Une rencontre inattendue (31)

Marie-Cecile entendant le juron de Stéphane fut saisi d’une panique incontrôlable en découvrant la voiture de son géniteur. Il était forcément là pour la ramener. Aussi Stéphane pris la décision de l’emmener hors du Domaine pour qu’elle se calme.

Nicolas et Claire était trop près pour faire demi-tour, puis il pouvait ignorer que le  » vieux » recherchait Marie-Cécile, sinon quelle serait la raison de sa venue. Et surtout comment pouvait-il savoir qu’ils avaient rencontrer sa fille. Aussi c’est bras dessus bras dessous qu’ils montent les escaliers. Et, c’est à ce moment que la porte s’ouvre à la volée et que Monsieur De Bougainvilliers se jette comme un malade sur Claire. Il l’a secoue et lui hurle aux oreilles :

  • Comment avez-vous osé laisser votre mère dans l’angoisse et partir avec un inconnu. Fille de mauvaise vie, ingrate, je me retiens de vous flanquer une fessée magistrale. Suivez-moi…

C’est à ce moment que Nicolas intervient en lui disant :

  • Claire est ma fiancée ôtez vos sales pattes de son bras et qui que vous soyez pour mon futur beau-père taisez-vous et je suis poli.
  • Mais mais…
  • Mais quoi ? Il n’y a rien à redire disparaissez avant que je vous provoque en duel.
  • Mais vous n’êtes pas Marie-Cécile
  • Je ne connais pas de Marie-Cécile, et puis je vais me plaindre à mon père. Vos ongles m’ont blessé.

Le vieux semblait abasourdis, elle ressemblait à sa fille et pourtant ce n’était pas elle, c’était plus le même regard qu’elles avaient toutes les deux . Le regard du vieux, des yeux de la même couleur d’un bleu vert assez particulier. C’est ce que pensait Stéphane. Puis c’était flagrant.

C’est à ce moment que Monsieur De La Roche Vineuse arrive en voiture et découvre une scène hors du temps. Il a son costume de ville et par la fenêtre de sa traction j’entrevois un jeune homme qui a des allures de Marie-Cécile. Serait-ce son frère ? Il a des cheveux blonds coupés très court, il descend de la voiture et se précipite vers son grand-père.

  • Pépé pourquoi êtes-vous là ?
  • Il paraît que vous vous êtes comportés comme ces voyous de mineurs. Je vous ai jamais dit de détruire le travail de Monsieur. Juste de le rencontrer et d’expliquer votre recherche. Montez dans ma voiture et j’aviserais pour votre punition.
  • Grand-père j’ai …
  • Taisez-vous je ne veux rien entendre de plus.

Le frère de Marie-Cécile va pour monter dans la traction de son aïeul lorsqu’il entend le père de Claire lui intimer l’ordre de rester sur place car il n’est pas question qu’il reparte sans s’acquitter du manque à gagner qu’il vient de subir.

Claire une fois remise de ses émotions se demandent comment tout cela va se terminer lorsqu’elle voit arriver Marc et Stéphane sans Marie-Cécile. Ouf elle a dû rester dans la voiture à moins que Marc l’est emmené dans la cadole où elle aura pu s’allonger. En attendant elle préfère s’éloigner et rejoindre sa mère qu’elle retrouve en pleur.

  • Petite Mère pourquoi pleurez-vous ? Qui vous a blessé. Et où est Annabelle ?
  • Annabelle est dans sa chambre quand ce fou furieux s’est jeté sur elle je me suis interposée mais il a une force incroyable pour son âge il m’a repoussé et je me suis tapée la tête à l’angle de la commode. J’ai dû m’évanouir car ce sont les hurlements terrifiés de ma fille qui m’ont remis l’esprit en forme.
  • Pourquoi ma sœur hurlait
  • Ce fou la tapait avec le pommeau de sa canne sur le corps, et il l’aurait tué si notre Majordome attiré par les cris de ta sœur n’était pas intervenu.
  • C’est la raison pour laquelle il s’en allait.
  • Oui, mais les gendarmes ne devraient pas tarder Charles vient de les appeler.
  • Papa est aussi de retour
  • Et l’autre ? Est-il parti ?
  • Non, il s’en est pris à moi.
  • Pourquoi
  • Je t’expliquerais mais c’est une longue histoire. Pour l’instant je vais voir Annabelle et lui annoncer que son chéri est de retour.

Pendant que Claire monte quatre à quatre les marches qui mènent aux chambres elle entend les cris du vieux et ceux de son père adoptif.

Dehors il se passe une scène qui aurait fait pâlir le plus aguerris des gendarmes de notre Pays. Une course poursuite avait lieu dans les parcelles de vignes. Devant il y avait le fils Bougainvilliers, le seul fils de la mère de Marie-Cécile, il était poursuivi par Nicolas et Stéphane, pendant que Marc mon frère et notre père adoptif le prenait à contresens. Pendant ce temps Monsieur notre géniteur était assis au côté de son chauffeur et fumait des cigarettes.

C’est le cri d’Annabelle qui a stoppé l’ensemble des protagonistes et a mis fin à cette fuite en avant. Elle était au balcon de sa chambre pâle comme une morte. Claire la retenait par le bras tant elle avait peur qu’elle se jette en bas.

  • Qu’as-tu Annabelle ? Pourquoi es-tu dans cet état ? Tremblante, hagarde ayant vu comme le diable.
  • C’est lui ?
  • Qui ton amour ?
  • Non lui qui m’a…
  • Réponds-moi je t’en supplie
  • Je ne peux pas te le dire soeurette

Je la regarde et de suite je comprends, il est comme son grand-père un être vil, il a dû violer Annabelle. Sinon pourquoi tremble-t-elle ainsi ? Heureusement qu’elle a perdu le bébé. Mais pourquoi vouloir le garder. J’hésite à lui dire que j’ai compris. Puis finalement je prend le parti de me taire. Tant pis si elle me prend pour une oie blanche.

Elle me regarde et devient rouge comme un coquelicot. Aurais-je mal compris ? Elle a succombé à son air de jeune premier du cinéma. Et c’est délibérément qu’elle s’est trouvé enceinte. Alors pourquoi se mettre dans un état pareil. A moins que le vieux l’est humilié. Du reste pourquoi est-il vraiment ici. Pour les méchancetés de son petit-fils ou pour s’assurer que ma sœur est perdu son enfant. Ou alors il est venu récupérer sa fille et je me sens en danger car il va faire le rapprochement.

Il doit déjà savoir que je suis une de ses bâtardes comme il se plaît à le dire. Mais fera-t-il le rapprochement entre mon frère qui tient à la fois de mon père et a les yeux de Maman. Ils sont gris piquetés de vert, et Marie-Cécile et moi avons hérité de sed yeux pers. Ni vert, ni bleu, parfois les deux. Changeant au fil du temps, ou selon mon frère lorsque je suis en colère cela me donne des yeux de vipère.

Mais j’entends que l’on monte et j’aperçois mon fiancé accompagné de mon frère. Nous nous jetons dans un ensemble parfait dans les bras de nos amoureux. Mais rapidement Marc se ressaisi et nous dit que nous sommes attendus en bas. Ils sont venus nous chercher.

Annabelle demande la raison, Marc a le regard fuyant il ne répond pas. Mais que se passe-t-il encore ? J’insiste auprès de Nicolas et lui n’ayant aucune contrainte ou pression me répond :

  • Ton père adoptif et le vieux veut des explications.
  • Lesquelles ?
  • Pour Annabelle je ne sais pas mais pour toi il veut savoir qui tu es.
  • Mon père n’a qu’à lui dire que je suis orpheline et qu’il nous a adopté tous les deux. Je ne veux pas le retrouver en face de ce type. Regarde ce qu’il m’a fait.

Je relevé la manche de mon gilet pour leur montrer l’hématome que j’ai ainsi qu’une petite plaie sanguinolente là où ce vieux pervers m’a enfoncé ses ongles dans ma chair.

Annabelle montre à mon frère les zébrures qu’elle a sur les bras, les jambes sans parler de son ventre qui est dans un état lamentable. Ici des marbrures, là des griffures. On distingue même la semelle d’une chaussure. Marc n’en revient pas, c’est Nicolas qui lui dit. Viens tu vas pouvoir porter plainte, enfin Marc le fera pour atteinte à l’intégrité de sa femme. A ta place je ne dirais pas que tu as perdu ton bébé. Au contraire tu lui feras porter le chapeau une fois qu’il aura regagner sa demeure.

Soudain je comprend ce déferlement de violence sur mon aînée. Il savait qu’elle attendait un enfant de son petit-fils et ses coups ont été porté dans un but bien précis qu’elle perde l’enfant.

La fin au prochain épisode….

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

4 réflexions sur « Une rencontre inattendue (31) »

  1. Eh bien ! Pas joli, joli tout cela.
    Que de vilainies à l’encontre de ces femmes.
    J’espère que la suite de cette histoire aboutira vers des sanctions penales exemplaires à la hauteur de ces exactions.
    Bises et bon vendredi – Zaza

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