Je n’ai plus de mots
pour vous conter l’émoi
je n’ai que des maux
pour vous dire l’effroi.
Serait ce le froid
qui insulte ma plume
en lui laissant le droit
de se perdre dans la brume.
Je cherche au fond de moi
le pourquoi de ma peine
je suis aux abois
je pleure comme une fontaine.
J’écoute le silence
lui ne me blesse
mais il a l’insolence
de murmurer ôte ta tristesse.
J’ai écrit trois poèmes
avant d’écrire celui ci
parfois ma tête est bohème
et ma plume en souci.
Il suffit d’un sourire dans la vie
d’un regard, d’une main tendue
pour que ma plume court à l’infini
sur le papier , vous ne serez pas déçu.
Ils s’étaient envolés mes mots
j’avais du vague à l’âme
ils gambadent à nouveau
prennent de la vigueur et s’enflamment.

