L'examen

 

Depuis que ce bel homme est entré notre patiente ne regarde plus sa montre. Le temps s’égrène au même rythme, immuable mais ,
elle se sent déjà ailleurs, elle a repoussé les murs de cette salle d’attente ou se rejoignent toutes les maladies et problèmes de la vie. Elle a sur son visage un léger sourire et se prends à
s’imaginer marchant sur les boulevards avec son vis à vis qui la regarde au travers de ses beaux cils recourbés.

 

Elle se plaît à se voir le jour de son mariage, il ne serai pas en bermuda mais en costume  noir avec une belle cravate
bordeaux., ils nageraient dans des lagons bleus aux plages de sable blanc. Ensemble ils s’envoleraient pour des destinations de rêves. Des capitales de différents pays lui viennent à l’idée
agrémenté de paysages étonnants.

 

Tout à coup elle s’entend appeler, elle se lève un peu perdue , ne sachant plus très bien ou elle est, mais vite la réalité,
quelques peu sordide reprend ses droits. Elle s’était trop évadée, elle est à l’hôpital , elle va subir un scanner, que va t on lui trouver?  Au moment ou elle se lève, elle sent une main
prendre la sienne, l’homme ,  celui qui la faisait rêver, lui prend la main et lui murmure, n’ayez crainte, je suis avec vous.

 

Dans le petit cabinet attenant à la salle d’examens, elle se surprend à sourire, il est avec elle, que c’est il passé pour que
tous deux se sentent proche l’un de l’autre. Rien ce matin ne lui laissait présager cela, surtout pas ici dans cet hôpital. Étrange comme la vie est, parfois…. Vite pas de temps à perdre, sera
t il là à son retour, elle qui serai bien revenu chercher ses résultats, décide à ce moment là qu’elle les attendra, elle s’excusera auprès de son patron pour son retard, après tout elle a déjà
dépassé depuis longtemps l’heure de son retour au bureau.

 

Enfin on lui fait signe, quelques questions, allergies, diabètes, non, je n’ai rien, enfin rien est un grand mot, disons
qu’elle n’a rien vis à vis des questions que lui posent l’infirmière. Un cathéter lui est posé, ensuite elle va dans la salle du scanner, s’allonge rapidement sur la table et attends , Ne
respirer plus, elle voit les chiffres au dessus de sa tête, un deux trois…Respirez…Elle sent la chaleur du liquide lui envahir le corps, ce n’est pas désagréable, cela la ramène même vers
l’inconnu quand elle ressent cette chaleur…..Mais il lui faut être attentive et bien se mettre en apnée, ne pas trop  rêver.

 

L’examen est terminé, maintenant c’est la longue attente pour savoir si un mal la ronge ou si c’est une erreur, juste une
alerte ou un pronostic déjà bien engagé…Ne pas se faire de souci, toujours avancé droit , ne jamais regarder en arrière, allez de l’avant ce sont les mots de son père ce matin, Ils ont toujours
été les siens et devant chaque étape de sa vie elle  les a toujours pris à bras le corps, il en sera de même aujourd’hui.

 

La salle , pendant son absence s’est remplie à nouveau, il est 14heures 30, cela se comprend. Son bel homme est toujours là, il
tapote sur son accoudoir d’un air nonchalant, mais à  son entrée il a un magnifique sourire. Cela lui met du baume au coeur.

 

– Alors  cela a été

-Oui, c’est pas douloureux.

-Vous pensez partir ou attendre vos résultat.

– J’attends.

 

L’espace d’un instant elle a cru voir sur ses lèvres un sourire amusé, mais elle a du rêver.  Alors moi aussi j’attendrais
lui dit il.

 

– Ah vous êtes déjà passé

_Oui presque en même temps que vous.

 

A ce moment là elle se souvient que lorsqu’elle passait son examen, elle a entendu quelques choses d’étrange qui lui avait paru
 anodin mais qui maintenant fait tilt à son cerveau.

 

 

A suivre……

La rencontre de la patiente

 

      Il est 11 heure, la porte de la salle d’attente s’entrouvre, elle entre et d’un regard circulaire
s’aperçoit qu’il y a encore beaucoup de patients, un, trois, cinq , elle en compte 11, autant que l’heure. Elle s’assoit et attends que la secrétaire l’appelle pour présenter sa carte vitale et
de mutuelle.

Il est déjà 11h 45 les patients défilent tour à tour mais pour elle toujours rien, elle sort un livre de son sac et le
feuillette, il y a bien sur une table basse des magasines mais elle leur trouve un air vieillot, ils datent un peu, vu les gros titres..Elle sourit.

A ses côtés un petit garçon s’inquiète, il doit passer un scanner car on doit lui mettre un appareil dentaire, il pleure et ne
veut as de piqûre. Une infirmière passe, et se penche sur lui. Qu’as tu lui dit-elle? Le papa répond à la place de son fils il ne veut pas me croire quand je lui dit qu’il n’aura pas mal. Alors
la jeune fille prends son temps et explique aux jeunes garçons que l’examen n’est pas douloureux , elle fait des comparaisons avec un appareil photo et le petit se calme. Il sourit à nouveau tout
en ayant encore peur car notre patiente le voit tourner son mouchoir dans sa bouche.

 

Il est midi enfin on lui fait signe, les papiers sont vite fait, si elle osait elle demanderait à quelle heure elle passera vu
que son rendez vous était pour 11heures et qu’il est déjà midi trente. Mais elle retourne s’asseoir et attends comme tous les autres.

 

Tout prêt d’elle , un Monsieur arrivé pendant qu’elle était che la secrétaire l’interpelle, vous avez rendez vous, oui dit elle
avec un sourire avenant, plutôt que de s’ennuyer autant discuter avec ce Monsieur. 

– Vous n’avez pas de rendez vous?

– Si bien sur mais je ne vous ai pas vu en rentrant il y a dix minutes,

– Cela est bien normal j’étais chez la secrétaire

– Ah  il faut que je passe vers cette dame, mais elle ne va pas manger,

– Il doit y avoir un roulement…

 

Puis agacée , elle se replonge dans son roman qui n’a pas l’air passionnant car elle lève le nez à chaque bruit. Et du bruit il
y en a, ici le petit garçon qui a peur et qui ne peut être raisonné, là une femme en colère car elle est à jeun et n’est toujours pas passé….Une autre encore qui n’a pas le médicament à
injecter et qui doit repartir l’acheter, mais l’acheter ou se prends à murmurer notre patiente, vu l’heure elle n’aura pas de pharmacies ouvertes. C’est du n’importe quoi….

Bon, après tout ce n’est pas ses affaires, qu’elle se débrouille, elle n’a pas à intervenir. La salle d’attente ne se désemplit
pas, il y a toujours des personnes qui arrivent, malgré que d’autres passent, mais inexorablement elles reviennent s’asseoir pour attendre leur résultât.

Sue les visages se lit tantôt la joie , tantôt une souffrance ou la peur, chacun a un verdict différent… Dans les salles
d’attente d’hôpitaux se côtoient toutes sortes de malades….

Un nuveau venu vient d’arriver, il mâche du chewing gum, en bermuda, il respire les vacances, il est brun avec deux yeux d’un
vert magnifique, qui ne saurai pas attiré par un homme aussi beau?.Notre patiente le suit des yeux, ils échangent un regard, lui sourit, elle en rougit. Il doit connaître l’effet qu’il fait sur
ls dames.

 

 

A Suivre….

Le canal

Ou vont ces péniches descendant les canaux

elles fendent les flots à la recherche d’une escale

sans travail certaines d’entre elles resteront à cales

d’autres voyagent et font des ronds dans l’eau.

 

L’eau ondule et se froisse au passage du bateau

 se creusant vers l’écluse en une danse infernale

dans cet étroit passage il impose sa carrure royale

 attendant que l’eau monte ou descende en rodéo.

 

Libérée du carcan de pierre qui les emprisonnait

ployant sous le joug du bois ou des pièces d’autos

 continuant leur périple de l’océan à la
méditerranée.

 

Ils croisent les  bateaux de plaisance aux doux noms

de Liberté, Bonheur, Elisabeth et bien d’autres encore

parés de fleurs, laissant flotter leurs fanons.

 

Ils viennent d’Angleterre, Suède, même de l’Australie

qu’importe la langue ils ont choisis leurs vacances

capitaine au long cours ils traversent notre Pays.

 

 


La fugue

 

Toujours assise sur son postérieur

elle ne bouge pas, elle est immobile

l’oeil vif elle attend son heure

ne la prenons pas pour une imbécile.

 

Ses yeux ont la couleur de l’agate

sa bouche émets un bruit bizarre

tremblant jusqu’au bout de tes pattes

vas tu laisser faire le hasard?

 

De l’autre côté passe une hirondelle

elle arrive tout droit de l’Orient

cherchant à faire son nid, cette belle

elle te nargue, c’est contrariant.

 

Tu profites de la porte entrouverte

pour t’enfuir sur la route ombragée

tu longes le mur et les plantes vertes

et disparais à nos yeux, tu nous as piégé.

 

Le jour n’en finit pas, tu n’es pas revenue

pour ta première sortie tu es devenue féline

Toi qui porte un prénom de Déesse, tu es menue

Isis, mon bel animal je t’aime câline.

 

La belle est revenue ce matin, sacré fugueuse

fourbue et fatiguée, voir un tantinet épuisée

qu’as tu fais de ta nuit belle ensorceleuse

sur le fauteuil tu rêves à ta cavale insensée.