Expulsion virtuelle

Dans un monde imaginaire
Dont vous ne connaissez
même pas l’existence
Il s’est passé aujourd’hui
Un fait divers
Qui n’aura aucune conséquence
Sur vos vies

Par leur savoir faire
Certaines personnes ont crée
Un site surnommé chat
Ils le mènent à leur guise
Je ne leur en fait pas grief.
Ils observent sans les voir
Les humains qui se rencontrent
Ils se sentent investis
par des pouvoirs
Et vous donnent des postes
A responsabilité.
Vous vous sentez flatté
Mais vite vous déchantez
Vous avez droit de vie  ou de mort
Sur leur sujet
Mais restez dans leur moule
Sinon ils vous roulent
Dans la farine
Et vous vous apercevez
 Que le bon temps se termine
Ils vous virent
Sans autres formes de procès
Pas d’avocat
Pour plaider votre cause
Vous avez eu tort de jouer
Eux par contre vous ont piégé
De la manière la plus vile qu’il soit
En plaçant sur votre route
Un être humain corvéable
et malléable à souhait
Mais le salaire est il conséquent?
Tous travaillent bénévolement
Comme vous avant
En tireraient ils une gloire?
Allez vous leur décerner 
L’auréole des saints?
Auront  ils la légion d’honneur?
Pour leur coup de poignard
Donné en plein coeur.

Ai je ce soir en mon âme de poète
L’envie  de vous clouez au pilori
Je prends le parti d’en rire
Mais j’en fait part
A tous ceux qui viennent me lire
Je préfère ma place
A la votre,
J’ai au moins gardé
mon âme d’enfant
Car voyez vous
C’est de moi qu’il s’agit
Je n’ai commis
Aucun crime
de lèse majesté
Ni faillis à ma tache
Ma tête est ailleurs
Au pays des rêves
Et resté devant un écran
pendant des heures
pour surprendre votre faute
n’est pas pour moi
Car je suis au dessus de la mêlée
Je voyage dans les étoiles
Je vous donne du rêve
Pas de l’humiliation
ni du dégoût.
Surtout me direz vous
Ce monde est virtuel
Il ressemble tellement
A celui ou nous vivons
Que ces créateurs là
Ont dû se prendre
A leurs propres jeux
Et devenir Dieu.

Avec toi

Mes sentiments sont intenses
Ils ne seront pas balayés par le vent
Peu importe le temps
Je sais que tout prendra un sens
Je veux vivre avec toi toute mon existence

Je franchirais pour toi la mer démontée
Je volerais dans le ciel azuré
Je décrocherais pour toi les nuages
Pour que tu sois homme sans bagage
Qui parle mon langage.

Tu sauras balayer mes doutes
En me montrant la route
Je sais combien ça te coûte
Mais nous vivrons ailleurs
Des moments enchanteurs

Nous ferons le tour de la terre
Traverserons des plaines, des rivières
Jetterons des bouteilles à la mer
Mais je t’appartiendrais
Dans tes bras je dormirais.

Je t'aime

Je t’aimes contre vent et marrée
Pour tous ces instants volés
Pour les soirs de galères
Et les folies de naguère

Je t’aimes quand délicieusement tu m’enlaces
Pour ce doux instants ou je t’embrasse
Pour nos nuits de bonheur
Et pour nos ivresses
Quand tu me caresses

Pour ces moments intenses
Ou tout est dit en un murmure
Lorsqu’en cadence
Tu es en moi
Je t’aimes jusqu’à la rupture

Pour ce jour nouveau
Qui arrive enfin
Je t’aime pour ce que tu es
Car tu me ressembles
Nous resterons ensemble

Etrange

La femme s’agite sur son lit
Nul bruit
Si 
ce n’est le souffle régulier
 de l’homme à ses côtés.
 Ses nuits sont peuplées
De rêves étranges
A chaque fois le même
songe
Un bel inconnu
 Met son cœur à nu
Son corps est parcouru de frissons
Un regard la sonde au plus profond.
Elle gémit sous sa bouche
 Lorsque sur elle , il se couche.
 Comme des volutes de fumée
Elle se sent transportée
Jusqu’au septième ciel.
 Puis brutalement elle se réveille
 Avec l’impression d’être dans un trou noir
Ou personne ne pourra la voir
Son corps couvert de sueur
 A ses lèvres le gout d’un baiser
 Elle est enveloppée d’une intense chaleur
 Un regard sur son compagnon
 Il dort à poings fermés
 Mais que c’est il passé?

Folie du virtuel

Pourquoi voulez vous croire
Que ce qui se passe
de l’autre côté d’un miroir
N’a rien à voir
Avec la réalité
Les mesquineries,
querelles existent aussi
elles sont multipliées
Car vécues dans un cercle fermé.

Je rêve parfois d’un monde meilleur
Grâce à toutes ces personnes
Rencontrées au delà de mon clavier
Hélas il y en a certaines
Qui ne vivent que dans la haine.

Sont elles aussi sournoises dans leur vie?
Car ici leurs écrits me font peur
Leurs propos sont fait de violence
De rages , de mots bien plus forts
Et vous les lisez en silence
Seuls devant votre ordinateur.

Si face à mon écran
Je trouve des êtres malfaisants
D’un clic de souris
Je les fais taire à jamais
En les laissant dans leurs folies
Et votre monde bien laid.