La palette de l'amour

Dans les douces odeurs ennivrantes de ton jardin

Poussent la rose trémière et le beau jasmin

Cotoyant la douce pivoine et la tulipe aux pétales mordorés

Tout ce beau monde se dandine en une sarabande endiablée.

 

Au milieu de ce décor de rêve se promène ta main verte

Sous le vent les fleurs s’inclinent et se prosternent

devant celle qui sait si bien s’occuper d’elles, leur hôtesse

Comme elle aime ses fleurs, d’un doux regard elle les caresse.

 

De son arrosoir aux couleurs bariolées coule une eau fraîche

venant de la fontaine toute proche, déposée dans le sillon de la bêche

Et, lorsque le soleil darde de ses rayons éblouissant les jolies fleurs

Elles ont fière allure et sont plus belles d’heure en heure.

 

Toi, l’artiste jusqu’au bout des doigts tu nous as laissé une palette

Malgré ton départ pour un monde ou les fleurs sont des comètes

Sur terre  nous effleurons les pétales  du bout des doigts.

 

 

Lorsque ton jardin prends ses couleurs à l’aube naissante

Tu es invisible à nos yeux mais tellement présente

Car au coeur de leurs pistils nous te voyons, Toi!

 

 

Je dédie ce poème à ma cousine Eliane trop tôt disparue , amoureuse de son jardin ou ses fleurs perpéturont à
tout jamais sa présence.

Je m’absente quelques jours, si je peux j’irais commenter vos richesses mais je n’aurai pas le temps de
publier. Mes parents arrivent dimanche et je vais les chouchouter énormément.

 

Sans fuir

Sur le thème  de Suzlinkâme, je m’en suis inspirée, si
cela correspond, elle me le dira, mais pour moi cela m’a donné une envie d’écrire ce texte : Sans fuir.

S’enfuir pour oublier les maux

Ne pas regarder derrière

S’arrêter

Se poser

Réfléchir

et revenir

Pour écrire des mots

Les livrer en pature

ou les donner à lire.

Les dévorer à son tour

pour ne plus fuir.

Dépassez ses maux

et revivre.

Ecrire, et encore écrire

pour éviter cette fuite

incensée

folle au travers des champs

des prairies

des bois et des montagnes.

Ouvrir son beau cahier d’images

et sans fuir écrire pour vous!

 

Les larmes

 

 

A trop vouloir penser

j’en avais le coeur tourné

la tête à l’envers

et j’en tremblais

Qu’importe le temps

les années

jamais je ne t’oublierais

Si mon chagrin s’estompe

Je garderais de toi

 ton sourire

ta droiture, ton envie de vivre.

 

Les larmes à mes yeux

ont un goût d’embrun 

Je pleure ton départ

et de ne plus te voir

j’ai peur dans le noir.

 

T’ai je assez dit que je t’aimais

si je ne te l’ai dit

tu l’as ressentis

Mais le temps passe

et rien ne s’efface

les étoiles au firmament brillent

tu es déjà l’une d’elle.

Pour moi tu es la plus belle.

Tu as rejoins ceux que tu aimais

qui avaient déjà pris le chemin

c’est un aller sans retour.

 

A trop vouloir comprendre

je n’ai pas de réponses

je sais que tu es là

pas présente

mais de l’autere côté

c’est l’envers du décor

mais je le sais

je le ressens

ainsi va la vie

même si je ne te vois plus

nous devons continuer.

 

La douleur s’efface

le temps passe

les souvenirs resteront

je sais que tu me manques déjà

De mon doigt je caresse ton visage

Sur cette belle photo

Que tes enfants m’ont offertes.

Même si tu es à des années lumières

Je te sens près de moi.

Je t’aimes tant

Rien ne sera plus comme avant.

 

Mes larmes sont douleurs

Leurs larmes sont chagrins

Nos larmes se mêlent

Tu n’es pas loin,

tu es partis pour ton dernier voyage.

Mes larmes oui, mes larmes

Nos larmes, nos larmes

emplissent le fleuve

pas toujours tranquille

Il a débordé….

Il a recueilli nos larmes.

Ainsi va la vie jusqu’au bout

de la vie et…

Au revoir .

 

 

 

Adieu Eliane

 

Tu viens de t’en aller, j’entends ton dernier fou rire résonner à mes oreilles, c’était quand je ne sais même plus, jeudi,
vendredi, je ne sais plus, mes yeux sont brouillé par les larmes. Tu t’es battue contre ton cancer, puis là tu étais hospitalisée pour une greffe de la moelle osseuse. Elle avait réussie, tu en
étais heureuse, mais tu savais que cela comportait des risques, mais nous pensions que tu les avait surmonté. Puis jeudi un mal de dos te faisait souffrir cruellement, tu ne savais si c’était le
vélo que tu faisais pour retrouver tes muscles ou le fait que toi, une battante tu étais plus souvent couchée que debout.


Mais ce jour de la semaine passée ou tu riais de mes facéties j’entendais ton souffle, il me semblait bizarre, mais je ne
t’ai rien dit, aujourd’hui on parle d’alerte cardiaque, puis cet après midi on t’avais plongé dans un coma artificiel, puis ce soir c’est….


 

Tu es partie je ne pourrais plus te serrer dans mes bras, notre livre ne peut rester inachevé, je te le dédierais quand je
l’aurai publié, je mettrais tes dessins, ceux qui illustrent mes premiers textes. Les autres n’en n’auront pas. Qu’importe, je ne voulais que toi comme dessinatrice. 


Tu vas tellement nous manquer surtout à ton mari et à tes enfants et surtout je pense à tes petits enfants et aussi à ton
filleul. Tu as rejoint tes parents. 


 

Cet après midi comme c’est étrange je  relisais le texte que tu m’avais écrit pour mes 60ans, tu parlais de nos fous
rires surtout ceux de Rome et de nos chagrins mais tu disais que c’est ainsi que la vie va , comme un fleuve pas toujours tranquille…


 

Oui le fleuve est tarri, il n’a plus d’eau ce soir, sauf les larmes de ceux qui te pleurent.


Nous ne jouerons plus au scrabble par écran interposé comme ces dernières semaines et encore nous n’avons pas assez joué
ensemble, mais il fallait aussi que tu joues avec d’autres. Mais on se téléphonait, je te soufflais des mots parfois et têtue comme tu étais tu ignorais mes conseils et tu en riais. Je garderais
de toi ton rire et toutes nos complicités, ainsi que le lien encore plus fort celui d’avoir accepté il y a tout juste 22ans d’être la marraine de notre fils né en Afrique.


 

MERCI ELIANE SOIS HEUREUSE OU QUE TU SOIS, JE T AIME ADIEU

 

 

Ta cousine 

 

MON BLOG RESTERA FERME QUELQUES JOURS POUR QUE JE PUISSE DIRE ADIEU A MA
COUSINE