Dans l’avion de notre retour en France, Papa nous raconte que notre Maman est partie pour toujours. Si Charlotte ne comprend pas, moi je capte rapidement que notre Maman est morte. Pourquoi Papa ne nous le dit qu’aujourd’hui. Est-ce par ce que nous allons vivre chez les parents de notre Maman? Je suis à côté du hublot, papa me montre le Mont-Blanc avec sa neige éternelle, je me souviens de nos parties de luge, avec mes deux parents, autrefois lorsque nous habitions dans le chalet de Papy Paul et Mamie Laurette, les parents de notre papa. Les grands faisaient du ski, je détestais ça. Mais pourquoi Papa ne nous parle jamais de ses parents.
C’est une main qui me secoue, j’ai dû m’endormir. Papa me passe un gros anorak sorti de je ne sais où. Charlotte a des moufles, un bonnet en laine, une écharpe sur sa bouche. Je dois m’habiller avec tous ces vêtements. Papa en fait autant. Nous descendons de l’Airbus. Nous marchons sous un vent glacial, nous empruntons un long tunnel vitré. Nous sommes à Charles de Gaulle. Il neige, il fait froid. Je déteste la France. Je voudrais tant rejoindre mes amis Joseph et sa sœur. Il me manque déjà.
Papa nous indique un banc où nous allons l’attendre il récupère nos valises. Il doit nous dire où nous allons. Je sens qu’il se passe quelque chose d’anormal, mais ce n’est pas tout de suite que je vais en saisir toutes la portée. Je vais recevoir les paroles de notre père comme un upercut en pleine figure. Je vais m’écrouler au sol au sens propre. Lorsqu’à nouveau je vais ouvrir les yeux il y aura une femme qui ressemble étrangement à la photo de ma Maman. Au fil des jours je vais apprendre que c’est sa petite sœur. Je ne sais pas où se trouve Papa ni Charlotte. Je suis à l’hôpital. J’ai fait une syncope. Anne la soeur de Maman me dit tu es tombé dans les pommes. Mais le docteur a dit que tu étais en bonne santé tu vas pouvoir rejoindre ta sœur chez Bon papa et Bonne Maman.
Mais qui sont ces gens ? Je ne comprends rien. Je somnole, j’entends les bribes d’une conversation. Je vais leur dire que j’entends tout. Soudain il prononce mon prénom.
- Bastien a tout de même treize ans il est en âge de comprendre.
- Tu as vu lorsque Paul lui a dit la vérité ce qu’il lui est arrivé.
- C’est la fatigue du voyage, puis c’est bouleversant d’apprendre que son père ne peut plus s’occuper d’eux.
- Crois-tu Maman que vous avez eu raison, Papa n’a jamais rien fait pour nous et là parce que Bastien est un garçon il a décidé pour lui ce que ma soeur et moi avons toujours refusé. Avec emphase et d’un ton qui ne demandait aucune réplique il a dit Bastien sera l’unique héritier de mon vignoble. Il n’y a rien à dire. Son père part loin de la France, je vais demander à Paul la garde exclusive de mes petits enfants. Crois-tu que Paul va se laisser faire.
- Ton père préfère s’occupé des enfants de ta sœur, ton beau-frère a signé un papier, tant qu’il n’a pas de travail il s’en remet à ton père.
- Je préfère Maman, car Bastien est très intelligent.
Il faut que je leur montre que je suis réveillé je ne veux plus rien entendre d’horrible.
A suivre…

Eh bien, l’avenir pour ces deux gamins ne s’annonce pas tout rose !
A suivre donc…
Bises et bon début de semaine – Zaza
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Pauvres eux autres, hélas !!!
Bon lundi tout entier, EvaJoe,
Bisous
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Pauvres gamins à qui on ne dit rien.
Je sais que pour certains adultes il est toujours difficile de parler de la mort. Le garçon sait. Maintenant où est leur avenir. Avec un grand père que tu nus décris déjà comme un peu … autoritaire. Ouf, on verra;
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Je suis un peu perdu dans tout ce qui vient de se dire.
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