Un pigeon voyageur

 

 

 

Si j’avais un pigeon voyageur

dans les cieux il irai

porter les missives de mon coeur

et tu les aurai


A sa patte je mettrai un beau ruban

pour entourer des mots aimant

tu les aurai lu ce matin

et moi j’attendrais sans chagrin


Mais ce soir je n’ai pas de nouvelles

pas d’oiseaux pour m’en donner

je me cache sous mon ombrelle

personne ne me voit pleurer.


Ou es tu mon bien aimé

je suis seule abandonnée

je ne puis comprendre ton silence

il est vide de sens


Mon coeur implore le ciel

je ne suis que tristesse

et en pleine détresse

pour toi je m’étais faites belle.


A un inconnu…

 

 

Il y a quelques années un jeune photographe m’avait demandé d’illustrer une de ses photos par un poème, il devait faire un concours. Je n’ai plus la photo mais j’ai gardé le poème. Je vous situe
la scène, Un homme   seul marche il est de dos et rase les murs, la photo est en noire et blanc, il ya quelques lampadaires d’allumer mais le ciel commence à s’éclairer.

 

Depuis  des heures  tu marches
Illustre inconnu
Pas à pas je te suis
Tu erres sans bruit
Au delà du temps
Tu te fonds dans la nuit
Vers le néant
A la recherche de rien
Pas même un chien.
Perdu dans ta vie
Ce n’est pas la mienne
Mais je te suis
Là ou tu me conduis
Je suis celui
Qui saisira
L’instant magique
Ou je te rejoins
Là, déjà tu n’es plu
Tu as disparu
Tu veux longer les murs
De la ville endormie
Nul murmure
Nous sommes entre chien et loup
Ou tout est flou
Nul ne connait ton âge
Mais moi j’ai ton image.

J'aime les mots

 

J’aime les mots, je les fais sauter

sans les tuer

les pousse, les étire

les laisse repartir

voir les pose et les reprends

ils sont très différents

je leur donne de l’importance

mais ils ont un sens.

Ils se laissent détourner

par mon joli clavier

qui les pique sur mon carnet

ou il y a des sonnets

des fleurs séchées de genêts

rien de tristounet.

 

 

Je me délecte en leur compagnie

les utilise avec parcimonie

 ils sont conforme à mes idées

pas du tout intimidés

parfois ils se font grinçants

voir même agaçant

moqueur et taquin

un brin coquin

ils sont même sensuels

c’est mon côté personnel

ils ne seront jamais grivois

si un jour tu l’entrevois

tapent moi sur les doigts.

je le conçois.

 

Jamais ils ne seront méchants

car je n’ai pas ce penchant.

Je n’ai pas les mots de Verlaine

ni même de La Fontaine

encore moins Rimbaud

mais ce sont ceux d’EvaJoe

pas vraiment connue

plutôt inconnue

je ne cherche pas la notoriété

encore moins la contrariété

je veux juste donner du charme

sans faire pleurer jusqu’au drame

Je suis Autodidacte

j’aime le tact

sans avoir le trac

je vous le dis en vrac.

 

Ils s’envolent et font rêver

  mais aussi pleurer

ils donnent de l’émotion

sans promotion

je suis vraie

je plais ou déplais

chacun est libre de me lire

ou ma porte s’interdire

J »essaye de ne pas censurer

mais ne vous aventurer

jamais dans vos commentaires

à me dire de me taire.

 

 

 

 

 

Tu sais….

 

 

 

Laisse moi te dire je t’aimes

et balbutier tous ces mots fous

Ne te mets pas à mes genoux

tu sais je suis moi-même.

 

Laisse moi t’accompagner

sur tous les chemins

je suis dans toutes tes pensées

tu n’es plus seul enfin.

 

Laisse moi dormir dans tes bras

même si ce n’est pas demain

Je ne t’abandonnerais pas

j’étouffe mon chagrin.

 

Laisse moi cueillir des fleurs

même celles de ton jardin

elles murmurent à mon coeur

des je t’aimes sans fin.

 

Souvenons nous de nos rires

de notre amour si fort

je ne veux pas voir le pire

Rien n’est  mort encore.

 

Partons ensemble ailleurs

j’inventerais des jours

pour partager notre trésor

et ensemble vivre l’amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inondation

 

Le ciel déverse à seau les peines

en une multitude de gouttelettes

et notre bonne vieille terre  s’est ouverte

pour dévorer l’eau jaillissant en fontaine.

le sol gorgé d’eau ne sait que faire

pour soulager les nuages tout de noir habillé

des creux se forment et emmènent à la rivière

des trombes d’eau qui ont arrachés

de pauvres arbres en guenilles.

Le torrent les charrie et les noie

dans un tourbillon de folie mais sans joie.

Il entraîne tout sur son passage

inondant les prés, les maisons les garages.

Là ou il y avait une place

on en voit plus trace

tout s’est effacé pendant la nuit

au petit matin plus un bruit.

Même les vaches du voisin

ont finis de meugler en vain

personne ira les chercher

il n’y a ni chemin, ni allée.

Voisins, amis familles sur le toit réunis

attendent que l’eau s’enfuit.

 

 

 

Moralité

 

L’homme est un loup pour l’homme, il a ignoré que dame nature saurai se révolter.