Revers de médailles

 

Perdu dans tes pensées

tu nous as quitté

par un bel après midi d’été

sur un chemin

tu as bifurqué

allons ne fais pas le gamin

notre vie est rythmée

au même pas que le tien.

 

Tu es dans ta bulle

fragile et  fort à la fois

tu penses être un nul

tu as  le visage dur et  narquois

la maladie t’entraîne

dans des courses folles

tu t’enfermes  et t’enchaînes

autrefois tu faisais le mariolle

mais rapportait des médailles

aujourd’hui tu es sous la mitraille.

 

 

 

 

 

Un rêve à dormir debout (suite 2)

 

 

Moi le cerveau!!! Un instant je pense à Bourvil, puis le fou rire me gagnant je me prends à rire aux éclats devant l’idiotie de ses propos tenus avec le plus grand sérieux pour cet inspecteur
tout au moins respectable..Mais là c’est le comble , Moi le cerveau d’un casse minable tant qu’a faire si j’avais fait ce que l’on me reproche je n’aurai point été récupéré..Mais je ne devrais
pas le dire mais encore moins l’écrire car les murs ont des oreilles me dis je dans ma tête.

 

Le premier instant de stupeur passé je me suis vue dans une position inconfortable mais ses dires devaient être étayés par des preuves irréfutables à leurs yeux car que ferais je ici à cet heure
de la nuit après des heures de questions, de vociférations et ses regards qui n’en finissaient plus d’essayer de m’intimider.

 

Le vieux grincheux me remet dans une cellule, je suis seule, je me pose de nombreuses questions, qu’ai je vu hier matin au cours de ce hold up, 4 hommes , le visage masqué, qui était au volant de
la voiture, hélas je ne m’en souviens pas et si je leur demande le journal je pense que je n’obtiendrais pas satisfaction.

Il me faut téléphoner et alerter mes amis, que j’en connaisse davantage sur ce casse car je sais que je détiendrais la vérité ou tout au moins je découvrirais quelques choses qui laissent
entendre que je serai ce cerveau.

 

Et si j’avouais, possible qu’en écoutant mes explications ils verraient bien que je n’ai pu commanditer ce casse, j’ai aucune idée de comment cela s’est déroulé, comment ils ont procédés, si ils
avaient des armes, quelles armes! Je ne sais rien, alors c’est mieux que je ne pose aucune question à mes amis car je deviendrais suspecte. Mais tout de même il faut que je réfléchisse à la
manière dont il faut que je me sorte de cette affaire incroyable.

Déjà un jour et une nuit que je suis là et toujours aucun élément pouvant faire avancer ce traquenard dans laquelle je suis tombée. Je vais demander à être confronté à mes détracteurs, à ces gens
bien intentionnés qui sont certains de m’avoir vu, mais vu faire quoi? Je suis en train de me poser ses questions lorsque j’entends un mot comme il me semble parloir, on ouvre ma porte et l’on
m’entraîne rapidement dans une petite salle différente mais petite et j’attends.

 

Tiens mais , mais que fais tu ici? Je suis abasourdie, je ne l’avais pas revue depuis des lustres, elle se moquait bien de ce que j’étais devenue.Tu es inspectrice lui demandais je?

Non avocate me répondit  ma meilleure amie….

 

A bientôt…

Un rêve à dormir debout (suite)

 

Je regarde ces individus cagoulés, comme les bandits hier matin et je leur demande de me montrer leur carte de police , allez savoir si ces individus sont bien des policiers. Mais ils en ont cure
et me menottent rapidement comme si j’allais me jeter du haut de ce quatrième étage. Il doit y avoir méprise ce n’est pas possible.

 

Parmi la flopée de policiersi se trouvent un type bien habillé et me donnant une impression de force, il me dit d’un ton doucereux Madame nous procédons à votre arrestation sur dénonciation. Oh
mais qu’est ce qui m’en veut à ce point et surtout qu’ai je fait? Je prends le parti d’en rire et confidences pour confidences déclare je ne parlerais qu’en présence de mon avocat. Cela ressemble
à du Maigret à s’y méprendre, je n’en mène pas large je vous l’avoue mais heureusement je n’ai rien commis  d’irréparable.

 

J’imagine qu’il va me dire que tout suspect est présumé innocent mais je n’ai pas envie d’être mise en garde à vue et de toutes façons je n’ai rien a avouer, mais bon à ce moment là devant mes
voisins médusés je quitte mon humble demeure pour le saut dans le grand vide.

 

En route je repasse en revue ces derniers jours qu’ai je fait? Voyons il y a une semaine j’ai jeté des publicités dans la boite aux lettres de ma concierge, bah qui aurai pu me dénnoncer pour un
énnervement passager. Personne cela va de soi. Ensuite j’ai crié sur la voisine car son chien a encore fait pipi sur ma porte, mais bon ce n’est pas pour cela qu’elle m’aurai dénoncé à la
police..Pff je ne vois vraiment rien, je ne vais pas m’accuser d’une chose que je n’ai jamais faites.

Puis, je me souviens bien avoir grillé un feu rouge mais bon je ne pense pas qu’ils auraient déployés toutes ses forces pour venir m’arrêter, on a pas encore arrêté mon voisin et, pourtant lui il
vit de petits chapardages et s’en vantent, à moins qu’ils se soient tromper de portes. Au vu de leurs têtes je pense que j’ai dû assassiner une haute personalité en dormant..Non ce n’est pas
possible je suis en plein cauchemar.

 

Je suis dans une espèce de piece blanche depuis de longues heures, je n’ai pas encore vu un seul inspecteur qui soit venu m’interroger, c’est incroyable de laisser les gens comme ça. Je me
demande si il y a une vitre sans tain comme à la télé, arrête Eva tu lis trop de  polars, là c’est toi ce n’est pas le héro de tel livre ou de tel film.C’est TOI.

 

J’en suis là de mes réflexions quand la porte s’ouvre sur cet inspecteur qui est fort beau,je ne serai pas là j’aurai bien aimé qu’il me fasse une cours assidue, mais hélas je suis au poste de
mon commissariat. J’ai même vue le regard interloqué du fils de ma meilleure amie, gageons que mes amis vont vitre être au courant sur mon arrestation et ma garde à vue.

Mais laissons cela  et passons aux choses sérieuses, ma réputation si elle est salie ils vont voir de quel bois je me chauffe.

 

Après avoir confirmé mon identité voici ce qui c’est passé et quel est le chef d’inculpation.

Madame pouvez vous nous dire ou vous étiez hier matin entre 9h et 10h30, ben ça je m’en souviens ou j’étais me murmurais je dans ma tête, vers ma conseillère financière j’aurai pu répondre mais
voilà que je m’entends leur dire poussé par je ne sais quelle force intérieure.

« Jétais à la banque »  Le brave homme (rire) me regarde d’un air content

– Qu’ y faisiez vous?

– un hold up dis je en riant, et devant l’incongruté de la chose, je me reprends en lui disant  j’étais convoquée par ma conseillère.

L’inspecteur  très beau comme je l’ai dit a vraiment l’impression que je me paye sa tête il martèle plusieurs fois « c’est vous la logistique, vous avez repéré les lieux, ou sont vos
complices. Il en devient même hystérique, et mais vous énervez pas mon brave, je n’ai pas de complices , je ,n’ai pas fait exprès d’être à découvert et je n’ai volé personne.

Arrêtez de vous payez ma tête vous venez de me le dire. Oh mais il n’a même pas vu que je plaisantais, mince je vais être poursuivie  pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions.
Il va falloir que je calme le jeu ou la mèche que je viens d’allumer, sinon je vais réellement croupir en prison et merci la vie est si belle que je n’ai point envie de rester ici.

 

La porte claque sèchement, le brave homme s’en est allé me laissant seul face à mers pensées qui ne sont pas très gais j’ose vous le dire, mais je ne laisserais rien paraître, je vais me murer
dorénavant dans un mutisme complet sinon je vais encore raconter des sotises, même si dans d’autres circonstances j’aurai pu le faire.

 

Un vieil inspecteur grincheux a remplacé le précédent et les questions fusent par centaine, je répète inlassablement la même chose que je suis allée voir ma conseillère et toujours la même
rengaine que je suis innocente. Puis brutalement je leur dis mais allez donc demander à Mme X ou j’étais hier matin et là…Surprise il me répond que c’est fait et que je suis là car elle a pensé
que j’avais commis le  hold up comme je lui l’aurai affirmé quelques heures plus tôt.

 

Si le ciel m’était tombé sur la tête à ce moment  là je pense que j’aurai eu la même tête, certes je lui avais bien dit que pour renflouer mon compte me restait plus que le bracage mais je
n’aurai pas eu le temps de le faire vu que je sortais à 10h30 et que le vol a eu lieu au moment ou je m’étais éloignée de quelques mètres.

 

Ben voyons c’est vous le cerveau…..

 

La suite, bientôt….

 

 

Ps: Mon rêve était juste que j’allais voir ma conseillère, tout le reste est purement inventé, peut être même que le rêve n’existe pas, ou que j’ai rêvé les yeux ouverts, mais si ça vous plait
n’est ce pas l’essentiel.

Eh eh!! Amicalement EvaJoe

 

Un rêve à dormir debout

 

 

J’ai fait un rêve étrange et de ce rêve j’ai décidé d’en faire une nouvelle….

 

De bon matin je me rends au rendez vous de ma conseillère financière, petite femme très sympa, c’est une blondinette  dans la quarantaine aux lèvres carmins. Habituellement nous papotons des
heures, enfin que dis je des longues minutes, mais ce matin le décor a changé.

 

Elle me dit d’un ton pincé votre compte est au bord du gouffre, que me  dîtes vous murmurais je dans ma tête. Au bord de quelle  gouffre, Padirac…Bon j’écoute cette femme se lamenter
sur mon triste sort et je  mets cartes sur table à défaut de lui donner des joyaux ou des  euros…

 

Bon c’est un accident malheureux cela doit bien arriver à d’autres clients, il est vrai que mon compte habituellement est bien garnis et là j’ai un découvert de quelques euros , ce n’est pas la
mer à boire, cette femme fait bien des histoires pour rien. Elle martèle des mots sans suite comme quoi je n’ai pas de découvert, bah mais à quoi bon un découvert puisque l’on a rien, avec rien
je n’irai pas loin.

 

Vous vous payez ma tête , si vous continuez je vous retire votre carte bleue, je n’ai pas de temps à perdre avec des clients de votre espèce; là la moutarde me monte au nez et je lui assène
quelques vérités. Oh mais on va se calmer ma petite dame , j’ai dépassé un tantinet , j’en conviens, je ne vais pas aller  vous mettre un pistolet sur la tempe en vous demandant de me filer
les euros qu’il me manque. J’ai rien de côté, et même si j’avais je n’aurai rien placé chez vous surtout aujourd’hui, car au vu de votre comportement me demande si je ne vais pas aller ailleurs.

 

Pensez vous qu’elle aurai baisser d’un ton, même pas, elle me donne 48 heures pour recouvrir le trou. Je vais lui apporter quelques pelletées de terre cela fera bien l’affaire.

Je sors la tête haute nullement offensée par le regard des subalternes qui franchement ont un regard fuyant à mon égard, évidemment aujourd’hui je n’ai pas apporté un sou à leur banque chérie
alors je suis montrée du doigt, je franchis la porte et fais quelques pas sur l’avenue et….Subitement je suis attirée par les manoeuvres étranges d’une voiture qui se gare devant ma banque,
quatre hommes cagoulés en sortent et foncent à l’intérieur. Ouf quelle chance je n’y étais pas.

D’autres passants médusés tournent comme moi les talons, tout s’est déroulé en quelques minutes je n’ai même pas eu la présence d’esprit de téléphoner à la police, d’autres l’ont fait puisque
toute sirène hurlante les voici qui débarquent. Je m éloigne et m’en vais chez moi ou je vaque à mes occupations habituelles.

Le lendemain j’entends à la radio qu’il y a eu des dégâts dans ma banque, une femme a été blessé et elle sera entendue par la police ce matin. Je vois que c’est ma chère conseillère, pauvre
femme, elle est gentille et elle fait son boulot mais bon elle s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

 

La journée se passe comme les autres quand tout à coup dans mon quartier très calme j’entends les sirènes de police, oh! Encore un cambriolage mais là des coups sourds se font entendre à ma
porte. Nous voilà bien c’est moi qui doit répondre, mais de quoi?

J’entrebâille ma porte et là stupéfaction, un bataillon de force, ils doivent chercher un forcené ce n’est pas possible , mais je les entends dire mon nom, mon prénom et me dire qu’ils sont là
pour procéder à mon arrestation….

 

La suite plus tard…….

J'accuse , le cri d'une mère

Ils se disent honnêtes

mais ce n’est pas net

ils disent selon toute probalité

ils n’ont rien fait

si c’était le cas

affirme le patron

je les virerais

mais en toute vraisemblance

qui l’aurai fait

si ce n’est pas eux

ils sont les derniers

à les avoir vu

mais ils ne vont pas dire

les avoir pris.

Ils jouent leur place.

 

Ce pauvre malade

ne se souviendra plus

avoir perdu ses vêtements

un  bel après midi de juillet

dans une ambulance.

 

Ces Messieurs doivent s’habiller

gratuitement toute l’année

sur le dos des patients

peu doivent oser le dire

puisque c’est la première fois

qu’ils sont accusés..

Je ne leur fait pas de procès d’intention

mais je cherche à comprendre

pourquoi entre deux hôpitaux

sur une route par un bel été

mon fils a été volé.

d’un jeans, d’un tee shirt

et d’une ceinture

le reste ils s’en sont débarrassés

en les mettant dans la valise

au milieu du linge propre.

Ils se disent honnêtes

mais pour moi ce sont des mâles honnêtes…..