À toi mon ami !

Zoheir

Toi mon ami, mon frère

Au-delà des frontières

Je te dédis ces quelques vers

Nous nous sommes rencontrés

Mais jamais croisés

La vie est ainsi faites

Elle joue les trouble-fête .

Après avoir fait connaissance

Nous avons oublié nos différences

Nos religions auraient pu nous diviser

Elles nous ont rapprochés.

Toi tu habites Constantine

Moi Montceau-les-Mines

Même nos villes sont amies

En une belle alchimie.

Toi mon ami, mon frère

Avec amour et respect

Prions pour la Paix

Au-delà des frontières

Nous sommes solidaires .

Fait le 29/10/2023 Copyright

EvaJoe

Insidieuse

Elle est là , elle attends son heure

A ma porte comme un voleur

D’abord elle envoie des signes annonciateurs.

 

Puis petit à petit rentre dans ma vie

Et, bien entendu toujours la nuit.

 

Une première fois

je la combat

Et la repousse

Mais elle est habile

Elle se faufile.

 

La seconde fois je capitule

Elle s’en prend à ma rotule

La malaxe, la triture

Ce n’est pas de bonne augure.

 

S’en est finis de mon sommeil

La douleur s’installe.

 

Je suis en dent de scie sur l’ordinateur car je dors lorsque je n’ai pas de douleur…Souvent au petit matin, épuisée par une nuit sans sommeil…

 

 

 

 

 

Sanglots

 

 

 

Dans la nuit un cri

A percé le silence.

Des sanglots,

Des larmes,

Des pleurs.

Il faut crier

Pour ne pas perdre la vie

Pour empêcher son cœur

D’étouffer le corps

Et de l’emballer.

 

Les sanglots étouffent

serrent

la respiration se raréfie,

La douleur s’intensifie.

 

J’ai mal ose dire la voix

Mal à crever.

 

Hier j’ai senti mon cœur s’arrêté

Un étau enserrait ma gorge

Alors j’ai préféré crier.

Pleurer

Pour ne pas mourir de chagrin.

 

 

Les paroles s’envolent

Les écrits restent

Ce n’est qu’un proverbe

Mais il se vérifie!

 

Comment les effacer?

Tout recommencer!

 

 

C’était comme un pyromane

Qui brûlait mon cœur

A m’en faire perdre la raison

Car dénué de sens.

 

Couvait-il sous la braise?

Comme celui qui te « baise »

Et s’en va sans regarder derrière

Heureux de son pouvoir.

 

Qui doit pardonner?

Est-ce celui qui souffre

Ou toi qui me  blesse

Mais l’une et l’autre

sont l’autre et l’un.

L’envers du décor

Où le décor de l’envers.

 

Tout se brouille!

 

Pour parler ce jour

Il faut comprendre hier

Et ne pas s’enliser

Dans des non dits ou des on dit!

 

Faut il garder sa place

Reprendre le vouvoiement

Pour avoir de la distance

Afin d’en corriger toutes les déviances.

 

Comment oublier cette lecture d’une minute?

Qui a mis à mal une amitié de dix ans

Et je constate amèrement

Qu’en une minute

Sa vie peut basculer

Sans arrêter le temps.

 

Mais…

 

La nuit venue, il y a eu d’autres mots

Réparateurs,

Ouverts sur le pardon.

 

Au petit matin l’encre ne s’est pas effacé

Je te pardonne

Sur l’écran blanc brillait.

 

Fait au bord de mon canal par une nuit sans fin EvaJoe  

 

 » Les larmes sont le langage muet de la douleur » (Voltaire)

 

la- corde – Paris

montage Gibee

 

Hier il ne respectait pas les femmes

Cet être  est infâme

Avec sa houppette

sur la tête

Tu te « trumpe » énormément

 

Il a pris la corde Paris

L’a piétiné et jeté aux orties

Avec beaucoup de mépris

Médiatiquement 

Tu te « trumpe »  énormément.

 

Pollueur de l’extrême

Ecoute le Monde entier te jouer un requiem

Et dans sa tombe crie La Fayette

Tu es tombé sur la tête

Et tu « trumpes » énormément.

 

Avec tes mots tu as saccagé

La terre entière mais tu t’es encagé

Dans un piège mortel

Où tu  sabordes ton pays et le démantèle

Tu te « trumpes » énormément

 

Au plus fieffé des menteurs

Nous crions tous en chœur

Tu n’amuses pas la galerie

Tu es le bouffon de l’ignominie

Tu nous « trumpe » énormément.

 

 

Les Seychelles vue de la Station spatiale et prise par Thomas Pesquet notre astronaute

La corde Paris nous te le passons au cou

Sens tu arriver le vent qui te secoue

A la statue de la Liberté nous te pendons

et dessous nous dansons le rigodon

Car tu te « trumpe » énormément.

Errance de la nuit

Encore une nuit auréolée d’insomnie

Pourtant les yeux sont lourds

Pour cette tendre agonie

Morphée à mon appel reste sourde.

 

Ces quelques heures qui s’égrènent

Sont longues comme un jour sans fin

Les yeux grands ouverts plus rien je ne gouverne

Même pas l’envie de me lever pour assouvir ma faim.

 

A portée de main une grande feuille

Noircie de kilomètres d’écrits

Le temps condamne même mes cris

je suis ce bateau ivre s’échouant sur les écueils.

 

Lorsque enfin je m’endors

je fais une overdose

De papiers chiffonnés à l’odeur de rose

Surgi de ma boîte de pandore.