Cela fait dix minutes que je suis avec mon Grand-père, Papa et Aurélien car son copain , lui ne dit rien, à part faire des ronds du bout de sa chaussure je me demande à quoi il sert. J’étais loin de m’imaginer mais ça je le saurais plus tard que c’était un inspecteur de police. Mais pour l’instant j’écoute les grands se disputer. Les uns aimeraient que je passe par le soupirail de la cave, les autres aimeraient me hisser sur l’appui de fenêtre. Et quant à Grand-père il disait que c’était de la folie. Finalement c’est mon oncle, le frère de Papa qui l’a emporté, il viendrait avec moi. À une seule condition que je lui obéit au doigt et à l’oeil. Il n’était pas questions de me faire attraper, et encore moins le frère de Maman.
Papa a dit sous surveillance c’est beaucoup mieux que de la laisser comme un électron libre. Je n’avais pas mon dictionnaire je ne pouvais pas vérifier et le leur demander ce n’était pas là peine. Seules les questions en rapport avec cette folle équipée étaient admises. Les autres trouveraient leurs réponses plus tard.
Papa nous explique qu’avec Maman ils ont souvent joué ici. Tiens j’ignorais que mon cher Papa connaissait Maman depuis des lustres comme aurait dit Bastien. Il sait que la cave est reliée à un nombre impressionnant d’autres pièces. Autrefois Maman avait une chambre d’ados, et je ne sais pas pourquoi Papa a baissé le ton en le disant mais ça a bien fait rire mon Tonton adoré. Enfin rire est un bien grand mot car j’ai juste vu ses épaules se secouer comme lorsqu’il rit sans bruit.
Papounet me demande si j’ai.bien compris et qu’il faut qu’ au moindre bruit suspect. Je me fonde dans le noir , que j’arrête de respirer. Ils sont fous je vais mourir. Puis me fondre dans le noir alors que j’ai un jogging rose on est mal barré. Mais pour Maman je suis prête à tout.
Romain, un doigt sur les lèvres s’engagent le premier et franchit rapidement et facilement le soupirail. Il agite la main
A mon tour je monte sur l’appui et me tourne comme je l’ai vu faire. Je glisse une jambe mais ne sent que le vide sous mon pieds, je ne dois pas m’affoler, je vais bien trouver une aspérité ou un meuble que mon oncle aura mis pour que je puisse descendre. Rien ne se passe. Papa me tient par les mains et me chuchote à l’oreille : » n’ai pas peur Romain va te récupérer « . C’est facile de dire ça quand on est sur la terre ferme. Soudain je sens une main qui me tient la cheville et mon oncle me dit de tout lâcher. Je me dégage des mains de mon père et je suis direct dans les bras de mon tonton adoré.
Il pose sur ma tête une lampe frontale comme les mineurs me dit-il en ne prononçant aucun mot. Je le devine à ses lèvres qui bougent. Heureusement que l’on a joué à ce jeux en Afrique lorsqu’il était venu nous voir. De cette manière il n’a pas besoin de parler, mais par contre il faut se regarder. Il avise une table sur lequel il pose une carte , c’est un plan de la maison. Avec son doigt il me montre où nous nous trouvons. Il veut que je me dirige vers la pièce qui servait de chambre à notre Maman lorsqu’elle était ado. Il sait tout y compris le nombre de pas que je dois faire. C’est très précis . Cinquante fois j’avance et à la cinquante et unième je serais devant la porte de la chambre où peut-être un être malveillant l’a enfermée. Je ne pose aucune question, mais pourquoi en veut-on à Maman ?
- Tu as bien compris une fois devant la porte, tu essayes de l’ouvrir si ça marche tu entres. S’il n’y a personne tu reviens sans te presser. S’il y a une personne et que c’est ta maman tu m’envoies un cœur sur mon téléphone et tu te caches. Tu trouveras sûrement un dressing, enfin plutôt une armoire. Tu t’y glisses dedans et tu attends patiemment. Quoique tu entends tu ne sors pas. Tu me le promets. Nous ne savons pas qui est à l’origine de la disparition de ta mère. Nous ne sommes pas certain qu’elle soit là. Sur un coup de chance après ses longs mois d’attente…
Me voici en train de compter mes enjambées. Trente cinq… Trente… C’est à ce moment que je vois au bout du couloir tune torche qui bouge et qui fait des ombres au plafond. Il faut que je me cache sinon tout va capoter. Je ne vois rien , j’éteins ma lampe et essaye de passer inaperçue. Peine perdue la lampe arrive enfin l’homme qui la tient. Je suis éblouie et même aveuglée. Je l’entends pester puis il me dit dans une langue bien étrange :
- Wouah tu sors d’ou toua
- Pardon je ne comprends rien
- Whoua toi être là avec qui ?
- Mes copains
- Whoua qui? Combien ? Pourquoi ?
- Ma grand-mère m’a dit que la dame du château faisait de bonnes confitures.
C’est bizarre il ne me demande pas le nom de la dame du château ni le mien . Juste par où je suis rentrée, je lui répond par la porte.
Heureusement que je sais qu’il y avait une porte à l’autre angle droit. Le type n’a pas l’air affolé, il me regarde d’un air sournois. Il a une grosse moustache noire, deux yeux tout petit si serré qu’il louche. Un béret basque sur la tête il est rouge, un bermuda et des sandalettes. J’ai envie de rire car c’est très hétéroclite. Le bermuda est jaune vif, son tee-shirt vert fluo, et ses sandalettes sont sales, la couleur je dois l’imaginer. Quant à ses pieds cela devrait faire hurler ma Grand-mère Anne Marie car ils sont franchement dégoûtant.
- Touah tu regardes mes pieds
- Non
- Mouah je sais qui tu es ?
- Je suis qui
- La petite-fille de la sorcière
- Non je suis une princesse
C’est juste à ce moment-là que mon téléphone vibre. L’autre me regarde, me prend par le bras et me demande qui me téléphone. Je regarde un peu et je vois que c’est Romain. Je dis au type c’est les copains ils arrivent.
- Non dis leur de partir la voute ne tient pas ça risque de s’effondrer.
- Je leur dit tout ça
- Oui
Et il fait demi-tour sans me dire de partir. J’entends une clef qui tourne dans une serrure, puis une voix forte qui dit il faut manger Madame sinon la sorcière va me faire du mal.
Du coup je me dis que la sorcière existe bien. Mais je n’arrive plus à me souvenir de la voix de Maman. J’en suis là de mes réflexions lorsque je vois le type qui revient vers moi. Il faut que je planque mon téléphone s’il.me le prend que fera mon oncle.
- Alors petite ils sont où tes copains
- Ils m’ont pris mon téléphone et m’ont dit que je me moquais d’eux.
- Mouah c’est parfait, suis moi
- Non
Il me met une grosse claque qui m’envoie valdinguer contre le mur. Je tombe au sol. Le type me soulève et m’emmène dans une pièce qui est juste éclairée par une petite lumière rouge. Et je l’entend dire vous avez de la visite. Ma lampe s’est éteinte, mon téléphone continue a vibrer, mais le type est parti. La cave ou plutôt la chambre donne sur un vasistas comme cinquante pas plus loin. Je m’habitue à l’obscurité et je vois une personne allongée dans un lit. Si ce n’était pas si triste je trouverais que le lit ressemble à celui des princesses des châteaux.
D’abord je suis tétanisée par la peur, puis petit à petit mes yeux s’habituent et puis la sorcière ne c’est pas jeté sur moi.pour me dévorer. Je suis contre le lit, c’est bien une dame, elle a une longue robe blanche toute déchirée. Elle est recroquevillée comme un fœtus, elle me tourne le dos. Si c’est ma maman elle est très petite et vraiment maigre. Mais je dois l’appeler :
- Maman c’est Charlotte
Personne ne me réponds alors j’en profite pour envoyer un SMS à mon oncle.
Sos, suis enfermée dans la chambre de maman. Dans un lit il y a une femme toute petite couchée la tête tournée vers le soupirail. Approche toi du troisième soupirail je vais accrocher le foulard blanc que tu m’as donné. Dépêche-toi le vilain Monsieur va revenir. Juste au moment où je vais envoyer le texto, la dame se retourne. Elle ressemble à ma Maman mais elle est plus vieille et surtout maigre. Alors avant d’envoyer mon texte je met un cœur ❤️.
A suivre…

Quelle aventure pour cette petite Charlotte !
Sa petite taille lui permet de passer partout… (un peu comme la p’tite Zaza, il y a presque 66 ans, utilisée par son frère pour aller dénicher les oiseaux dans les arbres !)
Alors, c’est bien sa maman cette femme recroquevillée sur ce lit ???
Et que lui est-il arrivé ?
Bises et bon mardi – Zaza
https://zazarambette.fr
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Ils sont un peu zinzin ces adultes. Se servir d’une enfant ! Mais c’est vrai qu’elle n’attend que cela.
Bon, est-ce sa maman ?
Et ce type dont elle n’a même pas eu peur vraiment.
Tu nous gâtes EvaJoe
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Pauvre petite Charlotte, je tremble pour elle !!! J’espère que c’est sa maman mais … j’attends, Eve Joe. Bon matin de ce mercredi. Bisous
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… Eva Joe … bien entendu …
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Rhoo, j’espère de tout coeur que c’est bien sa mère et qu’ils vont les sortir de là.
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