Laisse toi porter

Doucement à pas de velours
j’ai accroché mon regard au tien
la douceur du jour
se reflète dans le bleu
de tes yeux.
je te sens vibrer mon amour
tu es semblable à  ce rocher
ancré au large de la pointe du Raz
secoué par les tempêtes
mais tenant tête
à la morsure du vent
et au ressac bouillonnant.

Tu es comme le sommet
enneigé de nos Alpes
parcouru de frissons
lorsque le vent
soufflette la neige
et glace l’air.
Tu t’enveloppes de mystère
comme les aiguilles
émergent à peine de la brume
tu laisses planer
un je ne sais quoi d’indéfinissable
comme les soirs sans lune.

Ton coeur à la profondeur
du lac aux eaux claires
et aux reflets changeants
tu donnes sans compter
comme la forêt nous offre
ses baies sauvages, et ses violettes.
A chaque instant je suis protégée
Tu es ma lumière dans la nuit
comme le phare en plein océan
l’est pour les marins.
Alors laisse toi porter
je te le demande.

Une belle histoire vraie…

Toutes les histoires commencent par il était une fois
alors la mienne sera comme cela
Cela se passait en l’an de grâce deux mille neuf
par un soir d’hiver
la « burle » hurlait
j’étais bien au chaud chez moi
quand soudain un bruit à la porte
un tout petit bruit comme si on osait pas
alors que mon carillon sonnait les premières notes
de la lettre à Elise
j’entrouvris mon rideau
et vis un Monsieur tout de bleu vêtu
qui tournait dans ses mains son couvre chef
il était fort ennuyé
comme si il n’osait pas
 il avait peur
de déranger.
la neige tombait de plus en plus fort
j’ouvre ma porte
et demande à cet homme ce qu’il désirait
il était plus de vingt deux heures
Madame me dit il
je suis à l’arrêt avec mon camion
car la neige tombe abondamment
et les routes ne sont plus praticables
et j’ai obéi à la maréchaussée
mais je n’ai pas de casseroles pour l’eau de mon café
puis-je vous en empruntez
et aussi une tasse pour le boire.
J’ai déjà fait deux haltes
et personne ne m’a ouvert
j’ai vu à votre fenêtre
de la lumière , et je me suis permis
de sonner à votre porte
Je lui proposais de rentrer
mais il déclina mon offre
aussi je lui ai  prêté un récipient
pour  chauffer son breuvage
et je l’ai laisser s’en allé
Il m’avait dit je passe souvent par là
je vous rapporterais tous vos ustensiles
Puis les jours ont passés
la neige s’en est allée
puis elle est revenue
nous avons changé d’année
et le printemps a montré
le bout de son nez
et ce soir en rentrant d’ une fête
nous avons trouvé
accroché à notre porte d’entrée
un joli paquet
et qu’y avait il dedans?
notre tasse et notre casserole
accompagné d’une énorme boite de chocolat.
Comme nous sommes déçu
de ne pas l’avoir vu
nous aussi nous l’aurions remercié
car il n’était pas obligé de nous la ramener.

Aussi je conclurais en disant
ne désespérons pas des hommes
ils sont tous bons
au fond de leur coeur il y a pleins de belles choses
la preuve nous en a été donné encore ce soir.

Vénus impudique

Tu as eu tant de joies éphémères
 En m’attendant
Tant de roses sans pétales
A force tu as froid dedans.

Longtemps, longtemps
 apres que je te sois apparue.
Vénus impudique, couleur de miel
Brune, en robe safran
Irradiante et gracieuse
Comme au ciel un astre
Sur un monde merveilleux et nouveau
Qui s’emmêlent
Et le chant de la mer
tout au fond de l’espace,
Et moi, embrassant mon étoile
C’est l’univers entier
Que j’embrassais.


Délire de mots…. (sur un sujet sérieux)

Le ciel est à l’endroit
de celle qui fut autrefois
notre bonne vieille terre
celle qui va de travers;
J’ai la tête à l’envers
je vois le soleil vert.
Faut te remettre en bas
je marche de guingois.
Cela ne va pas vous plaire
si je vous parle de la mer
elle ne subit plus l’attraction
de la lune,  c’est la consternation.
Si c’est notre punition
pour la pollution
évitons la contagion
nous allons droit à la contamination.
Il va falloir être clair
et permettre à notre système solaire
de reprendre sa place dans l’univers.

Ecoute moi


Pas la place pour tout te dire
Juste assez pour tout te taire
Mais te donner tout de même
L’envie de la découverte.

Pas le lieu des confidences
Juste celui des espérances
Ni trop, ni trop peu
Je sais depuis longtemps
Maîtriser mes impatiences.

Pas le temps pour l’aventure
Ou alors au-dessus de la ceinture
Je vise la tête, je vise le coeur
Je saurai être à la hauteur
pour t’amener à découvert

Pas la
crainte de rêver
J’ai dans les yeux un clair de coeur
Qui me fait la nuit noire
Comme un espoir en fleur