit air mutin
me prenait au dépourvu.
Je te revois  aujourd’hui
repoussant d’une main
ta mèche qui tombait
sur ton front rageur.
Tu ensorcelais tes frères et soeurs
Ils étaient à tes pieds
tu jouais de leur naïveté
mais tu les faisais profiter
de tes largesses..

Un jour de grand vent
tu t’en es allé
tu as pris la mer
sur ce petit voilier
Et plus jamais
tu es revenu.


La fugue du facteur

Il s’en allait chaque matin
Sur son beau vélo
Parcourant avec entrain
Les monts, les vallées
Enjamba
nt les petits ruisseaux
Jamais fatigué
Il s’imaginait
être le messager
de la paix
qui emportait
des lettres d’amour
A ceux croisés le jour
Il était sur
Que parmi s’ y glissaient
des factures
Mais il imaginait
Plus de la luxure.

Au cours d’un de ces passages
Il rencontre une brunette
Elle a l’air bien trop sage
Il va faire sa conquête
Il lui offre d’abord une rose
Car les yeux baissés
Jamais elle n’ose
Le regarder.
Pouvez vous ma mie
poser vos yeux sur moi
Je n’ai jamais dévoré
de biche aux abois
J’aime vos émois
qui ravissent mon esprit.

Était il polisson
Ce n’est pas dit
dans la chanson
Ce sont juste mes idées
qui courent sur le clavier
Et  je vous les transcris ici.