Amour éphémère

Il aime pour une photo donnée
un regard à peine ébauché.
Une voix entendue la nuit
le fait frémir d’envie.
Elle ne veux être en cage
elle est trop sage
et n’est pas à la recherche d’amour
juste passer les jours
et se distraire.
C’est éphémère
Va-t-elle réussir
à le convaincre de partir
s’en aller refaire  sa vie
loin d’ici.

Casting

Elle s’avance fragile
toute menue, gracile
Elle est belle
femme sans ailes
Qui est cette poupée?
Tout de noire habillée
Elle a un port de reine
la voici dans l’arène.
Va-t-on la mettre à mort
cette femme fleur.

Elle tourne, danse
virevolte en cadence
Salue, sourie tel un automate
Dans la pénombre un homme gratte
des sons mélodieux
qui la pousse aux cieux.
Les applaudissements éclatent
Elle s’en va
et laisse sa place
à une autre star sans palace.

Ce ne sont que des enfants
poussés par leurs parents
Ils n’ont pas de jeunesse
connaîtront que les caresses
de mains furtives
qui les blessent
et les laissent
seuls dans le noir
sans espoir.

Pères et mères croient en leur réussite
mais pour eux c’est une fuite
sans fin et sans lendemain
Une seule sera sacré
reine des pommes
ou des hommes
Qu’importe le nom
derrière tout cela
se cache des cris, des pleurs
et beaucoup de douleur.

Bousculade dans le jardin!

Ce matin , dame nature
a pris sa robe de verdure
Hier encore,
tout était mort.
Les arbres fruitiers
se sont parés
de milliers de fleurs
multicolores.

Le cerisier se dresse
majestueux
et couve d’un regard
cérémonieux
le jeune pêcher qui ose
étaler  ses fleurs roses.

Les primevères jouent les déesses
aux pieds de ces ringards
ils se prennent pour des dieux
car ils ont la tête aux cieux.

Ils se bousculent tout à tour
pour montrer leurs atours
même le saule pleureur
a un air rieur

Le mystère de la dame blanche

En  ce matin ou l’hirondelle
s’envole à tire d’aile
Une femme  vêtue de blanc
glissait d’un pas aérien
au dessus d’un champs.
Surgit de nulle part
avec un air hagard
elle vogue sur la prairie
puis, brusquement plus rien
elle s’est évanouie.

Est-ce légende ou vérité
Nul ne le sait dans ses contrées
Mais elle affole encore
Elle serai venue d’ailleurs
personne ne sait
ou elle allait.
Les anciens se signent
lorsqu’elle apparaît

Au détour d’une route
je l’ai vu
j’en frissonne encore
elle agitait sa main
c’était un soir d’été
voulait elle nous arrêter
c’était là bas
en Savoie
sur une route déserte
il faisait nuit
et c’était la pleine lune.

L'homme qui voulait s'en aller

il était si las
Si mal ici bas
il voulait partir
s’en aller et mourir.
La vie sans son amour
ne valait plus rien.
Il pensait aux jours
heureux passés
avec sa bien  aimée.
Et maintenant , le voici
seul, abandonné de ses amis
sans sa douce princesse
son petit lutin
il pense à ses caresses
revoit ses mains
glisser sur sa peau.
Il prends son couteau
se taillade les veines
il a tant de haine
envers celui
qui a démoli
sa vie.
Il sent son corps
se refroidir
Qui le regrettera
il veut nous fuir

Espère que cette nuit
des hommes malheureux
trouveront sur leur route
des amis
pour les soutenir
et les aider
à surmonter
leur avenir.