Acrostiche avec mon imaginaire et mon prénom

 

E         
Evasion de mes pensées
V          Vagabondage dans un univers féerique
A         Amour  à vous donnez
J         Joie de voir vos yeux brillés
O        Originalité de  Moi à Vous
E        En fermant mes paupières j’imagine vos
rêves.

La complainte du téléphone

Au fond de sa poche
Il  laisse
son portable flambant neuf
faut dire qu’il travaille.

Le téléphone s’esclame
ça sent le tabac froid
et c’est tout noir.
Mais il y a un mouchoir
je suis blotti
tout contre lui
il sent la menthe poivrée
d’un parfum pas bon marché.
Une cigarette à moitié fumée
contente d’être sauvée
se dandine à mes côtés.

Un vieux briquet
aux couleurs passées
est comprimé
par le trousseau de clefs.

Sil elles me caressent
elles vont savoir qui je suis
je ne puis donner de la tendresse
à un tas de ferraille qui brui.

Je joue une belle mélodie
une main impatiente me saisie.
C’est son amour qui lui dit
 des je t’aimes à l’infini.

L'artiste peintre

Dans cette immense beauté
le peintre s’est installé
Une myriade de couleur
donne au temps une odeur

Une ribambelle de pinceaux
se mélangent aux feuilles
toutes sont paré de manteaux
multicolores.

Ça et là s’entrelacent
ces fleurs du mal
sous les doigts de l’artiste
renaît le paysage automnal

De son doigt agile
il caresse sa toile
comme une main malhabile
aux premiers émois

Sous son pinceau
le paysage revit
il connaît ses limites
pour s’exposer ainsi.

Regards échangés!

Tu as posé tes yeux de velours
sur mon visage
j’ai senti le souffle
de ton étreinte
envahir mon corps
tu ne m’as pas touché
juste regardé.
Tu as bousculé
mes pensées
tu as tout effacé
j’ai même rêvé à tes baisers.
J’étais seule, abandonnée
sur ce quai
aucun train ne passait
ton regard de braise
m’ a transporté
au delà du rêve
j’ai voulu te fuir
mais tout nous a rapproché
je regardais ailleurs
t’ésperant près de moi
je suis partie te laissant là.
Dans toutes les gares
je t’ai cherché
je ne savais rien de toi
je te connais
à travers ton regard
Je me sentais unie
à toi, pour la vie
Puis, tout s’est fissurée,
la vie s’est enfuie
et ce matin
par le plus grand des hasards
je t’ai retrouvé.
Je n’ai pas laissé
une nouvelle fois
passée ma chance
je t’ai embrassé
pour l’éternité.

Larmes

A l’aube de ta vie
Tu connais le chagrin
de paille
vite oublié
par un baiser

Puis tu grandis
te voilà enfant
de pleurs en pleurs
pour un petit malheur

A l’adolescence
Ce sont les larmes
de l’au revoir
à l’enfance

Puis le chagrin
arrive avec le temps
aux premiers amours
fuyant.

Pour les parents
C’est le temps
des joies des peines
sans pleurer

Puis à la fin de ta vie
sur ton visage ridée
une larme a coulé
c’est le temps qui s’enfuit