Le retour du poète

Un vent de folie m’a  poussé sur des chemins peu fréquentable

j’ai perdu mon âme et je n’ai pas réussis à trouver le repos

Je n’ ai plus ma Muse, je l’ai délaissée en suis je  détestable?

J’ai ressentis la haine jusqu’au fond de mon coeur dans leurs  propos.

 

Femmes  et hommes de  papier  êtes vous perdus dans les bas fonds

Je vous sens aigris et égarés  pour ce  monde  de la poésie.

Mes  mots ont besoin de calme, de paix de sérénité, ils ne sont  moribonds

les vôtres s’ écrasent  à la face de ceux qui vous lisent en  folle frénésie.

 

Il me faut fuir et enfin me resourcer, regarder  à nouveau la neige tombée

les flocons s’envoler , tourbillonner, me haper, pousser  et m’étreindre.

Le froid glacial a envahi mon corps, la force de vos « mots » me l’a réchauffé

Je vascille comme la flamme de la bougie  mais je ne vais  plus m’ éteindre.

 

Lorsque les mots deviennent rage, méchanceté voir folie meurtrière

les poètes ressentent d’atroce souffrance et perdent leur raison de vivre.

Mais le démon des écrivains les taraudent  jour et nuit jusquà ce qu’ils cèdent

se lèvent et que sur le papier de leurs nuits bleutées enfin accouchent  sans aide.

 

Cette nuit j’ai tué vos démons, je les ai jeté aux orties de la niaiserie

laissés pour mort sur la terre gelée, je ne peux vous sauver.

Adieu pauvre d’esprit, vous n’êtes rien,il en est finis de vos causeries

j’ai claqué la  porte , il en est ainsi, jamais je n’irai vous réactiver.

 

 

 

 

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

9 réflexions sur « Le retour du poète »

  1. Qu’importe le vent qui souffle , les écrits sur feuilles s’envolent , mais ta poésie Evajoe demeure.
    ET je ne lasserais pas de la relire
    Douce journée
    Bisous

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  2. La langue est la meilleurs comme la pire des choses, disait un philosophe, Socrate, je crois.
    Un petit poème écrit il y a longtemps, en écho à tes mots.
    Bisous

    Poison

    Le poison en mon âme
    A bâti son empire
    Et toujours je me blâme
    Et sans fin je soupire …
    Quand je l’aurai chassé,
    Je fermerai ma porte.
    Il pourra bien frapper,
    Que le diable l’emporte !

    AG

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  3. Bonjour EvaJoe,

    Les sensibles que nous sommes ne peuvent rester « sourds » à ce que tu écris ici.

    Ne prête pas attention à la méchanceté, même si c’est difficile. Ce sont généralement des personnes très mal elles-mêmes qui écrivent de telles choses. Et la jalousie guide malheureusement trop
    souvent ces propos. Reste toi-même.

    C’est Esope qui a dit « la langue est la pire et la meilleure des choses »… J’en avais fait un poème que tu trouveras chez moi dans la catégorie « histoires et légendes ».

    Sois assurée de mon amitié et de ma fidélité.

    Douce journée.

    Je t’embrasse,

    Cathy.

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  4. Chasseuse de démons Eva
    Il est vrai que nous sommes très sensibles aux mots et qu’ils nous blessent facilement alors j’espère que tu les à bien enfermés ces démons
    bonne soirée Eva
    Bisous
    Tony Yves

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  5. Bonjour Evajoe,

    Le froid n’empêche pas la hargne, et tu as raison de te révolter. Il ne faut jamais rester avec sa souffrance intellectuelle. Surtout quand on a une jolie plume.

    as-tu trouvé tes bottes de neiges ?
    Bisous et bon samedi de Véronique en retard dans ses visites comme d’hab.

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  6. Je trouve ce poème très beau tu jettes la violence
    qu’on t’a fait subir et c’est noble
    j’admire cet écrit sans embage mais o combien efficace
    je te reconnais la Eva toi la dame des poèmes que j’avais découvert
    tu restes toujours présente dans mon esprit
    je t’envoie plein de bisous
    et te souhaite une meilleure santé

    Didier

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