La fugue du facteur

Il s’en allait chaque matin
Sur son beau vélo
Parcourant avec entrain
Les monts, les vallées
Enjamba
nt les petits ruisseaux
Jamais fatigué
Il s’imaginait
être le messager
de la paix
qui emportait
des lettres d’amour
A ceux croisés le jour
Il était sur
Que parmi s’ y glissaient
des factures
Mais il imaginait
Plus de la luxure.

Au cours d’un de ces passages
Il rencontre une brunette
Elle a l’air bien trop sage
Il va faire sa conquête
Il lui offre d’abord une rose
Car les yeux baissés
Jamais elle n’ose
Le regarder.
Pouvez vous ma mie
poser vos yeux sur moi
Je n’ai jamais dévoré
de biche aux abois
J’aime vos émois
qui ravissent mon esprit.

Était il polisson
Ce n’est pas dit
dans la chanson
Ce sont juste mes idées
qui courent sur le clavier
Et  je vous les transcris ici.


Expulsion virtuelle

Dans un monde imaginaire
Dont vous ne connaissez
même pas l’existence
Il s’est passé aujourd’hui
Un fait divers
Qui n’aura aucune conséquence
Sur vos vies

Par leur savoir faire
Certaines personnes ont crée
Un site surnommé chat
Ils le mènent à leur guise
Je ne leur en fait pas grief.
Ils observent sans les voir
Les humains qui se rencontrent
Ils se sentent investis
par des pouvoirs
Et vous donnent des postes
A responsabilité.
Vous vous sentez flatté
Mais vite vous déchantez
Vous avez droit de vie  ou de mort
Sur leur sujet
Mais restez dans leur moule
Sinon ils vous roulent
Dans la farine
Et vous vous apercevez
 Que le bon temps se termine
Ils vous virent
Sans autres formes de procès
Pas d’avocat
Pour plaider votre cause
Vous avez eu tort de jouer
Eux par contre vous ont piégé
De la manière la plus vile qu’il soit
En plaçant sur votre route
Un être humain corvéable
et malléable à souhait
Mais le salaire est il conséquent?
Tous travaillent bénévolement
Comme vous avant
En tireraient ils une gloire?
Allez vous leur décerner 
L’auréole des saints?
Auront  ils la légion d’honneur?
Pour leur coup de poignard
Donné en plein coeur.

Ai je ce soir en mon âme de poète
L’envie  de vous clouez au pilori
Je prends le parti d’en rire
Mais j’en fait part
A tous ceux qui viennent me lire
Je préfère ma place
A la votre,
J’ai au moins gardé
mon âme d’enfant
Car voyez vous
C’est de moi qu’il s’agit
Je n’ai commis
Aucun crime
de lèse majesté
Ni faillis à ma tache
Ma tête est ailleurs
Au pays des rêves
Et resté devant un écran
pendant des heures
pour surprendre votre faute
n’est pas pour moi
Car je suis au dessus de la mêlée
Je voyage dans les étoiles
Je vous donne du rêve
Pas de l’humiliation
ni du dégoût.
Surtout me direz vous
Ce monde est virtuel
Il ressemble tellement
A celui ou nous vivons
Que ces créateurs là
Ont dû se prendre
A leurs propres jeux
Et devenir Dieu.

ça suffit!

Pas envie de vous faire peur
La réalité est plus sombre encore.
Juste dire , ça suffit!
Et le crier
Le temps d’une poésie.

Ce matin grand évènement
La ville est en émoi
Plus rien ne sera comme avant
Ouvriers, employés , cadres n’ont plus d’usine
Tout s’est envolé jusqu’à leurs machines
Ils ont même pris les tuiles du toit.

Hier ils étaient encore trois cent
Depuis le dernier licenciement
Ils sont devant les grilles
cadenassées et surveillées par des gorilles.
Ils sont en colère
Qui va pouvoir les faire taire.

Leur outils de travail a disparu
Dans un pays perdu
Ils auraient pu se battre
Pour endiguer ce désastre
Hélas il est trop tard
Leur horizon est noir.

Puis-je vous dire ici
Endiguez l’hémorragie
Demain la terre sera peuplée
Par des êtres anémiés.
Une piqûre de rappel
Vous ramènerait elle
dans un monde plus civilisé?

Amis, passants qui me lisez
Ne me faîtes pas de procès
Pour vous avoir bousculé
Ces mots sont bien la réalité
Vous aviez tendance à l’oublier
Et je le savais.

Je ne sauverais pas la terre
Avec mes écrits
Juste les crier à l’univers
Pour dire ce qui se vit

Toute ressemblance  est purement fortuite, il y en a tant et tant que s’en inspiré était facile….

Amour impossible

Tu aurais tant voulu le rencontrer
Ailleurs que dans ces contrées
Ou rien ne fleurit
Si ce n’est la mort
Mais les minutes s’ajoutent aux heures
Et la vie défile trop vite
Nul ne sait freiner le temps
Si tu l’avais su
Aurais tu pu arrêter
La balle qui l’ a tuée
Tu avais pour bagage
Tes cris, ton désespoir, ta rage
Il n’avait pas de fleurs à son fusil
Juste le bruit d’un orage
Au loin l’écho des armes
Répondent à tes larmes
Il git sur cette terre aride
Tâche de sang encore humide
La mort croise la vie
Là ou la haine remplace l’amour
Il n’a pas vu le jour
Se lever dans le désert
Il en est ainsi mon frère.

Pensées du soir

Dans mon fourre-tout d’amour
Ou j’ oublie mes rêves
Je fais une petite trêve
Mon crayon est au repos
Tout comme mon cerveau
Je serai bientôt de retour
Pour engranger l’espoir
Non, ne broyer pas du noir
Je viendrais vous faire vibrer à nouveau
C’ est juste une pose
Je réfléchis au sens des choses
Il ne suffit pas d’être
Encore moins de paraître.
Je ne cherche pas la gloire
Ni même la notoriété
J’aime venir le soir
Quand vous dormez
Et au petit matin vous découvrez la vie
Dans mes écrits.
Ils sont chargés de peines et de joies
Ils ne sont pas là par hasard
Osez votre regard
Sachez vous taire
Ou poser un commentaire
Bien que je préfère
Même lire la critique
Si elle n’est pas trop pathétique
Je ne vous ferai pas un pieds de nez
Je suis âme bien née.