A Aime une autre carte est arrivée, celle-ci est plus énigmatique. Antoine a mis un proverbe a sa sauce, il a envoyé sa carte à la mairie, il l’a écrit sur l’enveloppe.
Pour Mathilde la reine des proverbes, Antoine a changé un proverbe avec un à sa sauce :
« Il n’est pire aveugle que celui qui regarde sans voir. »
Mathilde est la fille du maire, ce dernier a averti la police afin que l’enveloppe soit analysé en vue de rechercher une ou plusieurs traces ADN. Auparavant il a récupéré pour sa fille la carte.
L’OPJ Marchand laisse la carte à la petite en prenant en photo le proverbe qui leur semble énigmatique.
La veille lorsqu’Antoine avait trouvé son propre proverbe sa mère lui avait proposé un nouveau jeu.
Ils savaient que la science finirait par parler. Ce n’était pas de la malice, ni un plan compliqué — juste la certitude que, si un jour quelqu’un scrutait la colle d’un rabat, il y trouverait plus qu’un reste de salive. Mélanie se doutait bien qu’un policier allait faire une recherche d’ADN, aussi avec Antoine elle s’en amuse.
La mère prit la carte, la posa entre eux sur la table de la cuisine. La main du garçon tremblait un peu quand il écrivit. Elle glissa sa paume contre la sienne sans qu’il n’arrête d’écrire, comme pour guider la lettre, comme pour que leurs traits se confondent.
« On va laisser quelque chose », dit-elle sans détacher les yeux du papier. « Pas pour la police. Pour toi. Pour moi. Pour prouver qu’on s’est trouvés. »
Il plia l’enveloppe, elle humecta le rabat d’un souffle, puis ferma. Leur souffle, leurs peaux — tout était là, intime et minuscule. Elle observa la trace d’empreinte que la colle avait capturée, la petite irrégularité où leurs doigts s’étaient superposés.
Ils imaginèrent la scène : des gants, des lampes, une main gantée lisant sous la loupe un destin retrouvé. L’idée les fit sourire tristement. C’était un pari contre l’oubli. Si quelqu’un d’autre voulait nier leur existence, qu’il commence par nier ce qu’une enveloppe sait garder.
Quand la carte partit, ils ne dirent rien. Le silence était plus fort que n’importe quelle promesse. Ils avaient scellé plus qu’un message — ils avaient scellé une preuve simple et vraie qu’ils avaient choisi d’être ensemble, et que rien, pas même le temps ou la peur, n’avait réussi à effacer.
Ce n’est que le lendemain que Mélanie glissz l’enveloppe et sa carte dans la boîte à lettres d’Aime la Plagne, ce qui fut remarquer par un des gendarmes.
— Ils sont là tout prêt de nous.
— Ils nous narguent, tôt ou tard un du village va les vendre. Il serait judicieux de mettre une somme pour avoir plus de résultats.
— Et après on aura de tout délation et vérités. Attendons le sortie de l’article. Ensuite nous aviserons.
A suivre…

Coucou ÉvaJoe. Notre Mélanie est loin d’être folle pour avoir échafaudé un tel plan afin de prouver à tout le monde qu’Antoine se trouve de son plein gré avec elle. Par contre, elle prends des risques en postant la carta à Aime la Plagne et en se faisant remarquer par un gendarme.
Bises et bon dimanche. Zaza
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Coucou Zaza,
Aucun gendarme ne l’a vu c’est juste le tampon de la poste qui fait dire à un des gendarmes qu’ils ont pris des risques en la postant d’ Aime-la Plagne.
Bon dimanche et bisous
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De toute façon ils ne peuvent pas vivre dans l’illégalité toute la vie
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Lis la suite… Lol
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lire : elle prend des risques en postant la carte…
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… si proche, ils sont !!! Mélanie sait ce qu’elle fait, à n’en pas douter …
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Comme souvent, je suis obligée de filer à la suite.
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