Expressions libres.

Ne reste pas sur ta planète
reviens sur terre
Écoute ce que je te dis
je ne suis pas dans un monologue
mais un dialogue.
Ouvre ton esprit
ne soit pas dans ta galaxie
et sourde à mes écrits.
Ne voit pas l’amitié
sans anicroche
il faut parfois s’affirmer
ne pas rater le coche
cela nous renforce
sans nous détruire.
Si j’agis ainsi
c’est pour aller de l’avant
ne pas rester statique
et perdre son temps
à se faire plaisir
à doses de compliments.
Ne sois pas pathétique
j’ écoute tes arguments
prends en compte les miens.
sans peur des lendemains.
Ceux qui n’étaient pas d’accord
ne pleuraient pas comme des enfants.
Juste ils exprimaient un point de vue
différent du tien
mais connaissaient leur sujet.
Et par tes dires
tu les juges toi aussi.
Tournons la page
repartons sur notre nuage
C’était un arrêt sur image
dans  un monde virtuel
si près du réel.

La grippe

La voilà, elle court
elle grimpe, elle s’insinue
l’un la voit là,
l’autre l’espère loin
elle fait battre des montagnes
est dans tous les débats.
Chacun l’espère chez son voisin
et se lave les mains
du soir au matin.

Un éternuement  et tous s’enfuient
Autour d’elle
il y a plus de bruit
que de maladie
mais elle se fraye son chemin
dans la jungle de ses ennemis
Chacun espère ne pas la récupérer
et chasse de leurs tête
l’image de ce spectre
Ils en rient  et s’en moquent
Ce n’est qu’une invention
pour faire marcher
l’industrie pharmaceutique
selon les uns
Une idée médiatique
selon les autres.

Un virus qui prends le monopole
de nous faire oublier
le reste, on extrapole
sur les composants chimiques
de ce vaccin,
Personne ne rigole
mais tous font  comme
du moment que cela ne nous touche
pourquoi le verrait on à notre porte.

Il y a les pour, les contre
les plus sages sont ceux qui connaissent
l’étrange pouvoir du mal
ils s’en protègent à leur manière
sans tapage, sans fioriture
Utilisant les recettes
de Grand mère
ou composant avec dame nature
une drôle de mixture

Un vaccin à la mesure
d’une cabale, on aura tout vu
ressaisissez vous et
ne jouez pas au mouton
de Panurge.
Me serai je prise
à rêver , que j’étais moralisatrice
à la manière de La Fontaine.
Voyons, je suis comme vous
chercheuse de vérité

La grippe est bien là
n’en doutons pas
elle se jette sur celui
qui s’y attends le moins
Avez vous réfléchis
a l’impact sur notre  économie
si nos entreprises se vident
à cause de la maladie
n’accusez pas un tel
de jouer avec nos vies
car elle prendra au hasard
chez les petits
comme chez les nantis
Serai-ce parce que nous sommes
impuissants devant elle
que nous accusons la santé
d’être une effrontée.

Anniversaire de mariage

Soixante ans de mariage
nous a réunis
les grands, les petits
Pour fêter dignement
vos noces de diamant
Nul trace de vos âges
Vous êtes comme hier
Notre mère, notre père.
Vous n’avez pas changés
A nos yeux émerveilles
Seuls nos âges
Nous rappellent le temps passé.
Quelle belle journée
Nous avons partagés
Sur le mur des photos
égrenaient votre vie
de votre mariage
aux derniers nés
de vos arrières petits enfants.

Une femme discrète

A petit pas elle est entrée,
sa démarche n’est que grâce
elle n’a fait aucun bruit
juste un léger froissement de ses habits.
Elle s’est assise à tes côtés
avec son charme désuet,
tu étais là
attendant ton tour
chez ta  coiffeuse.

Tranquillement elle s’est assise
toute menue dans sa robe grise.
Discrètement tu l’as observé
ces cils étaient bien ourlés
tu lui as trouvé un air triste
mais paradoxalement elle riait
son regard velouté était délicieux
on y voyait le ciel bleu.
Son visage était sans pareil
c’était une merveille
Tout à coup elle te dis ceci
Que son mari était partis
juste deux mois auparavant.
Elle revenait sur des lieux de souvenirs
pour pouvoir les faire revivre
comme si elle les partageait avec son époux.
Il irradiait d’elle un bien être
mais son expression était lointaine.
Puis, toi tu t’en es allée
Et elle est restée
un petit signe de la main
un sourire à peine ébauché
vous vous êtes quittés.

Le roi virtuel

Il est roi d’un pays imaginaire
le voici aduler
par des serviteurs zélés
mais conspués
par ses amis de naguère

Il n’est pas fainéant
mais pas vigilant
par le bout du nez
il se fait mener
au fil du temps.

tu es un roi virtuel
dans un pays réel
tu te donnes des privilèges
alors qu’ils sont aboli
arrête ton manège.

Chaque soir  tu perds ton âme
et fait vivre des drames
en étant tour à tour
le don juan de belles courtisanes
qui errent dans ta cour

Un jour tu perdras tes ailes
Quand l’une d’elles
fera de toi
un mendiant de l’amour
pour la fin de tes jours

O roi de ta cour imaginaire
J’avoue que tu me sidères
au fil des années
tu as rétrogradé
tu n’es pas sincère.

Si il te suffit d’un trône
pour être un nanti
alors je t’en prie
ne fait pas l’aumône
reste dans cette vie.