J'attends mes aides!

Pour le défi de Domi et la dernière lettre de l’alphabet voici ma participation

 

Rimons avec la lettre «Z»

 

 

Depuis que se profile le Z 

J’ai bien demandé des aides

Mais que nenni personne  n’est venue

Et devant vous me voici nue.

Voilà vos regards qui s’allume

Mais ce n’est que pour la rime que ma plume

à oser vous bravez

je vois que vous bavez

N’en faîtes pas trop

je vous attend au bistro.

 

Rangez

vos rimes

Arrêtez

La frime!

 

 

 

 

De bon aloi sans loi

J’ai fait un rêve

Sur le bord de la grève

Où je dérive

sans réussir à toucher la rive

Loin de Brive

Voire de Tananarive

 

 

Je n’ai pas de vague à l’âme

mais j’ ai des rames

N’en faites pas un drame

encore moins un psychodrame

où je pars en rade

sans aucun grade

et là plus de parade

c’est une rencontre avec les dorades.

 

 

A chercher des rêves

il ne faut pas que j’en crève

car la vie est brève

Et, si il y a une trêve

Faut en profiter

car profiter de la vie

C’est vivre debout

tout en étant couché

mais sans se coucher

C’est mon  subconscient

qui  fait surgir  ses songes

où ma  conscience l’ a délogé

Faut-il l’abroger

ou me limoger.

 

J’espère que je n’encours pas un blâme

Si je vous dis que c’est un slam

un slam de bon aloi sans code

car je préfère les odes.

 

Mais c’est le long de cette grève

où je dérive

sans toucher à la rive

que naissent mes rêves.

 

 

 

joellenew 

 

 

La couleur de l'emploi

Bonjour,

 

Ma pause va bientôt se terminer, je finis les derniers ajustements de mon troisième recueil, ci-dessous en avant première un de mes textes. Pour ceux qui me connaissent ils comprendront de qui je parle

Il l’a enfin décroché son premier entretien 

Seul comme un grand et sans soutien 

Dans un magasin ou dans un bureau 

Qu’importe cela reste du boulot.

 

Celui qui attend assis près d’un collaborateur 

Répète dans sa tête son rôle appris par cœur, 

Il lui a dit pas une de plus minimum trente-cinq heures 

Assis sur une caisse le directeur lui parle du dur labeur.

 

 

Pour décrocher l’entretien on peut créer l’illusion 

Souffler du vent et faire l’‘adhésion 

Mais pour avoir la place il faut être bien sous tous rapports 

Ne pas faire avaler des couleuvres ni jouer l’imposteur.

 

 

Tout son beau projet vient de tomber par terre 

L’autre le prend de haut et le renvoie comme un prolétaire 

Pourtant il correspondait au travail, son profil avait été retenu 

Mais sa couleur l’a desservi, il avait pourtant une belle tenue. 

 

Chemise blanche, une jolie veste, sans cravate 

La prochaine fois il viendra en savates 

Possible qu’il passera pour un hurluberlu 

Mais au moins la cause sera entendue. 

 

Ils se sont bien gardés de faire une allusion 

Ni de savoir qui il était, quelle dérision ! 

Vous ne faîtes pas l’affaire, vous êtes hors-la-loi 

Juste parce qu’il n’avait pas la couleur de l’emploi.

 

L’annonce il la voit tous les quinze jours 

Pour eux c’est toujours le compte à rebours 

Ils chercheront longtemps leur perle rare

Il aurait pu faire l’affaire lui qui était noir.

 

Copyright EvaJoe novembre 2015

 

 

 

Ce 13 novembre

En prenant ma plume j’ai raturé les maux

Pour ne laisser que la substance des mots

Afin de semer l’amour sur notre terre

En faisant danser les lettres sans me taire.

 

Lorsque les poètes écrivent proses et vers

Ils s’indigent en voyant les pourfendeurs

Qui assassinent au nom de leur drôle de théorèmes

pour que l’on oublie nos  rêves et nos je t’aime.

 

Comment les faire sortir des pages de l’ignominie

qui les ont conduit droit à la barbarie

il n’y a pas de mots pour dire l’horreur

Mais il y en a tant pour vivre sans peur.

 

Assassins du normal nous devons les condamner

Car c’est notre Liberté qu’ils sont venu profaner.

Ils haïssent notre monde matériel

Et décident de nous soumettre à leur ciel.

 

Sur notre terre ancestrale celle des droits de l’homme

Repoussons la haine et vivons d’amour en notre royaume

En espérant que demain ne subsiste pas que les cendres

De ce funeste jour du  13 novembre.