Je n’aime pas ces vautours
Qui viennent à pattes de velours
En profitent pour déchirer mes pages
Et mènent grand tapage.
Dans mes songes je ne vois que des roses
Ou sur leurs pétales j’écris de la prose
Je délaisse ces fleurs pleines de ronces
Elles ne me donneront pas de réponses
Je rêve à ces feuilles vierges ou ma passion s’égare
Et je vois mes mots emergés du brouillard
C’est dans ces petits papiers que se cachent mes trésors
Ils ne sortiront pas de ma boîte de pandore.
Dans une douce torpeur je surgis de la nuit
Je repousse de ma main ce qui m’a nuie
Je préfère l’ombre au- devant de la scène
Je m’y retrouve comme un poisson dans la Seine.
Dans le grand livre de la vie ce soir le soleil brille
Des étoiles m’ont offert le plus beau des quadrilles
Leurs mots font une farandole dans mon ciel azur
Sur la portée de l’amour ils marquent la mesure.
