Se dépasser

 

 

Il y a cette voix dans ma tête

qui inlassablement me dit arrête

jamais tu n’iras plus haut

même si tu te lèves plus tôt.

je ne compte plus les batailles perdues

les causes que j’ai défendu,

j’ai du courage pour continuer

même si je me sens épuisée.

Je suis souvent tombée

mais me suis toujours relevée

il suffit d’une main tendue

et tout devient moins ardu.

J’ai fait face à maints combat

sans jamais baisser les bras

franchit des océans de mépris

j’en ai tiré des leçons et appris.

La vie n’est pas seulement déception

il y  a des remises en question

il faut que notre rêve se réalise

et que je pose enfin mes valises.

Et alors d’un revers de main

je chasserais tes éternels tourments

Pour prendre ensemble ce train

et partir au pays du soleil levant.

La femme fleur

 

 

 

Elle a un goût de fleur

au parfum délicat

elle a un grand coeur

et se pare d’éclat

 

 

Elle danse sous la voie lactée

insouciante comme une étoile

sa corolle s’entrouvre libérant sa rosée

et à ses yeux charmés enfin se dévoile

 

 

D’un souvenir fugace ,

excitant sa pensée.

à ce beau fruit, sa bouche vorace

n’en fait qu’une bouchée.

 

Des yeux indiscrets

se  posent sur ses courbes

en jurant le secret

il en devient fourbe.

 

Il dessine l’ esquisse

d’une femme fleur

jusqu’à ce qu’elle frémisse

sous ses ardeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dérisions de mots

.

 

 

Sur la plus haute branche j’ai pris mon envol

avec pour bagage une fleur de tournesol

c’est mon parapluie , ma cape et mon ombrelle

je vais vous guider dans ce monde irréel


C’ est un monde né un soir de pleine lune

là ou le ciel se confond avec la dune.

Le vent sur le sable dessine un nuage

pour moi ce fut un sacré atterrissage.


J’ai pleins de souvenirs de cet aventure

sous le sable je suis devenue sculpture

mais un grain m’en a délogé en vitesse

prendre les jambes à son cou est une prouesse.


Comment faire pour m’envoler dans le ciel

le vide le néant pas d- arc-en-ciel

j’aurai pu être flèche et monté là haut

hélas j’en suis réduite à des soubresauts.


Dès le petit matin je sors de mes songes

imbibé d’eau comme une vieille éponge.

Le ruisseau s’est permis d’envahir mon jardin

ou je me retrouve allongée sur un rondin.






Mes mots

 

 

J’ai dans ma tête un trop plein de mots

qui me chatouillent le cerveau

ils en ont du culot.

Ce sont de sacrés zigoteau

quand ils montrent leur museau

je refoule mes sanglots.


Toute la nuit ils ont dansés

une sarabande endiablée

s’entrechoquant et me tirant la langue

rien que pour me narguer

de ne  pouvoir les utiliser

m’empêchant de dormir,j’en suis exsangue.


Maintenant ils se prélassent au soleil

dansent sur les nuages

ils n’ont pas leur pareil

pour disparaître comme un mirage.

Avant de sombrer dans le sommeil

je vais les prendre à l’abordage


Enfin les voici en rang serré

se bousculant pour être en premier

Les mots sans les  phrases

ce sont des fleurs coupées sans vase

comment vais je vous effleurer

pour dans un poème vous admirer.



 

 

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J' aimerais

 

En panne de mots, je me permet de vous remettre ce poème écrit en novembre 2008.

Bientôt mes mots refleuriiront mais là je n’en n’ai plus….

 


J’aimerais parcourir le monde
Et faire de ma vie une ronde
Où se croiseraient des visages
Rencontrés lors de mes passages

   J ‘aimerais gravir des sommets
Rien ne m’arrêterait
Arpentées des monts des chemins,
Sourire à des Inconnus et serrer des mains


J’aimerais marcher sur un fil
Sans avoir peur du vide
Courir dans la ville
Sans avoir une ride

J’aimerais voir le soleil couchant
S’éteindre sur l’océan
Être ce frêle bateau
Voguant sur les flots.

J’aimerais être cette fille,
Courant dans les champs
Ses cheveux flottant dans le vent
Et sa robe ondulant dans les charmilles.

J’aimerais faire de ma vie
Un brasier d’amour
Ou se retrouverait tous mes amis
Tout au long du jour.

J’aimerais pour te ressembler
Faire naître sous mes doigts
Des fleurs par milliers,
J’aimerais être comme toi.