La lanterne du monde

 

 
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C’est la lanterne du monde

elle éclaire nos nuits

en ce moment la voici ronde

c’est pour nous qu’elle luit.

 

Tantôt noire, pleine ou rousse

tu as de beaux atours

une très belle frimousse                     

mais tu t’estompes le jour.

 

Tu es le rêve des amoureux

depuis la nuit des temps

tu fais ce que tu veux

et les attire en un instant.

 

Parfois je baille à la lune

en mordillant ma plume

je joue à la dame brune

sans aucune amertume.

 

Tu es reine des mystères

lorsque sous les nuages

apparaît ta pale lumière

qui ne dit pas ton âge.

 

Au pays de ton imaginaire

tu te voiles d’ombre 

tu es le beau luminaire

de nos nuits les plus sombres.

 
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Sur l’océan tu festoies en un halo

comme  femme tu ensorcelles

en faisant  des ronds dans l’eau

toi la lune si  sensuelle.

 

 

Les secrets de la voie lactée

tu les  murmure aux poètes

et tu laisses miroiter

les beaux mots de cette cueillette.

Désirs de trêve

 

 

 

 

Sur un petit chemin aux pentes escarpés

volait une plume à la mine triste

elle cherchait de ci de là son encrier

devenu en quelques heures très égoïste.

 

D’un air goguenard l’encrier la regardait

sans lui elle n’était plus rien

mais je vous avoue qu’elle le méritait

elle lui avait fait perdre ses moyens.

 

Lui qui avait des encres de toutes couleurs

mais ne connaissait rien à la poésie

avait  tout mélangé pour son malheur

le jaune, le noir et même le gris.

 

Elle vit l’encrier vidé de l’âme des poèmes

pleurer toutes les larmes de ses yeux

en essayant de déclamer des je t’aimes

pour celle qui était partis sans un adieu.

 

Elle, qui riait d’une façon insolente

fut surprise de le voir ainsi

alors saisissant au ciel une étoile filante

en y mêlant ses pleurs lui les offrit.

 

Je vous demande pardon mon ami

l’un sans l’autre nous sommes perdu

c’est dit elle une vilaine symphonie

ne restons pas sur ce malentendu.

 

Depuis d’une seule main écrivent des rêves

des quatrains, alexandrins et même des vers

repoussent leurs démons par des désirs de trêves

en cachant leurs mots dans une pantoufle de vair.

 

Leurs rimes se relisent dans le silence de la nuit

et frôlent la peau de déesses imaginaires

qui s’évanouissent aux douze coups de minuit

pour laisser sur ce parchemin ces mots millénaires.

Régal des yeux.

Quand le printemps revêt nos arbres de bourgeons verts

il donne renouveau et beauté à notre planète terre.

Rose, blanche, jaune, Ici ou là naît des touches multicolores 

leurs effluves caressent nos narines, ô merveilleuses odeurs.

 

Dans leurs atours ils sont impatient de se découvrir

Dans les prés les narcisses se dandinent et admirent

les belles jonquilles jaunes dansant une sarabande

et ses coquines viennent jusque dans vos plate-bande.

 

Le cerisier  demande au vent de prendre un autre chemin

soutenu par les pruniers et pêchers marchant main dans la main.

aucun des arbres ne veut perdre sa jolie parure de fleurs

quand aux forsythias ils s’embellissent d’un magnifique casque d’or.

 

Dans les prés l’on voit en rang serré la belle et tendre violette

ou sous la rosée du matin, en profite pour faire un brin de toilette.

Elle, si timide a des tons de mauve violet que l’on aperçoit

en transparence grâce aux gouttelettes qui caressent sa soie.

 

Aux jardins les jeunes pousses effleurent la terre de leurs têtes

avides d’apparaître, elles se dépêchent pour être dans la cueillette

du tendre radis à la jeune  carotte, tous iront dans un panier.



La balade de l'amour

La voici dans le noir irisé de safran

ondulant des reins, sous ce voile  transparent

accroché à son cou, quelques perles pâles

donnent un éclat en profondeur à ce beau hâle.

 

Lui, marche comme un somnambule 

et se donne des allures de noctambule

marchant sur la plage d’un pas fragile et lent

les étoiles perchées lui donnent un air nonchalant.

 

Une odeur de cigarette alerte la jeune femme

seul le ressac se fait entendre sans drame.

Soudain lui se dresse à une encablure

la saise et s’empêtre dans sa robe telle une voilure.

 

Un rire en cascade se fait entendre, se moquerai-t-elle

 son corps  dégage une chaleur et sa bouche à un goût de miel

il va falloir éteindre la flamme qui brûle en lui

l’étreindre, la prendre et faire sien son huis.

 

Il ne peut la contraindre, il lui faut son consentement

alors il la caresse, la fait tordre et doucement

elle l’attire, et telle une walkyrie se donne à lui

nullement effarouchée elle gémit dans la  nuit.

 

A  tâton il cherche son sein et l’embrasse

elle tremble d’impatience et a  beaucoup d’audace.

puis roulant comme les vagues sur la plage

 ils accomplissent cet acte fougueux et sauvage.

 

Sur la peau de l’adorable traîtresse

ses mains sa bouche laissent des caresses.

Elle se lève remet son long voile l’embrasse

 disparaît dans la nuit, éclairée par la lune, tel une grâce.

 

 

Alors je vous en prie

Je suis au milieu de nulle part

seul abandonné

personne ne m’entends.

Et pourtant

je crie,

j’hurle

venez, venez

ne me laissez pas

ne m’abandonnez pas.

Je veux vivre

je veux rire

j’ai encore le temps.

Ai-je vingt ans?

ou cinquante ans?

Qu’importe je suis là

ne m’oubliez pas.

J’ai froid,

j’ai soif

j’ai faim

avez vous pitié de moi?

allez vous me voir?

Je suis si petit

si insignifiant

mais j’existe

pour combien de temps encore.

Même si c’est pour une heure

aidez moi.

Que je sois victime du tsunami

ou de la barbarie

ou sous un pont à Paris

qu’importe, j’existe.

Et des milliers d’autres aussi

Alors je vous en supplie 

ne nous abandonnez pas.