Violeur d'esprit

Nos écrits sont pillés, je suis dévorée par la haine 

dans l’enfer des blogs, sur nos pages nul trace d’adn

en toute impunité ils ont franchis nos barrières illusoires

à nous ils ne restent que nos larmes au fond d’un mouchoir.

 

Nos textes sont foulés aux pieds et déversés sur la toile

par des mains , des regards ironiques, pleutre squale.

Facilité ou imbécillité, je vais vous taillez un costume

je déverse sur vous du goudron et nos plumes.

 

Nos poèmes sont copiés et  jetés à la face du monde

lus ailleurs, en sont ils plus beaux, ils font une autre ronde

Ils ont perdu leur âme, leur sens, leur vie sans notre nom

Brandissons l’étendard de la révolte, dénonçons ces écrivaillons

 

Poètes plagiés soyons solidaires, levons nous et trouvons la parade.

Etres vils et infâmes incapable d’écrire nous crions à la mascarade.

Sachez que vous êtes voleurs de mots, idées, cris et poésies

que la loi du plus fort restera celui de nos plus beaux écrits.

 

Ce soir j’avais dans mes tiroirs accouchée d’ un autre poème

mais devant leur méchanceté j’ai oublié ce que j’aime

car lorsque l’on écrit on donne le plus profond de nous mêmes

ainsi que le meilleur que ce soit pour le premier ou pour le millième.

 

Pour moi vous n’êtes pas seulement voleur, mais violeur de mon esprit

je ne sais si je me suis bien fait comprendre, mais vous avez mon mépris.

Torrent ou eau dormante

Faut il toujours rester conventionnel

ou faut il se montrer sous son vrai jour

a trop vouloir limiter les dégâts

les provoquerais je pas?

Appuyer nonchalamment sur ma main

je me pose parfois ses questions

est ce à moi d’y répondre

ou demanderais je l’avis des autres.

Des fois je boue intérieurement

au risque d’exploser

le résultat en serai pire

mais au moins vous seriez éclaboussé.

Au fil du temps , j’ai mis de l’eau dans mon vin

mais parfois je me fais peur

lorsque d’un mot

j’éloigne ceux qui riaient tout bas

ils ne reviennent jamais à la charge

une seule fois suffit.

Pourtant je suis comme l’eau dormante

qui coule dans le marécage

mais à la première pluie

j’arrive et je saccage

et je ne vous parle pas d’orage

car là je suis débordante d’énergie.

 

Il ne faut ni excès, ni passivité

juste être soi même

mais savoir canaliser

les émotions les plus fortes

les cris de rage ne font rien avancer

tout au plus envenimer.

Alors calmement je vous le dis

c’était juste histoire d’écrire

quelques mots

sans qu’ils soient maux.

 

 

Enfin!

 

 

Dans sa main elle tient une plume

ramassée hier dans la basse cour

tout près de la vieille enclume

Elle gisait là écrasée par la roue de secours.

 

Il lui suffisait de se baisser

de la prendre et s’en aller.

à peine en main elle s’était senti oppressé

elle ne l’avait pas volé.

 

Tout le monde allait comprendre 

demain  elle allait écrire ses rêves

il fallait juste attendre

et à son tour être une élève.

 

Désormais dans son école

elle sera comme tous les enfants

une jolie fillette , chez Madame Nicole

pour elle plus de faux-fuyant.

 

Elle dessinera à l’encre de chine

des lettres magiques

sans être une héroïne

si elle ne sait pas, ce ne sera pas tragique.

 

Sa plume dans sa poche

la voilà devant la bâtisse

il la dévisage, serait-elle moche

juste café au lait comme une métisse.

 

Elle franchit la haute grille

traverse sans voir personne

elle a mis ses belles espadrilles

elle que l’on dit polissonne.

 

Enfin elle était en France

pas un bruit dans la classe

quand elle a racontée sa longue errance

juste des larmes et aussi de l’angoisse.

 

De sa belle plume trempée dans l’encre

elle écrit désormais de beaux livres

auprès de l’océan elle a jeté son ancre

avec les siens plus besoin de survivre.