Images d'autrefois

J’ai trouvé au fond d’un coffret
Une boucle de tes cheveux
Ils étaient blond comme les blés
Avant la moisson de l’été.

J’avais oublié la couleur de tes yeux
Mais tout surgit du passé

A la vue de cette mèche.

Je revois la fossette de ton menton
Tes joues rebondi es et si rouges
par la morsure du froid

Tes allures de gamin des rues
et ton visage d’ange parfois.
.

Tu chaussais tes bottes
prenais ton ciré jaune
pour aller patauger
dans les flaques de notre cour

Tu ne rentrais que le soir
Ivre de l’air et du soleil
Ton sourire enjôleur
m’empêchait de te gronder
et tu es partis mainte fois encore.

Tu nous a fait les quatre cent coups
Mais tu revenais toujours au nid
Ton petit air mutin
me prenait au dépourvu.
Je te revois  aujourd’hui
repoussant d’une main
ta mèche qui tombait
sur ton front rageur.
Tu ensorcelais tes frères et soeurs
Ils étaient à tes pieds
tu jouais de leur naïveté
mais tu les faisais profiter
de tes largesses..

Un jour de grand vent
tu t’en es allé
tu as pris la mer
sur ce petit voilier
Et plus jamais
tu es revenu.


La fugue du facteur

Il s’en allait chaque matin
Sur son beau vélo
Parcourant avec entrain
Les monts, les vallées
Enjamba
nt les petits ruisseaux
Jamais fatigué
Il s’imaginait
être le messager
de la paix
qui emportait
des lettres d’amour
A ceux croisés le jour
Il était sur
Que parmi s’ y glissaient
des factures
Mais il imaginait
Plus de la luxure.

Au cours d’un de ces passages
Il rencontre une brunette
Elle a l’air bien trop sage
Il va faire sa conquête
Il lui offre d’abord une rose
Car les yeux baissés
Jamais elle n’ose
Le regarder.
Pouvez vous ma mie
poser vos yeux sur moi
Je n’ai jamais dévoré
de biche aux abois
J’aime vos émois
qui ravissent mon esprit.

Était il polisson
Ce n’est pas dit
dans la chanson
Ce sont juste mes idées
qui courent sur le clavier
Et  je vous les transcris ici.


Esprit vagabond

Je t’aime comme ce poème
Écrit en ce matin blême
Ou la nature est assoiffée
De gouttelettes de rosée

Je t’aime comme ces écrits
Qui s’envolent vers mes amis
Quand l’esprit voyage
Sur un petit nuage.

Je t’aime dans ces moments de folie
Ou nous formons qu’un pour la vie
Lorsque nous grimpons
Aux sommets avec passion.

Regrets

Ce soir d’hiver ou je t’ai rencontré
J’en ai voulu au temps d’aller
si vite.
J’ai posé ma tête sur ton épaule
Tu as caressé mes cheveux
Je t’ai senti heureux

Au souvenir de tes lèvres
Mon corps
s’en souvient encore
Nous étions tous les deux
Sur un nuage flottant au cieux.
Passagers sans frontière
Voyageant dans les airs.

Puis inexorablement
le temps
Nous a poussé plus loin
Et ce fut la fin.
Nous sommes chacun de notre côté
C’est cela la réalité
Vivant de nos souvenirs
Nous pourrons repartir.

Expulsion virtuelle

Dans un monde imaginaire
Dont vous ne connaissez
même pas l’existence
Il s’est passé aujourd’hui
Un fait divers
Qui n’aura aucune conséquence
Sur vos vies

Par leur savoir faire
Certaines personnes ont crée
Un site surnommé chat
Ils le mènent à leur guise
Je ne leur en fait pas grief.
Ils observent sans les voir
Les humains qui se rencontrent
Ils se sentent investis
par des pouvoirs
Et vous donnent des postes
A responsabilité.
Vous vous sentez flatté
Mais vite vous déchantez
Vous avez droit de vie  ou de mort
Sur leur sujet
Mais restez dans leur moule
Sinon ils vous roulent
Dans la farine
Et vous vous apercevez
 Que le bon temps se termine
Ils vous virent
Sans autres formes de procès
Pas d’avocat
Pour plaider votre cause
Vous avez eu tort de jouer
Eux par contre vous ont piégé
De la manière la plus vile qu’il soit
En plaçant sur votre route
Un être humain corvéable
et malléable à souhait
Mais le salaire est il conséquent?
Tous travaillent bénévolement
Comme vous avant
En tireraient ils une gloire?
Allez vous leur décerner 
L’auréole des saints?
Auront  ils la légion d’honneur?
Pour leur coup de poignard
Donné en plein coeur.

Ai je ce soir en mon âme de poète
L’envie  de vous clouez au pilori
Je prends le parti d’en rire
Mais j’en fait part
A tous ceux qui viennent me lire
Je préfère ma place
A la votre,
J’ai au moins gardé
mon âme d’enfant
Car voyez vous
C’est de moi qu’il s’agit
Je n’ai commis
Aucun crime
de lèse majesté
Ni faillis à ma tache
Ma tête est ailleurs
Au pays des rêves
Et resté devant un écran
pendant des heures
pour surprendre votre faute
n’est pas pour moi
Car je suis au dessus de la mêlée
Je voyage dans les étoiles
Je vous donne du rêve
Pas de l’humiliation
ni du dégoût.
Surtout me direz vous
Ce monde est virtuel
Il ressemble tellement
A celui ou nous vivons
Que ces créateurs là
Ont dû se prendre
A leurs propres jeux
Et devenir Dieu.