Premiers frimas

 

 

Mon jardin ce matin est tout de blanc vêtu

cette neige est comme une tradition qui se perpétue.

Même le canal s’est figé, sous la glace il dort

cachant en son antre de merveilleux trésors.

Les flocons tourbillonnent comme les fleurs au vent

ils vont de ci de là comme  le bateau dérivant.

les arbres nus grelottent appelant leurs feuilles rousses

encore étalées au sol et qui déjà périssent .

 

 

 

 

 

 

Expressions libres.

Ne reste pas sur ta planète
reviens sur terre
Écoute ce que je te dis
je ne suis pas dans un monologue
mais un dialogue.
Ouvre ton esprit
ne soit pas dans ta galaxie
et sourde à mes écrits.
Ne voit pas l’amitié
sans anicroche
il faut parfois s’affirmer
ne pas rater le coche
cela nous renforce
sans nous détruire.
Si j’agis ainsi
c’est pour aller de l’avant
ne pas rester statique
et perdre son temps
à se faire plaisir
à doses de compliments.
Ne sois pas pathétique
j’ écoute tes arguments
prends en compte les miens.
sans peur des lendemains.
Ceux qui n’étaient pas d’accord
ne pleuraient pas comme des enfants.
Juste ils exprimaient un point de vue
différent du tien
mais connaissaient leur sujet.
Et par tes dires
tu les juges toi aussi.
Tournons la page
repartons sur notre nuage
C’était un arrêt sur image
dans  un monde virtuel
si près du réel.

Ecoute

Viens , confie moi ta peine
ne garde ni rancune, ni haine
tes larmes sur ton visage
m’entraînent pour un long voyage.

Quel est ce chagrin
qui change ton destin
je vois combien tu doutes
et cela t’en coûte.

Je suis comme une sentinelle
qui par tes pleurs, tu interpelles.
Tu étais dans des habitudes
tu découvres des certitudes.

Oublie ce charmeur
au sourire enjôleur
Laisse le partir
sans lui tu peux vivre.

Ta porte est close
mais demain fleurira la rose.
Évanoui ton chagrin
dans tes mains est ton destin.

L'artiste peintre

Dans cette immense beauté
le peintre s’est installé
Une myriade de couleur
donne au temps une odeur

Une ribambelle de pinceaux
se mélangent aux feuilles
toutes sont paré de manteaux
multicolores.

Ça et là s’entrelacent
ces fleurs du mal
sous les doigts de l’artiste
renaît le paysage automnal

De son doigt agile
il caresse sa toile
comme une main malhabile
aux premiers émois

Sous son pinceau
le paysage revit
il connaît ses limites
pour s’exposer ainsi.

Velouté d'idées

Je ne rature plus mes poèmes
mais sont ils beaux pour autant
Les voyez vous dans ce matin blème
comme un amour naissant.

Je rédige des textes incensés
au gré du vent et de ma plume
Tout est noyé
dans un décor de brume.

C’est l’ébauche de la vie
écrit dans une gerbe d’étincelles.
je n’en connais pas la mélodie..
ce  n’est pas une ritournelle.

Je ne vous offre que du rêve
pimenté de la réalité
Voilà c’est la trêve
retombez sur vos pieds.

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