Seule, la voici seule à nouveau après cette nuit torride ou elle a été sublimé par cet homme, son corps, sa bouche elle lui a
tout donné. Mais était ce à lui qu’elle se donnait? N’était ce pas à son mari, le compagnon de sa vie, celui qui l’aimait d’un amour indestructible et qu’elle avait quitté.
Deux jours déjà, et deux hommes aussi, mais elle ne se sent pas libéré pour autant, au contraire elle est de plus en plus
seule, elle est si mal. Elle ne va pas pleurer sinon elle va encore attirer l’attention d’un passant, et elle en a nullement envie. Elle ne sait même pas dans quelle ville elle est. Il lui faut
trouver un hôtel, elle a tellement sommeil, dormir et ne plus penser.
Combien de temps a t elle dormi elle ne le sait pas. C’est un coup à la porte qui la réveillé, sûrement le service d’étage,
mais elle n’a rien commandé. Elle s’habille à la hâte et se rends à la porte. On vient pour la chambre, elle se dépêche de s’habiller et sort.
La voilà à nouveau errante dans les rues, sans bagage, dans ses poches quelques euros et un billet de retour pour la France.
Ses pas la dirigent inexorablement vers la gare, elle va repartir, elle est folle sa vie a basculé et qu’importe sa destination, pour elle tout est finie, à quoi bon vivre? Elle traverse la
chaussée. Des cris, un coup de frein et plus rien.
Ici, tout est blanc, cotonneux, aucun bruit juste un souffle de vie, qui dort ici? Qui gémit? Des bruits, puis une voix,
Madame, qui appelle- t-on? Personne ne réponds, c’est le silence. Il fait froid, elle a froid, elle entends des paroles, des mots sans suite. On lui parlerait donc, mais que fait elle ici? Ou est
elle?
Il lui faut faire un effort surhumain pour essayer d’entrevoir quelques choses, tout est lumineux, mais si blanc et ce froid
qui l’envahit, mais pourquoi a t elle si froid? Deux yeux bleus la fixent, des yeux , ils appartiennent à qui? Ou est elle? Qui est elle?
Puis les pas qui s’éloignent et à nouveau la voilà seule, elle arrive à ouvrir les yeux et ne sait ou elle se trouve. Dans un
lit elle s’en rends compte, elle tâte ses jambes, elles n’ont rien , sa tête a un énorme pansement mais elle ne souffre pas. Elle est donc blessée mais qui est elle? Doucement elle se lève, ne
pas faire de bruit, puisqu’ici tout est feutré. Mais au moment ou elle va pour poser le pieds au sol une sonnerie stridente retentit à ses côtés. C’est en se levant qu’elle a déclenché ce bruit.
Elle avance et s’écroule dans les bras de cet homme aux beaux yeux bleus.
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Alors on se sauve lui dit il d’un ton mi rieur mi sérieux
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Non, mais je voulais savoir ou j’étais
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Dans ma clinique après vous êtes littéralement jeté sous mes roues. Si vous vouliez vous tuer c’est raté, jolie
dame. -
Me tuer!
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Je ne sais pas, mais c’était étrange, j’étais face à vous, vous m’avez fixé et vous avez continué à traverser, j’ai eu
beau freiner je n’ai pu vous évitez, mais votre chance c’est que je suis médecin, chirurgien plus exactement. -
Me tuer, je ne comprends pas, je ne pense pas que j’ai voulu me tuer, mais je ne sais pas qui je suis et ce que je fais
là, même si vous me dîtes que j’ ai eu un accident, je ne me souviens pas de qui je suis. -
Ne vous inquiétez pas, cela arrive parfois après un heurt à la tête d’avoir une amnésie partielle. Vous vous appelez
comment?Ses deux grands yeux mauves sont perlés de larmes, elle a beau réfléchir , rien ne lui revient, ni son prénom, ni ce qu’elle faisait en Italie, car le médecin lui a appris être en
Italie et comme elle lui réponds en français il en a conclu qu’elle est française, vu que lui, lui parle en italien, mais elle connaît l’italien puisqu’elle le comprend, mais pourquoi
elle ne peut lui dire un mot dans sa langue..Je vais aller faire mes visites, si vous avez besoin de quoi que ce soit, sonnez et une infirmière viendra et surtout
ne vous sauvez pas, personne ne vous veut du mal.Elle a du se rendormir car il fait nuit lorsqu’elle ouvre à nouveau les yeux et là l’horreur de sa situation lui
revient aussitôt. Elle sait qui elle est, mais elle pensait qu’elle était capable de mourir et ensuite elle ne se souvient de rien. Quand le médecin reviendra , elle ne lui avouera pas
qu’elle voulait se tuer. Elle entrouvre les yeux et le voit , c’est lui qui s’est endormi sur la chaise à côté d’elle. Elle l’observe à la dérobée, il est si beau. Mais le voilà qui
s’étire, il lui sourit:-
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Alors la belle au bois dormant s’est réveillée, avez vous quelques souvenirs?
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Oui, je me nomme Anne et je suis française.
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Mais encore, que faîtes vous ici?
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Dans votre clinique et bien ne m’avez vous pas renversé?
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Il éclate d’un beau rire et lui dit:
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Bien entendu mais pourquoi vous êtes vous jeté sous mes roues?
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C’est une longue histoire.
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J’ai toute la nuit devant moi, mais venez, habillez vous, ne restons pas là, je vous enlève.
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Les voici tous les deux installés dans un charmant salon, Anne ne sait pas par quel bout commencer, mais Marco détends
rapidement l’atmosphère en lui servant un verre d’un vin chaud et lourd qui lui monte à la tête immédiatement, elle lui avoue avoir faim, elle n’a rien dans le ventre depuis plus de
quatre jours et le vin aidant la voici capable de faire n’importe quoi.Il l’enveloppe d’un regard tendre et lui sourit. Anne tremble de la tête aux pieds. Et dans sa tête elle se répète
surtout ne pas se laisser aller contre lui sinon elle est perdue. Une nuit d’amour , elle a déjà donné et elle se sent sale depuis. Même si il est beau et a un charme énorme , elle ne
veut succomber, elle a besoin d’aide et Marco va l’aider, elle en est certaine.Il s’assoit tout près d’elle et l’enveloppe de ses bras, elle tremble de plus en plus comme si elle avait froid, il lui
caresse le visage, les lèvres, elle gémit et le repousse en lui disant, non non, je ne peux pas si vous saviez.-
-
Anne, calmez vous, je ne ferai rien contre votre volonté, mais laissez vous aller, racontez moi tout.
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Plus de quatre heures plus tard, Marco marche de long en large, il semble incrédule mais il en a tellement vu que cela
ne la pas surpris outre mesure. Anne quant à elle sanglote. Il n’ose s’approcher d’elle, a peur de l’effaroucher davantage, pourtant il sait qu’elle le désire, mais il ne veut pas que ce
soit sans lendemain. De plus il a une vie bien remplie et Anne est folle amoureuse de son mari, même si son histoire est des plus sordides. Il sort rapidement de son salon et va lui
préparer sa chambre d’amis, quand il revient au salon elle dort à même le sol, il la soulève délicatement et la déshabille, il ne peut s’empêcher de la dévorer du regard, mais il la
glisse sous les draps, éteint la lumière et sort de la pièce.A SUIVRE
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Hou la la vivement la suite, bises
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Quelle histoire romanesque, EvaJoé, elle en vit des choses cette femme !
Vivement la suite !
Gros bisous.
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C’est vrai! Eva Joe,
C’est du pur romanesque que tu nous fais vivre
De l’excellente littérature et on se prend à fond dans l’histoire.
Talent indéniable ma belle!!!
Bisous et merci au nom de la communauté
Le Noctamplume
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Bonjour EvaJoe,
J’ai pris le temps de lire la suite de « la révélation » et je trouve que cette femme a eu de la chance d’être tombée sous les roues de Marco. Bien que je ne connaisse pas la suite de la partie N° 2
j’ai compris que cet homme ne souhaitait pas d’un amour sans lendemain et il connaît parfaitement bien l’histoire d’Ane car elle s’est confiée à lui en toute liberté. Il ne peut s’empêcher de
glisser sous les draps, petit coquin… J’attends la suite de ce roman avec impatience. Merci pour ce partage qui nous tient en haleine du début à la fin. Gros bisous. Corinne.
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j’ai lu, mais ne sachant pas le pourquoi ?
de son départ j’ai du mal à te suivre,
elle aime son mari mais est prête à succomber pour un autre ,
j’attends la fin pour tout relire
bisous et bon dimanche Eva
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