Esprit vagabond

Je t’aime comme ce poème
Écrit en ce matin blême
Ou la nature est assoiffée
De gouttelettes de rosée

Je t’aime comme ces écrits
Qui s’envolent vers mes amis
Quand l’esprit voyage
Sur un petit nuage.

Je t’aime dans ces moments de folie
Ou nous formons qu’un pour la vie
Lorsque nous grimpons
Aux sommets avec passion.

Regrets

Ce soir d’hiver ou je t’ai rencontré
J’en ai voulu au temps d’aller
si vite.
J’ai posé ma tête sur ton épaule
Tu as caressé mes cheveux
Je t’ai senti heureux

Au souvenir de tes lèvres
Mon corps
s’en souvient encore
Nous étions tous les deux
Sur un nuage flottant au cieux.
Passagers sans frontière
Voyageant dans les airs.

Puis inexorablement
le temps
Nous a poussé plus loin
Et ce fut la fin.
Nous sommes chacun de notre côté
C’est cela la réalité
Vivant de nos souvenirs
Nous pourrons repartir.

Etrange

La femme s’agite sur son lit
Nul bruit
Si 
ce n’est le souffle régulier
 de l’homme à ses côtés.
 Ses nuits sont peuplées
De rêves étranges
A chaque fois le même
songe
Un bel inconnu
 Met son cœur à nu
Son corps est parcouru de frissons
Un regard la sonde au plus profond.
Elle gémit sous sa bouche
 Lorsque sur elle , il se couche.
 Comme des volutes de fumée
Elle se sent transportée
Jusqu’au septième ciel.
 Puis brutalement elle se réveille
 Avec l’impression d’être dans un trou noir
Ou personne ne pourra la voir
Son corps couvert de sueur
 A ses lèvres le gout d’un baiser
 Elle est enveloppée d’une intense chaleur
 Un regard sur son compagnon
 Il dort à poings fermés
 Mais que c’est il passé?

Folie du virtuel

Pourquoi voulez vous croire
Que ce qui se passe
de l’autre côté d’un miroir
N’a rien à voir
Avec la réalité
Les mesquineries,
querelles existent aussi
elles sont multipliées
Car vécues dans un cercle fermé.

Je rêve parfois d’un monde meilleur
Grâce à toutes ces personnes
Rencontrées au delà de mon clavier
Hélas il y en a certaines
Qui ne vivent que dans la haine.

Sont elles aussi sournoises dans leur vie?
Car ici leurs écrits me font peur
Leurs propos sont fait de violence
De rages , de mots bien plus forts
Et vous les lisez en silence
Seuls devant votre ordinateur.

Si face à mon écran
Je trouve des êtres malfaisants
D’un clic de souris
Je les fais taire à jamais
En les laissant dans leurs folies
Et votre monde bien laid.

Partir

Tu vas partir
Loin de ton univers
T’en aller
Et revenir

Tu as des idées pleins la tête
Pas beaucoup d’argent
Mais tu es forte de tes convictions
Pour eux tu ferais
le tour de la terre
Ils sont si démunis
L’école pour eux est une chance
Tu ne peux les abandonner
A leur destin
Sil il faut creuser le sol
Avec tes mains
Tu le feras
Tu es leur seul repère
Ne les déçois pas
Je sais que tu gagneras.

Puis, un jour tu seras
à nouveau parmi nous
La tête pleine de leur vie
Un peu perdue
au début
Mais tu ne les oublieras pas
Et tu repartiras.

A