La scène se passe au Commissariat de police, au guichet d’accueil un jeune somnole. Il est de garde. Il est fatigué, il n’a rencontré que des gens complètement à l’ouest, excité, énervé. Deux en particulier l’ont mis de mauvaise humeur, l’un était le locataire l’autre le propriétaire. L’officier avait même hésité à les mettre en cellule. Puis le locataire s’était calmé et tout était rentré dans l’ordre. Lui, qu’il avait en face de lui était sobre mais passablement agacé.
le planton :
— Bonjour Monsieur, qu’est-ce qui vous amène ?
— Je viens porter plainte pour enlèvement d’enfant.
— Aujourd’hui ? Heure ? Lieu ? Comment l’avez-vous su. Tout ce qui va nous permettre de le retrouver. Je vous écoute Monsieur…
Devant cet homme plus en colère que manifestant de l’angoisse, le gardien de la paix Martin est perplexe. Mais il va l’écouter c’est son travail. Tout en appelant au téléphone l’inspecteur en charge des cas graves.
— En attendant qu’un Officier prenne votre plainte pouvez-vous me communiquer vos noms et prénoms ?
— Si c’est pour tout redire à votre chef, je préfère l’attendre.
— C’est une perte de temps dans la recherche de votre enfant.
— Il a disparu samedi matin en rentrant de chez son maître d’apprentissage. Je porte plainte contre sa grand-mère, une vieille s….e qui m’a toujours mis des bâtons dans les roues.
— Monsieur surveillez votre langage
— C’est une garce si vous préférez, elle ne voulait pas que mon fils soit chez moi pour le 24/12, j’ai refusé et elle l’a enlevé.
— Quel âge a cette femme ?
C’est a ce moment-là que la porte d’entrée s’est ouverte laissant entrer l’OPJ Durandal suivi d’un gendarme qui reconnaît immédiatement l’individu qui est devant moi.
— Tiens Monsieur Guérin, vous n’avez pas confiance en nous que vous êtes au poste de police. Il est temps de signaler l’enlèvement de votre fils. Trois jours qu’il a disparu et vous venez aujourd’hui. Heureusement que mes hommes ont déjà quelques pistes.
— J’exige une alerte enlèvement sur toutes les radios télévision et internet.
Vous n’avez rien à exiger, vous connaissez la couleur de la voiture, la marque, l’heure, avez-vous une petite piste ? Où se trouve votre belle-mère ? Qu’est devenu votre fille ? Est-elle réellement morte ? Tenez suivez mon beau-frère, ici je ne suis pas chez moi.
— Merci pour les renseignements et on marche de concert dans cet enlèvement.
— Lorsque le gendarme est sorti le calme revient, hélas pas pour très longtemps car j’entends vociférer Monsieur Guérin et, compte tenu du manque de patience de Durendal j’imagine que dans peu de temps il va y avoir des étincelles.
— Donc vous voulez déposer plainte contre votre Belle-mère, une femme de soixante douze-ans qui selon ses voisins étaient saines de corps et d’esprit, ce qui contre disait les paroles de son beau-frère, mais pour l’instant Guérin l’ignorait.
L’officier prépara son clavier.
— Très bien. J’ai besoin de son identité complète : nom, prénom, date de naissance si vous la connaissez.
Un silence lourd s’installa. Monsieur Guérin croisa les bras, son regard noir fixé droit devant lui.
— Non. Je ne connais pas son nom. On l’appelait » la mère fripouille ».
— Et votre ex femme n’avait pas le même nom de famille que sa mère.
— Vous m’embrouillez, dépêchez-vous de faire une annonce sur la télévision pour leur filer la peur de leur vie et que mon fils revienne.
— Vous n’avez pas pensé à une fugue
— Une fugue pour quelles raisons ?
— Selon le principal du collège, votre fils passait brillamment de la troisième à la seconde, or vous l’avez envoyé en apprentissage chez son oncle. Et selon ses camarades du CFA , il pensait qu’à une chose c’était retourner au lycée.
— J’ignorais et de toutes façons médecins ce n’est pas un métier pour les culs terreux que nous sommes.
— Sachez Monsieur Guérin qu’il n’y a pas de hiérarchie devant l’intelligence. Si ce gamin tient de sa mère, ce n’est pas étonnant que devenir boulanger l’ai fait fuir.
— Si je comprends bien vous soutenez mon fils.
— Nullement, car avant de rencontrer mon beau-frère j’aurais pu penser que vous étiez mal, abattu, triste et désespéré. Or vous avez mis trois jours pour nous prévenir. Donc si cette disparition pour vous n’est pas inquiétante c’est que vous savez qui l’a enlevé ou plutôt vous savez où votre fils est allé après sa fugue.
— Je ne sais rien sauf ce que le père Michel a fait circuler dans le village. Notre maison des jours heureux, notre chalet qui aurait dû être emporté par une avalanche, ma belle-mère y était…. Et que dimanche le lendemain du jour de la disparition de mon fils tout avait disparu. Il y a cinquante ans il s’est passé la même chose dans la famille de ma belle-mère. Sa soeur s’est volatilisée on ne l’a jamais retrouvé…
— C’est tout ce dont vous vous rappelez des jours qui ont précédés la disparition de votre fils.
— Le vendredi je l’ai vu cette femme qui est descendue du bus de ramassage scolaire mais j’ai cru que c’était la fille des fermiers.
— Vous n’avez pas pensé que cela pouvait être votre femme.
— Ma femme mais elle a disparu dans un accident d’avion. Il.n’y avait aucun survivant.
A suivre…

Oups… Le père d’Antoine est bien confus… Il a l’air complètement à l’ouest…
bises et bonne soirée . Zaza
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Ouf ! Ce sera vraiment mais, vraiment difficile de gérer cela … bonne soirée Eva Joe ! Bisous
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Pauvres policiers. Je les imagine entrain d’écouter un énergumène de cette espèce.
Tellement en colère qu’il ne veut rien entendre. Mais je me demande s’il veut retrouver son fils par amour.
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peut-être qu’il dit la vérité il n’est pas au courant de tout
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