MAJESTUEUX

Comme un voilier fendant les flots

Tu te dresses majestueux

Sous la voute des cieux

Oh pont de Millau !

Ta voilure claque au vent

Nous sommes si petit

Devant cet ouvrage

Fruit du labeur des hommes.

Debout sur ce promontoir

Nous t’admirons.

Te voilà si fier

En traversant la rivière.

A la croisée du chemin

J’allais sur le chemin

Vivifiée par l’air marin

Ecoutant le chant des oiseaux

Nichée dans les tamaris

Une modeste croix

Attiraitt mon regard

Ce mariage de vert et de pierres

M’invitait à m’attarder.

Assis sur le muret

Les cheveux au vent

Je rêvais.

Regard

Nulle ombre au tableau
Si ce n’est celle du temps
L’artiste avec son pinceau
Gomme les ans
Dans sa mémoire il donne vie
A ce quartier ou il est né
Sous nos yeux émerveillés
Il peint, et voilà que surgit
Les plus beaux colombages
De son cher village.
De ci de là, il met de la couleur
Aux fenêtres et balcons.


Ou
apparaissent de très belles fleurs.
Le peintre fait naître de l’ émotion
Il sait capter le regard
De ceux qui viennent admirer
Son oeuvre achevé.
Alors je me prends à rêver
L’espace d’un instant
Dans la ville je te vois jouer
Avec d’autres enfants.
Et si tu ne connais pas la gloire
D’un Matisse ou d’un Renoir
Grâce à ces mots jetés au hasard
Tout le monde va connaître ton art.


Amour naissant, amour d'adolescents.

Ce sont encore des enfants
Tout juste adolescent
Mais amoureux éperdument
Ils vont vivre leur amour naissant.

Ils sont partis un soir de brume
Ou il n’y avait pas de lune
Ils sont allés vers les dunes
Là ou les vagues sont en écume

Il passe ses doigts sur son visage
Modèle son corps
Comme un sculpteur
Il a oublié son âge

Elle a posé sa tête sur sa poitrine
Ses mains l’effleurent
Elle n’est plus une gamine
C’est un bouquet en fleur

Tendrement il la couche
Il la dévore de sa bouche
Le ressac va et vient
Il le fait aussi bien

Elle se donne à lui
Dans la moiteur de la nuit
Elle chavire en un cri
La voici femme pour la vie