La révélation (suite 1)

A nouveau elle est partie, elle a fui cet homme après une nuit avec lui ou elle a goûté son corps, son regard
plongé dans le sien. Une nuit chaude mais qui s’est terminée juste parce qu’elle l’a voulu. Faut il se souvenir dans sa chaire, sur son corps de ses baisers, de ses caresses, elle ne le pense
pas, car si lui a aimé , elle ne sait ce qu’elle recherchait, à part Lui, mais ce n’était pas cela, cela ne l’ a pas apaisé, au contraire, elle court, elle veut mettre de la distance entre Michel
et elle. N pas prendre sa route, ne pas se retrouver dans sa voiture, fuir et encore fuir.

Fuir pour aller ou, elle ne le sait pas plus qu’hier, elle a consulté sa messagerie, il l’appelle dix fois
vingt fois par jour, la supplie de revenir. Mais revenir pour faire quoi, pour aller ou, recommencer à subir, à pleurer, à ne plus savoir qui il est, ce qu’il veut. Non oh non jamais ne plus
recommencer, ne plus se souvenir. Elle entend sa voix, elle est douce, la console, mais il n’y peut rien. C’est surement dans ses gênes ou c’est la faute à pas de chance. Qu’en sait-il? Elle sait
qu’il est malheureux, elle devra à nouveau fermer les yeux si elle revient, alors à quoi bon?

 

Alors elle va dans cette gare, prendre un train en partance pour nulle part, là au moins elle refera sa vie,
oublier. Oui mais il y a ses enfants, ses fils, ses filles, même ses petits enfants, ils vont lui manquer.

 

Assise sur ce banc , elle revoit sa vie défilée, les naissances, c’était pour pouvoir aller de l’avant car
elle aurai pu partir avant qu’ils soient nés, mais elle l’aimait, et elle est restée, mas là il y a eu ce déclic, ce quelque chose qui a fait qu’elle n’a pu assumer. Les mains dans le visage elle
pleure, elle sanglote, lorsque tout à coup une main se pose sur son épaule:

 

  •  
    • Madame, cela ne va pas

    • Ce n’est rien

 

Il s’éloigne, puis pris d’un doute, il revient :

 

  •  
    • Vous avez besoin d’argent car vous avez égarés votre billet.

    • Non

 

Et ses sanglots redoublent, il va rester là jusqu’au départ de son train, il parle de tout et de rien, de la
pluie et du beau temps, elle l’écoute sans rien dire, sa voix a un beau timbre, elle le regarde au travers de ses cils recourbés, il n’est pas une foudre de guerre, mais qu’importe, c’est juste
un passant. Elle ne va pas refaire sa bêtise d’hier, s’envoyer en l’air comme une femme de mauvaise vie. Comme dans toutes les gares les trains s’arrêtent et repartent, destination de vacances,
de rêves ou de larmes, le sien est un train de nuit, partir là bas, vers l’Italie et se noyer dans une foule cosmopolite, inconnue parmi des inconnus. Un train de nuit, ou elle n’a même pas pris
une couchette, elle va mal dormir, mais tant pis. Brutalement elle s’entend lui demander:

 

  •  
    • Mais votre train il est à quelle heure?

    • 19H30, je pense que c’est le même que vous. Nous voyagerons ensemble. Avez vous pris une
      couchette.

    • Non , et vous?

    • Oui

 

A nouveau un silence s’installe ente eux deux, puis il lui dit voulez vous partager ma cabine, je prends
toujours une cabine pour être seul, il reste une couchette, elle sera pour vous. Devant son air offusqué, il ajoute en tout bien tout honneur, cela va de soi. Je préviendrais le contrôleur et si
il y a un supplément il sera à ma charge. Le voulez vous?

 

Elle ne lui a rien répondu, mais pourtant la voici au restaurant avec lui, il lui prend les doigts et
l’écoute, elle parle , parle , cela lui semble durer une éternité. Il na pas dit un seul mot pendant cette confession de son drame. Elle, se confier à un inconnu, elle est devenue folle, raconter
sa vie, cette vie misérable qu’elle a fuit, cette vie qu’elle aurai tant aimé être différente.

 

Il se prénomme André et il rejoint sa femme à Rome après une séparation de quelques semaines pour son
travail. Il raconte sa vie, l’amour qu’il porte à sa femme, elle n’a pas d’enfants, lui a un fils , il revient de chez lui et ils ont une ribambelle de neveux et nièces et ils sont très
heureux.

 

Les voici dans la cabine, c’est en première classe, c’est pas avec sa modeste somme qu’elle aurai pu se payer
ce luxe, mais à quoi bon réfléchir, il faut se laisser porter par le destin, son destin a le visage d’André pour cette nuit. Qui a fait le premier pas vers l’autre, elle ne s’en souvient plus,
toujours est il qu’elle a dévoyé cet homme, amoureux fou de sa femme, ils ont fait l’amour toute la nuit, comme elle était bien malgré les secousses du train, elle a tout oublié. Au petit matin
il y avait un mot sur la couchette du haut.

 

«  Oublie moi et ne me téléphone pas, merci, André. »

 

Comme si elle avait envie de donner une suite, elle ne sait même pas ce qu’elle recherche dans les étreintes
qu’elle a , avec ces hommes de passage. Quand elle descend du train, elle voit André qui se retourne, un signe de la main, un sourire. Une femme l’attends, sa femme , ils partent, et elle se
retrouve seule.

 

 

A SUIVRE

 

 

 

 

La révélation

 

 

 

La porte brutalement s’est refermée sur elle, elle dévale les escaliers quatre à quatre, elle fuit, enfin
elle est partie, pour quelle destination? Elle ne le sait pas, mais il faut qu’elle mette de la distance entre cet hier et ce demain. Fuir pour aller où, qu’importe, il fallait qu’elle le fasse.
Elle n’en peut plus , sa vie est devenue lamentable, et pourtant elle l’aime, il est son unique raison de vivre et elle s’en va. Mais le quitter pour aller où, vivre comment, elle ne le sait pas,
mais ce qu’elle sait c’est qu’il faut qu’elle sache si elle peut encore plaire, encore aimer. Si c’est elle le monstre, oh mon Dieu mais son amour n’est pas un monstre, c’est elle qui le voit
ainsi, rien n’est plus comme avant. Il était son homme, il s’aimait, mais il y a un drame dans sa vie et du coup cela a rejailli sur elle, et maintenant que faire? Elle aurai du le quitter quand
elle a su mais elle ne pouvait pas, ils allaient fonder un foyer, un enfant s’annonçait, alors le laisser c’était impossible, et puis elle pensait être à la hauteur, être capable de surmonter ce
malheur qui venait de s’abattre sur elle.

 

Maintenant la voici seule, elle pourrai aller chez ses enfants mais pour leur dire quoi? Ils seraient comme
elle il y a quarante ans abasourdis, voir choqués, elle est vraiment seule. Ses amis la comprendrait elle? Là aussi elle a des doutes, les plus fidèles la regarderaient sans comprendre. Que
faire?

 

Depuis combien de temps marche-t-elle, elle ne le sait pas, elle a rien dans le ventre, aucun bagage, juste
une poignée d’euro dans les poches, elle n’ira pas loin. Mais a t elle envie de vivre? Depuis des années elle survit, alors elle peut encore continuer.

 

Il doit être midi, les passants se font rare, seules quelques voitures roulent encore, elle est écœurée, une
voiture s’arrête à sa hauteur.

 

  •  
    • Vous allez loin

    • Non, enfin je ne sais pas

    • Vous voulez monter

 

 

 

Pour elle, monté signifie aller à l’hôtel comme les putes, allez ose le dire, le mot est lâche, mais elle ne
peut , elle n’est pas une femme à sauter le pas, mais il est bel homme , et puis après tout elle n’a pas de compte à rendre, surtout pas à lui, l’homme qu’elle fuit. La voici dans la voiture, le
monsieur sympathique nommé Michel lui raconte qu’il est représentant de commerce, elle s’en fiche à vrai dire, mais il a envie de parler alors poliment c’est ce qu’elle sait faire, elle l’écoute.
Puis petit à petit le silence s’installe entre eux, Michel lui propose de faire une halte, puis devant son visage courroucé, ajoute dans ce relais routier. Elle éclate de rire.

 

  •  
    • Excusez moi Michel, j’ai les nerfs en pelote

    • N’ayez crainte, j’ai tout à fait compris, excusez moi pour mes mots maladroits, je ne cherchais
      nullement à vous blessez.

    • Je ne vous en tient pas rigueur , c’est moi qui est l’esprit mal tourné.

 

 

Après le repas, ils repartent, lui pour sa destination et elle pour l’inconnu, elle lui a laissé entendre
qu’elle irai dans la ville voisine, mais le vin et la chaleur font qu’elle s’endort. Quand elle se réveille, elle est seule dans la voiture, Michel n’est pas là, ils sont arrêtés dans une
clairière. Elle contemple la frondaison des arbres et l’eau d’une magnifique rivière qui miroite sous le soleil. Les minutes passent , ainsi que l’heure et Michel ne revient pas, mais que fait-il
et surtout se dit elle, j’espère qu’il va revenir. Puis brutalement elle ouvre la portière et fait quelques pas sur le chemin, au loin elle entend le bruit d’une tronçonneuse, la forêt n’est pas
vide d’habitants, il y a des gens qui travaillent, elle avance et là le spectacle est insolite pour elle, dame de la ville, une dizaines de bucherons abattent des arbres, Michel est là en pleine
discussion avec celui qui lui semble être le chef.

 

A grande enjambée, il la rejoint. Ce n’est plus le fringuant homme d’affaire, il a des bottes et un casque,
c’est amusant de le voir ainsi.

 

  •  
    • Venez, ne restez pas là c’est dangereux, vous avez finis votre somme, je me suis permis de garer la
      voiture assez loin pour respecter votre sommeil.

    • Merci.

 

Mais elle ne peut en dire plus, sa gentillesse la bouleverse, elle ne peut lui raconter en quelques mots sa
vie, sa misérable vie. Michel la prend dans ses bras et la console, la raccompagne à sa voiture et lui dit en avoir pour quelques minutes, le temps de saluer et il revient;

 

Promettez moi de ne pas vous enfuir, vous vous perdrez dans cette forêt. Et quoiqu’il vous soit arrivé , nous
pouvons en discuter, rien n’est irrémédiable. Essuyez vos larmes, n’abimez pas votre jolie visage, au travers de ses larmes elle lui sourit.

 

A ce moment là, Michel ne sait ce qui se passe en lui mais il l’embrasse, elle répond à son baiser et se
colle contre lui. Il sent son corps gracile et ses seins qui pointent, mais il se ressaisit et lui dit, attendez moi, je me dépêche je vois que vous autant que moi en avez envie.

 

 

A suivre

 

Arrêt momentané

 

 

Une petite pause

s’impose

mes amis

les pèlerins fous

m’ont surprises

en arrivant

plus tôt que prévu

ce mardi soir

je les ai accueillis

ils repartiront

samedi

le coeur plein

d’entrain

Le chemin

à l’envers

la tête leur tournait

les interdits

étaient dans l’autre sens

sans dessous

dessous

ils ont décidés

de venir chez moi

et de repartir de Cluny….

 

A BIENTÔT, JE REVIENDRAIS DES DIMANCHE SUR MON BLOG QUAND JE LES AURAI ACCOMPAGNE SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE, MEME SI EUX L’ONT DEJA FAIT. ILS S’ARRÊTERONT AU PUY.

 

JE VOUS EMBRASSE.

 

EVAJOE

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille. (fin)

 

      D’après des faits réels je vous ai écrit cette petite histoire, certains échanges
sont véridiques surtout ce qui concerne la fin, mais allez lire je vous apporterais tous les renseignements si ela vous intéresse. Mon amie qui m’a raconté ceci, samedi, va découvrir son histoire
sous forme de roman en même temps que vous.

 

  •  
    •  
      •  
        • Alors Madame Bonnet vous ignoriez que vous étiez en infraction avec la loi, sur l’emploi d’une personne à
          domicile.

        • Disons que c’est la première fois et j’ai seulement voulu dépanner un ami.

        • Vous connaissez Monsieur André x

        • Oui c’est le frère d’une amie et je ne vois rien de mal à lui donner un petit coup de pouce, surtout que cela ne
          va pas chercher loin; il n’y a pas tant de travaux à faire chez moi.

        • Qu’importe les sommes Madame, tout travail mérite salaire, mais un salaire déclaré, ce qui n’est pas votre cas.
          Vous ne connaissez pas les chèques emplois services?

        • Si bien sur mais je n’en n’ai pas vu l’utilité dans mon cas, c’est un travail de deux semaines pas plus. Mais
          j’encours quoi?

        • En ce qui vous concerne, vu que c’est la première fois et que vous n’avez pas nié les faits reprochés, le
          juge

        • Quoi un juge pour ça…Mais c’est dingue

        • Oui, Madame, donc je vous disais le juge va vous faire la morale et elle vous mettra à l’épreuve.

 

A l’épreuve, mais , la pauvre Martine n’en croit pas ses oreilles. Pour avoir osé employer Dédé et se rendre service mutuellement
, elle va subir une épreuve, Elle est bonne pour de l’intérêt général, voir pire, les travaux forcés, il faut bien en rire de cet aventure. Mais il faut qu’elle sache qui a envoyé cette lettre
anonyme, elle va appeler André ou Ninon pour savoir si ils ont des ennuis ou des personnes qui leur en veulent.

 

L’inspectrice lui signifie son congé, elle recevra rapidement un courrier lui donnant le jour et l’heure de sa convocation, et
elle ajoute prenez pas vos aises, lisez tous vos courriers.

 

Martine se retrouve devant le commissariat, elle a reçu comme un électrochoc elle avance sans vraiment savoir ou elle va. Elle
revient en arrière, sa voiture est juste devant elle sur le parking. Avant de démarrer, elle téléphone à Ninon et lui expose brièvement les faits, elle a comme l’impression que cette dernière est
gênée, voir plus qu’elle est déjà au courant. J’arrive lui dit elle, et elle raccroche rapidement.

 

Il est déjà 11 heures il va falloir qu’elle se rende au travail et récupérer tout ce temps perdu, pourvu que Ninon est fait la
commission, en espérant se dit elle qu’elle n’est pas dit qu’elle était allée au commissariat, elle a tellement la langue pendue qu’elle en a bien été capable, elle va du reste aller la
retrouver. Mais surprise, Ninon n’est pas au restaurant d’entreprise, Louis lui dit même qu’elle n’est pas venue au travail ce matin mais qu’elle a donné une raison au chef de service pour toutes
les deux.

 

Martine avale rapidement une salade et un yaourt, rien ne passe et refait le chemin en sens inverse pour se rendre chez son amie,
elle est là en compagnie de son frère et d’un Monsieur, mais Martine le connaît c’est le vilain qui sent le tabac froid, qu ‘est ce que cela signifie? Quand il la voit, il la bouscule à
nouveau mais c’est intentionnellement en lui disant Madame.

Quel goujat, mais que font ils avec cet individu?.

 

  •  
    • A nous deux, vous vous êtes bien moqués de moi, qui est cet individu?

    • C’est notre oncle répondent ils tous les deux dans un ensemble parfait

    • Votre oncle, mais que signifie cela, il était avec moi au commissariat.

    • Oui je sais répond Ninon, hélas.

 

Notre pauvre Martine ne comprends plus rien du tout. Elle demande une explication.

 

André lui explique que son oncle est son ancien employeur et que hier quand il a été convoqué au commissariat, lui aussi, il a
très vite compris d’où venait ce problème et il s’est rendu chez son oncle pour l’accuser de ne pas oser signer sa délation. Ce dernier l’avait mis à la porte sans lui répondre. Mais ce matin,
Ninon est allée voir sa tante et elle a trouvé son oncle en grande discussion, voir dispute avec ses deux fils, et elle n’a pas sonné de suite et a écouté ce qui se passait et elle a appris que
son oncle avait envoyé une lettre anonyme.

 

 

Marine qui jusque là était resté calme n’en peut plus, elle éclate en sanglot et apprends que c’est simplement une vengeance qui
ne la visait pas elle, puisqu’elle ignorait jusqu’à l’existence de l’oncle de Ninon et d’André. Mais en accusant son neveu de travail au noir il punissait la personne qui l’avait employé. Martine
laisse son amie et son frère et va chez elle, en regrettant d’avoir eu l’idée de rafraîchir son appartement pour une modique somme. Justement c’est bien là ou le bas blesse….

 

 

Quelques jours plus tard, Martine trouve dans sa boîte aux lettres la fameuse lettre de convocation pour se rendre au
commissariat. C’est à 10 heures le lendemain, elle croise Ninon sur leur lieu de travail et elle apprends que son frère aura ses allocations suspendues pour trois mois, pour avoir reçu une somme
dérisoire quelques euros tout au plus et cela est assortis d’une peine de prison avec sursis. Martine a pâlie en apprenant cela , elle se demande à quelle sauce elle va être mangée.

 

Après une mauvaise nuit, Martine se lève avec de grandes cernes sous les yeux, elle n’arrive pas à avaler son café, et c’est le
ventre vide qu’elle se rend au commissariat pour écouter sa sentence.

 

Elle est rapidement introduit dans un bureau ou se trouve un inspecteur de police, et non un juge comme lui l’avait laissé
entendre l’inspectrice, déjà intérieurement cela la console, mais elle ne sait sur quoi va déboucher cet entretien.

 

Pendant au moins dix minutes , on lui rappelle les faits puis, on lui signifie un rappel à la citoyenneté, puis on lui ajoute
qu’elle a une mise à l’épreuve de trois ans.

 

  •  
    • Qui consiste en quoi lui demande -t-elle

    • Il faut que pendant les trois ans à venir vous ne commettiez aucun acte répréhensible, sinon vous tombez sous le coup de
      la loi.

    • Quel genre d’actes?

    • Vol, viol, et crimes.

 

Elle ne sait que répondre mais arrive toutefois à prononcer mais c’est aberrant , je pensais que c’était si je faisais appel à une
personne dans les mêmes conditions que je pourrai être emprisonnée, mais me comparer à ce genre d’individus pour avoir donner quelques euros c’est vraiment inimaginable. Elle est bizarre la
justice, je comprends que j’ai commis une erreur mais je ne suis pas un assassin en puissance.

 

Il s’en suit un long silence qui va être coupé par une phrase ambigüe, prononcée par cette personne qui la reçue.

 

  •  
    •  
      • La prochaine fois, si prochaine fois il y a , donnez lui un chèque emploi service dont vous définissez le montant et
        si vous voulez la payer de la main à la main alors faites le……

      • Si je comprends votre raisonnement tuez , violez assassinez mais faîtes vous pas prendre.

 

Et sur ce , elle se lève digne et quitte le commissariat. Elle se rend immédiatement au domicile de l’oncle et attends patiemment
qu’il apparaisse. Enfin le voici, elle s’approche de lui et l’apostrophe.

 

 

  •  
    • Vous êtes content d’avoir semé la zizanie

    • Ah c’est vous, Madame, écoutez j’ai fait mon devoir, vous n’aviez qu’à réfléchir avant d’employer mon neveu.

    • Je ne l’ai pas fait dans l’intention de nuire à qui que ce soit ce qui n’est pas votre cas.

 

L’oncle ouvre la bouche et s’étoufferait presque sous les propos de Martine, il arrive à peine à lui dire que cela ne concernait
pas la lettre, c’était tout au plus une coïncidence si il s’est trouvé en sa compagnie. Du reste sur ce coup à il n’a pas tort en effet , elle aurai du se présenter la veille.

 

  •  
    • Pourquoi l’avoir envoyé anonymement alors que vous étiez son ex employeur, vous auriez pu la signer, mais peut être que le
      renvoi de votre neveu est aussi un règlement de compte et que vous n’êtes pas dans votre bon droit, la justice peut vous aussi vous rattrapez, vous connaissez j’imagine les
      prud’hommes.

    • Oui, c’est des menaces.

    • Ne vous inquiétez pas si je vous dénonce ce ne sera pas par une lettre anonyme je la signerais, mais comme cela ne me
      concerne pas, je n’en ferai rien, mais d’autres, qui sait…..

    • Madame, restons en là, je m’excuse, cela vous va. Mais mon neveu n’a que ce qu’il mérite.

 

 

Martine rentre chez elle, et sa vie va reprendre son cours normal, elle n’en veut ni à Ninon, ni à André, elle se dit que
désormais elle sera plus vigilante. Son salon restera en l’état, après tout il n’est pas si vilain, elle se doit d’ être une mère exemplaire pour son fils.

 

 

 

FIN

 

 

 

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille. (suite1)

 

 

 

 

 

 

Pauvre Martine, pense Ninon, qu’a t elle pu faire? Elle si attentive
à ce que chacun soit bien, elle n’a pu faire une sottise.

Quand à Martine, elle a beau tourner et retourner sa lettre dans tous
les sens elle ne voit pas à quoi il fait allusion. Mais de quelle affaire veut-il parler, et puis pourquoi cet intrusion ce matin à son domicile. Pire que les voleurs ou autres bandits de grand
chemin, elle qui ne ferai pas de mal à une mouche, être obligé de se rendre au commissariat. Pourvu que personne ne la voit, quoiqu’elle pourrai venir faire une déclaration de vol. Donc elle n’a
pas à culpabiliser, mais c’est trop bête, elle avait tan à faire ce matin, elle doit dire à Ninon de l’excuser sinon elle est bonne pour un blâme.

 

Vite, vite il faut qu’elle se prépare, elle a nul envie de les voir
revenir ceux là…Elle se surprend à sourire dans sa glace en murmurant ses mots. Elle ne les as même pas vu, elle ne sait même pas à quoi il ressemble et le demander à Ninon ce n’est même pas la
peine, elle va rentrer dans un tas de réflexion et cela ne l’intéresse pas.

 

Voilà il est 9 heures, il est temps de se rendre au commissariat et
d’affronter la vérité en face, et voir de quoi on peut bien l’accuser.

La voici assise sur une chaise au côté d’un Monsieur qui sent le
tabac froid (beurk) à plein nez. De l’autre côté une dame attend pour déposer une plainte pour vol.

 

Voici enfin le préposé qui oriente vers tel ou tel service, Martine
se lève et quel n’est pas sa stupéfaction quand elle voit débouler le Monsieur qui la bouscule sans autre forme de procès.

 

  • J’étais là avant vous Mamzelle

  • Madame si cela vous dérange pas

  • Qu’importe vous êtes une nana

 

Le policier à l’accueil l’observe, elle en a l’impression d’un air
goguenard, il les invite à s’asseoir et prends la déposition de la dame qui s’en va, soulagé par l’aide qu’elle a reçu….

Ensuite c’est effectivement au tour de l’impoli qui murmure plutôt
qu’il ne parle. Comme si ces déboires allaient intéresser Martine, Il est puéril cet homme. Le policier appelle et un inspecteur en civil arrive et accompagne le Monsieur vers une porte grise qui
se referme aussitôt.

Enfin c’est son tour, elle tend le courrier reçu et attends que son
interlocuteur lui pose des questions, elle ne fera aucun effort, elle na rien fait de mal.

 

  •  
    •  
      • Vous êtes certaine que vous vous êtes pas trompé de
        jours?

      • Je sais, j’aurai du venir hier mais je n’ai pris
        connaissance de mon courrier que ce matin, on fait des travaux chez moi et je logeais chez une amie.

 

Elle se gare bien de dire que c’est Ninon, elle ne veut pas lui
attirer des ennuis. Le policier sourit et lui dit de s’asseoir , on va l’appeler, lui, pendant ce temps se lève et frappe à une porte, puis il entre et quelques minutes s’écoulent et il revient,
il lui dit que l’inspecteur va venir la chercher. Un froid l’envahit de la tête au pieds, elle n’est pas une criminelle, qu’est ce qu’elle va apprendre?

 

Tout à coup une femme haute comme trois pommes fait son apparition et
elle entend prononcer son nom Madame Bonnet veuille me suivre, mentalement Martine pense et le s’il vous plaît ça ne coûte rien…..

 

  •  
    •  
      •  
        • Asseyez vous Madame

        • Oui, merci

 

Elle va lui montrer à cet inspectrice qu’elle a beau être là, elle,
au moins est polie.

 

  •  
    •  
      • De quoi m’accuse t on?

      • Vous n’avez pas une petite idée,?

      • Non je n’ai rien fait qui puisse être une infraction, je
        mène une vie tranquille avec mon fils, et ma chienne, cette dernière ne jappe pas, aucun de mes voisins ne s’est plaint.

      • Et pourtant c’est bien d’une plainte qu’il s’agit vous
        concernant.

 

Martine est abasourdie, une plainte, mais de qui et surtout pourquoi?
Qu’on en finisse, elle n’a pas besoin de tourner autour du pot, Elle devrait lui dire de quoi il retourne et elle prouverait sa bonne foi.

 

Il s’en suit une énumération de faits consignés dans un courrier,
Martine est toute pâle; mais qui vous la dit. Et là stupéfaction, la lettre est anonyme. Mais vous donnez suite à ce genre de courriers lui demande t elle?

 

  •  
    • Nous procédons à une enquête et si les faits sont avérés,
      nous interpellons la personne.

    • Et, vous avez déjà eu le temps de mener une enquête, alors
      que cela date d’à peine une semaine.

    • Oui Madame, cela n’a pas été difficile, vos voisins , suite à
      notre enquête nous ont répondu par l’affirmative.

 

Martine, n’en veut nullement à ses voisins, mais elle est
terriblement en colère d’être à la merci d’une délation pareille, il va falloir qu’elle sache. Mais suis je la seule coupable?

 

  •  
    • Non bien sur.

 

Ça ne la console pas vraiment mais au moins ils seront deux pour
assumer…Mais qu’est ce qu’il va m’arriver?

 

 

 

 

A SUIVRE