Le phare

 

phare

 

 

 

 

Bout de terre sauvage

battue par les flots

se dresse comme un mirage

le phare au dessus de l’eau.

 

A son bord tel un capitaine

le gardien surveille l’océan

il lui semble être en quarantaine

loin de sa femme et ses enfants.

 

Lorsque les étoiles s’allument

il guide les navires

dans les vagues d’écume

pour éviter qu’ils chavirent.

 

Puis à l’aurore naissante

lorsque la nuit s’abîme

avec les vagues assourdissantes

il s’endort dans son havre maritime.

 

 Le veilleur de rêves est endormi

dans ses songes il voit sa terre

ou l’attends sa belle et ses petits

doucement dans ses bras les enserre.

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

13 réflexions sur « Le phare »

  1. Bonsoir Eva
    Ce devait être cela la vie d’un gardien de phare, le dernier phare gardé vient d’être automatisé donc plus de longue absence . Pourtant je suis sûr qu’il doit y avoir une certaine nostalgie chez
    ces hommes
    Bonne nuit Eva
    bisous
    Tony Yves

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  2. Bonjour EvaJoe,

    Les gardiens de phares sont des solitaires… Comme les marins bien souvent… Tu évoques très bien leur vie et leurs rêves. Ce souhait de retrouver les leurs hante leur esprit.

    Très beau poème.

    Douce journée,
    Je t’embrasse,

    Cathy.

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  3. Merci EvaJoe pour ce beau poème
    Gardien de phare est un métier aussi poétique qu' »allumeur de réverbères »
    C’est un bel hommage à ce courageux métier d’antan
    Bisou et bonne soirée

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  4. Ce poème est composé d’une façon infiniment touchante ! De plus, il m’a permis de demander à mon ancien « marin au long cours » ce qu’il avait précisément ressenti durant ces interminables moments de
    face à face avec la mer.La réponse n’a pas été la nostalgie (et je m’en doutais pour pressentir cet univers, que j’aime également !). Se retrouver en mer c’est comme marcher sur le chemin de St
    Jacques : la mer vide du superflu pour emplir de l’essentiel !
    Le merveilleux dans tes poèmes est qu’à chaque fois ils ouvrent sur un débat ou une réflexion inattendue ….Quel bonheur !!!!!!!! A bientôt délicieuse soeur des mots !

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  5. Merci pour ce beau poème très émouvant. J’ai les mêmes pensées lorsque je vois un phare, même si de nos jours ils sont automatisés, ce qui leur enlève un certain charme …
    Bisous Eva et bon jeudi. Alain

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