Frimas

La nature est figée
Autour de nous tout est glacée
La voûte céleste a rejoint la terre
Nous sommes en hivers

Le ciel a saupoudré
D’un linceul sucré
Les champs, les prés
Même le canal est gelé

La rivière a perdue
Son doux clapotis
La cascade est suspendue
Entre jour et nuit

Le bois crépite dans la cheminée
Petit havre de chaleur
Pour la famille dispersée
Pour le labeur.

La lune a rendez vous avec la nuit
A notre porte un lumignon luit
Prenez le temps de vous arrêtez
Nous vous offrons l’hospitalité

Le sucrier

Ce matin en allant au grenier
j’ai découvert ce sucrier
recouvert de poussière
il était près de la soupière
pas moche, mais pas beau non plus
Quelle histoire  racontes tu?
Cela fait des années
ils t ‘ont délaissés
la vie est ainsi faites
Nul te regrettes
tu n’es plus au goût du jour
il en est finis de leur amour.
tu aurai préféré être cassé
comme les assiettes qui se sont fendillées
pour disparaître dans la poubelle
alors qu’elles étaient si belles.
Mais la mode passe
et la vaisselle trépasse.
Je vais te redonner une jeunesse
d’abord quelques caresses
pour t’essuyer tendrement
tu es si beau maintenant
que dans mon vaisselier
tu trôneras pour l’ éternité.

L'Amour s'en est allé

L’ amour s’en est allé
Sans un mot
Une page est tournée
Tout s’est fini trop tôt

Notre histoire était si belle
Tu voulais écrire une chanson
Pour te souvenir d’elle
Mais tu as perdu la raison.

J’aurai pu partir
Sans un regret pour le passé
Mais je me sais désirer
Comment puis-je fuir?

Est-il possible que tu m’ai oublié
 Ou sont passés nos rires
Et tous nos baisers
Les as tu laissé mourir?

C’était une histoire d’amour
Comme on en fait plus
Elle ne verra jamais le jour
Puisque tu as disparu

Tourné vers l'avenir

Ne regarde pas derrière toi
Va de l’avant
Sinon c’est vide de sens
Et tu perds ton temps

Ne t’attardes pas à ce passé
Qui flétrit comme une fleur fanée
Tourne toi vers ceux qui te connaissent
Jamais ils ne te blessent

Le soleil brille à nouveau
Sèches tes larmes mon coeur
Oublie ces petits malheurs
Et reprends ton sac à mots

Il y aura encore des lendemains brumeux
De tristes moments , des joies énormes
Mais tu sais pour qui tu comptes
Alors pars avec eux.

Coupable

Quand l’amitié est salie
Par des suspicions d’un autre âge
Lorsque tu te sens trahi
Par ceux qui ont de la rage
A parler de ta vie


Quand tu es humiliée
Par des reproches sorties du néant
Lorsque tu te sens écrasée
Par tes amis d’avant
A en avoir la nausée

Mais quels crimes as tu commis
Pour être jugé comme un assassin
Qu’est ce qui les motive à te clouer au piloris
Vont ils te châtier pour un rien
Ou faire fuir tes amis

Leurs paroles t’ont flagellés
Acculés ils te poussaient à l’erreur
Alors que tu ne voulais que du bonheur
Tu as osé leur résisté
Mais tu étais en pleur

Tu es à leurs yeux la seule coupable
Puis ce que tes mots sont impardonnables
Tu leur avait tout donné
Même ouvert ta porte
Ils ont tout saccagés
En un soir tu es morte.