A Toi Faloussa

Je la voyais dans le ciel d’été
Éblouissante de beauté
C’est d’elle dont je rêvais
J’en étais persuadé
Je l’avais croisé
Mais jamais je n’avais osé
m’arrêter et l’approcher.

Depuis je suis fou d’elle
Elle attends chaque jour
mes appels.
Ma voix lui donne des ailes
elle en  oublie ses maux.

Ton regard de braise
et ta bouche fraise
mettent mes sens
sans dessus dessous.
Le monde peut s’arrêter de tourner
On s’en fou.


De toi je suis folle
Me murmure t-elle
Pour s’aimer nous vivons cachés
Mais nous sommes ensembles.

Doucement je passe ma main
Sur ton visage
Tu es si sage
Que je n’ose aller plus loin
Ton sourire est pour moi
Une si grande joie
Lors de ces jours sombres
Ou je te cherche comme une ombre.

Demain les amandiers refleuriront
Et, nous nous aimerons
Oui Toi, ma Faloussa…

Rencontre inattendue

Par un après midi ensoleillé
ma vie a basculé
grâce à un panier
remplis de cerises.
J’ai lié connaissance
avec une femme exquise
Cela se passait
tout prêt de chez moi
au bord du canal

par une journée estivale
Nous nous sommes jamais quittés
Dans ton pays je suis allé
le mien tu as visité
d’années en années.
Il n’y a jamais eu
d’amour entre nous
Seule une belle amitié
qui subsiste au fil du temps.
J’ai épousé une femme délicieuse
et toi un homme adorable
Depuis les années ont passés
Nos visites se sont estompées
Nous écrivons de beaux courriers
échangeons des photos de nos familles
Car deux de nos enfants vivent ensemble
Et, tout cela grâce à un sourire  donné

Perdu sur la toile

Assis devant ce miroir sans tain
Tu regardes au loin
La vois tu , grand fou.
Au fil du temps tu ne sais ou
elle se trouve
et tu la cherches
dans chacun des visages
vu devant ton écran.
Tu es un mort vivant
tu t’abreuves de ses mots
Tu vois rouge
lorsque d’autres lui parlent
Tu deviens fou de douleur
pour chacun de ses écrits
même si elle te sourit
Tu es accroc
 d’une femme virtuelle,
c’est elle que tu convoites
Jamais elle n’a émis
l’idée que demain
vous partirez ensemble
vers cet ailleurs
auquel tu aspires.
Elle joue de tes émotions
s’empare de tes rêves
Les piétine, voir les bafoue
C’est une illusion.
Tes nuits sont peuplés
de  son corps que tu entr’aperçois
parfois
lorsqu’au paroxysme de la folie
ivre , tu la désires
Tu ne connais plus de répits
tu es fatigué
mais, chaque soir tu reviens
et allume ce qu’hier tu as éteins.
et tu espères qu’en fin
elle te dira viens.

La culture du bonheur

La vie est belle
Quand elle est faites de chansons
d’amour et de passion
Ce sont ces petites choses
qui font la vie en rose
Si tu n’es pas bafoué
Tu relèves la tête
Tu as droit au respect
Ne fais pas les choses à moitié
Ose croire en l’autre
Ne te laisse pas dominer.
Construis chaque jour
Comme si c’était le dernier
Tous nous avons droit au bonheur
Mais savons nous le cultiver
pour pouvoir le redonner
Encore et encore.

Images d'autrefois

J’ai trouvé au fond d’un coffret
Une boucle de tes cheveux
Ils étaient blond comme les blés
Avant la moisson de l’été.

J’avais oublié la couleur de tes yeux
Mais tout surgit du passé

A la vue de cette mèche.

Je revois la fossette de ton menton
Tes joues rebondi es et si rouges
par la morsure du froid

Tes allures de gamin des rues
et ton visage d’ange parfois.
.

Tu chaussais tes bottes
prenais ton ciré jaune
pour aller patauger
dans les flaques de notre cour

Tu ne rentrais que le soir
Ivre de l’air et du soleil
Ton sourire enjôleur
m’empêchait de te gronder
et tu es partis mainte fois encore.

Tu nous a fait les quatre cent coups
Mais tu revenais toujours au nid
Ton petit air mutin
me prenait au dépourvu.
Je te revois  aujourd’hui
repoussant d’une main
ta mèche qui tombait
sur ton front rageur.
Tu ensorcelais tes frères et soeurs
Ils étaient à tes pieds
tu jouais de leur naïveté
mais tu les faisais profiter
de tes largesses..

Un jour de grand vent
tu t’en es allé
tu as pris la mer
sur ce petit voilier
Et plus jamais
tu es revenu.