Espoir.

100_0367.jpg

 

As tu vu l’aube nouvelle

en gouttelettes de rosée

illuminée les champs les prés

pour cette belle journée

 

Entends-tu le chant du coucou

répondre à nos cris fous

lorsque tous deux nous jouons

à cache cache dans les frondaisons.

 

As tu vu les montagnes saupoudrées

de neige brillantes et éternelles

ouvert à nos yeux  éclaboussée

par cette pure merveille.

 

 

Regarde les vagues écumantes

à l’assaut des rochers ciselés

imagines toi au milieu des rugissantes

fendant les flots avec notre voilier.

 

 

Le jour se sépare de la nuit divine

le soleil s’éteint en rougeoyant

sur une mer d’encre marine

nous regardons ce flamboiement.

 

Et, au plus profond de mes yeux

cette larme à peine éclose

va s’accrocher aux belles choses

et regarder au delà des cieux.

 

 

 

 

 

Rêve d'étoile

 

 

L’étoile filante balaie le ciel

de ses longs cheveux blonds

prenons ensemble cet échelle

et accrochons nous au plafond

de la voûte céleste ou vit cette lumière.

Enfourchons la belle

et voyageons dans l’univers.

 

 

La star du ciel nous défendit

de retourner sur terre

ou pour nous  c’est le  paradis

et nous en avions que faire

de tous ses interdits.

Ou irons nous chéri

si elle nous préfère ici.

.

 

 

La chute fut brutale

j’atterris sur le plancher

le vent soufflait en rafale.

Ou était mon amour, perdu dans les nuées

mais ce n’était qu’un rêve

j’avais dans les yeux des étoiles qui dansaient

au moment ou il m’enlaçait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ténèbres dévoilées.

 

 

 

Sous une voûte étoilée

la lune se prélasse à peine voilée

j’observe la nature

alors que tout est obscur.

 

Des bises glaciales me font frissonner

accentuant mes cernes creusées

par une nuit sans repos

encerclée par d’imaginaires flots.

 

Les rêves sont ils prémonitoires

quand ils ne sont pas cauchemars.

Tu m’as dit laissons tomber les barrières

la vie est éphémère.

 

J’oublierais mes doutes

si avec toi je fais la route.

Je partirais d’ici

pour m’inventer un paradis.

 

Ensemble nous trouverons l’accord

pour l’harmonie de nos corps

Je suis ta fleur douceur

puise en moi, osons ce rêve encore.

 

Je sombre dans la nuit des caresses

ou mes cauchemars disparaissent

Le soleil éclot dans les tons orangés

rejoignant mes ténèbres dévoilées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fugitifs,

 

 

Visage d’enfants au regard perdu
Ni mots prononcés, ni sourire
Sous ces tentes c’est votre refuge
Votre vie c’est arrêtée là,
Fugitifs d’un pays
Dévasté par la guerre
Les crimes, le sang et les larmes
De jours en jours votre quotidien est drame.
Vous dormez à même la terre
Ici, il n’y a que souffrance
Il faut attendre des heures
Pour puiser de l’eau
Nauséabonde et croupie
La vie est dure ici,

Vous espérez retrouver un peu de dignité
Tous pourtant vous ont abandonnés.
Chaque  jour à son lot de malheur
Hier le petit de votre soeur
A fermé les yeux pour toujours
Aujourd’hui votre lait s’est tari
Qu’en sera-t-il demain?

Au loin on entend un bruit sourd
Un silence pesant s’abat sur le camp
A nouveau les soldats sont là
une à une les pauvres cabanes
Sont violées par les engins
Emportant tout sur leur passage
Les tentes à la hâte sont démontées
Disparus les maigres bagages
Vous marchez hagard
Vos yeux n’ont plus de regard.

Ou est cette terre d’asile?
Vous qui n’avez connu que l’exil.

 

 

Ecrit  le 3
mai 2007