La grippe

La voilà, elle court
elle grimpe, elle s’insinue
l’un la voit là,
l’autre l’espère loin
elle fait battre des montagnes
est dans tous les débats.
Chacun l’espère chez son voisin
et se lave les mains
du soir au matin.

Un éternuement  et tous s’enfuient
Autour d’elle
il y a plus de bruit
que de maladie
mais elle se fraye son chemin
dans la jungle de ses ennemis
Chacun espère ne pas la récupérer
et chasse de leurs tête
l’image de ce spectre
Ils en rient  et s’en moquent
Ce n’est qu’une invention
pour faire marcher
l’industrie pharmaceutique
selon les uns
Une idée médiatique
selon les autres.

Un virus qui prends le monopole
de nous faire oublier
le reste, on extrapole
sur les composants chimiques
de ce vaccin,
Personne ne rigole
mais tous font  comme
du moment que cela ne nous touche
pourquoi le verrait on à notre porte.

Il y a les pour, les contre
les plus sages sont ceux qui connaissent
l’étrange pouvoir du mal
ils s’en protègent à leur manière
sans tapage, sans fioriture
Utilisant les recettes
de Grand mère
ou composant avec dame nature
une drôle de mixture

Un vaccin à la mesure
d’une cabale, on aura tout vu
ressaisissez vous et
ne jouez pas au mouton
de Panurge.
Me serai je prise
à rêver , que j’étais moralisatrice
à la manière de La Fontaine.
Voyons, je suis comme vous
chercheuse de vérité

La grippe est bien là
n’en doutons pas
elle se jette sur celui
qui s’y attends le moins
Avez vous réfléchis
a l’impact sur notre  économie
si nos entreprises se vident
à cause de la maladie
n’accusez pas un tel
de jouer avec nos vies
car elle prendra au hasard
chez les petits
comme chez les nantis
Serai-ce parce que nous sommes
impuissants devant elle
que nous accusons la santé
d’être une effrontée.

Ascencion

Il marche d’un pas pesant
comme si il portait
le poids des ans
dans son sac à dos

il gravit le chemin sinueux
de ce sommet neigeux
les yeux perdus dans le vague
sa peau burinée
par le soleil

Il semble se découper
en ombre chinoise
sur les rochers
qui jalonnent le sentier.

Au hasard de sa route
il croise des montagnards
un sourire et un bonjour
et chacun va vers son destin.

Inexorablement il monte
là haut
là ou les sommets
embrassent les cieux.

Bientôt il redescendra
après avoir contemplé
le monde à ses pieds
la tête pleine de ces beautés.

Pour Toi

Qu’est ce qui te fait courir
Tu es boulimique de rires
de joies transmises
de photos données
tu nous fait vibrer
chaque jour naît
sous tes doigts
l’envie de nous faire découvrir
un bout de ton vécu
nous sommes sur ses traces
il marche devant ou à côté de nous
il n’est plus là
et pourtant si présent
chacun de tes mots
est une révélation.
Dans tes images
je sens la passion
Dans ce havre de paix
la raison.

Tu donnes sans compter
Nous buvons tes paroles
Nous sommes enfiévré à ton contact
Il est présent dans ta vie
Au delà de la mort.
Si je feuillette
tendrement ton blog
je me sens transporté chez toi
et j’imagine cet enfant rieur
parti aux cieux
avant l’heure.

Dans chacun de tes récits
dans ces fleurs cueillis
ou simplement photographié
c’est un hymne à la vie
donnée et partagée.
Je sais que tu te reconnaîtras
Je sais que tu sais
que c’est toi
cette femme battante
courageuse et aimante
qui donne sans compter
qui vibre, nous fait rire
et aussi pleurer.
Merci

Anniversaire de mariage

Soixante ans de mariage
nous a réunis
les grands, les petits
Pour fêter dignement
vos noces de diamant
Nul trace de vos âges
Vous êtes comme hier
Notre mère, notre père.
Vous n’avez pas changés
A nos yeux émerveilles
Seuls nos âges
Nous rappellent le temps passé.
Quelle belle journée
Nous avons partagés
Sur le mur des photos
égrenaient votre vie
de votre mariage
aux derniers nés
de vos arrières petits enfants.

Imagination

Je pousse la porte vermoulue
Un silence pesant m’accueille
Je suis seule
je fais le tour des lieux
cette chapelle est abandonnée
depuis une éternité
c’est cocasse comme idée
Soudain j’ai l’impression
de ne plus être seule.
Je n’ai pas entendu la porte grincer
Étrange!
La femme est immobile
pensive.
Je n’ose la regarder
Elle semble écrasée par la misère
Je m’approche
la regarde discrètement
Quel visage!
Il est inoubliable.
Serein
En paix total
Sur ses joues un sillon
celui de ses larmes
Sûrement.
Je passe délicatement
mes doigts sur sa peau
c’est froid.
Je frissonne
L’air est irrespirable
dehors.
Quel contraste!
Je caresse doucement ses cheveux
Soudain
je sens le regard réprobateur
de mille yeux
dans la pénombre.
Ai-je commis un crime
Je scrute la demeure
il y a ça et là
des personnages
hauts en couleur
tous de noir vêtus
A nouveau mes yeux se portent
sur elle.
C’est une statue
une vierge à l’enfant
elle semble incongrue
dans ce lieux abandonné
Je sors
j’en suis certaine il y avait quelqu’un
Mais je ne l’ai point vu
ni entendu.
Il a juste posé son regard sur moi
Je l’ai ressentis.