Un étrange personnage

Tout en montant vers les Lanches la grand-mère pense, que ces individus qui se sont arrêtés de les suivre, vu qu’elle s’est engagé avec s petit fils sur les chemins de montagne, et qu’une belle voiture ne peut les suivre, vont essayer de kidnapper l’enfant dont elle a reçu la garde par son fils pour faire pression sur son père. Elle se demande ce que son fils a vu qu’il n’aurait pas dû voir là-bas. Mais ce dernier lui en a dit le moins possible certainement pour la préserver, elle et l’enfant. 

  • Regarde Mathéo la montagne qui a un petit voile c’est le Mont Pourris, ton papa l’a gravis avant de s’en aller en Afrique.

Mathéo ouvre des yeux grands comme des soucoupes, cela lui semble impossible à son papa d’être allé tout là-haut lui qui dit que marcher dans un désert c’est bien trop fatiguant.

  • Qu’en penses-tu Mathéo?
  • Mathéo dit que son papa n’aime pas marcher comment a-t-il fait pour grimper tout là-haut. 
  • C’est son papa qui l’a emmené, il était guide de Haute Montagne
  • Mathéo ne sait pas ce que c’est qu’être guide,
  • c’était lui qui accompagnait les cordées, enfin les gens qui voulaient grimper sur les glaciers.
  • Les glaciers Mathéo il connaît il les a vu sur le livre d’images de son papa.
  • Et bien sur ce livre tu as bien vu ton papa,
  • Oui mais il était petit.

La grand-mère est fort amusée par la réflexion de son petit fils, en effet Guillaume n’avait que 17 ans sur les photos de l’album qu’il a emporté dans sa fuite. Elle comprend que pour l’enfant ce n’est pas le papa qu’il a. Il a vieillis et un pli lui barre la bouche, le peu de temps qu’il est resté elle n’a pas retrouvé l’éclat d’espièglerie qu’il avait autrefois dans ses yeux. Son regard est à la fois triste et il semble désabusé, elle espère se tromper, mais l’Afrique ne le rend pas totalement heureux, à moins que ce soit la disparition des siens qu’il est mis dans cet état. Mais elle a bien sentis qu’il y avait un secret, mais il ne lui a rien confié de ses tourments.

  • Mamie on va bientôt arrivé parce que Mathéo est fatigué
  • Oui mon poussin, nous y serons juste après le bosquet.Ici nous sommes dans le Parc Naturel de la Vanoise, les gens que tu vas voir ne viennent que l’été, car la route l’hiver est impraticable à cause de la neige. Il faut monter soit à pieds par le chemin que nous avons empruntés soit en raquette.

Mathéo ouvre de grands yeux, tout est nouveau pour lui, mais il trouve tout beau et applaudis à chacun des mots de sa grand-mère.

  • Dans le chalet tu vas rencontrer ta cousine, elle a 8 ans quant à son petit frère il a un an de moins que toi, ce sont tes cousins, tu vas faire leur connaissance. Il y a aussi leur maman, la soeur de ton papa et son mari, ce sont ton oncle et ta tante.
  • Mathéo a aussi une tante en Afrique, mais Papa ne m’a pas dit où elle était en ce moment. C’est la petite soeur de ma maman.

La grand-mère trouve que son petit fils a des conversations d’enfant plus grand, elle est fort étonné mais ne lui dit rien, elle est soucieuse.

  • Voilà nous sommes arrivés au chalet de l’edelweiss, regarde c’est cette jolie fleur, tu la trouves belle?
  • Mathéo trouve qu’elle n’a pas d’odeur mais on dirait une jolie étoile. Alors oui, elle est belle!

Au même moment une fillette sort en courant du joli chalet en bois, c’est la cousine de Mathéo, mais l’aïeule n’a pas le temps de faire les présentations que la petite fille se pends au cou de sa mamie en criant:

  • Mamie est arrivée!

Puis brusquement elle s’aperçoit que cette dernière n’est pas seule.

  • C’est qui Mamie?
  • C’est ton cousin!
  • Mon cousin, mais pourquoi il est plus bronzé que moi?
  • Parce que sa maman est Africaine et que sa peau est plus sombre.
  • C’est quand même mon cousin?
  • Oui car son papa c’est mon fils aîné et qu’il est le grand-frère de ta maman.

Dès que Rosine a entendu ça, elle se précipite vers la maison en criant, maman ton frère est revenu il a amené son fils. Sa maman se précipite et découvre sa mère avec un petit garçon qui a le regard de son frère.

  • Maman? Où est Guillaume?
  • Rentrons je vais t’expliquer, Rosine peux-tu rester avec Mathéo, je dois discuter avec ta maman.

La petite fille ne se le fait pas dire deux fois, elle glisse sa main dans celle de ce cousin tombé du ciel et se précipite avec lui dans le petit pré en contrebas là où jouent une dizaine d’enfants. Bien entendu que leur arrivée fait sensation. Mais Rosine explique que Mathéo est son cousin et la fillette a déjà énormément d’ascendant sur  ses amis, que personne n’ose dire un mot. Tous intègrent rapidement le petit garçon dans leurs jeux. Mais Rosine qui est très observatrice s’aperçoit rapidement qu’il se passe quelques choses d’étranges. Une lumière se reflète sur Mathéo comme si on le suivait ou alors comme si il était observé, sans rien dire à personne elle s’éloigne un peu et voit un homme qui se dissimule derrière un bosquet, il a certainement une paire de jumelle mais il ne s’est pas rendu compte que le soleil se reflétait dedans. Son papa est inspecteur de police sur Paris, et, elle aime déjà bien faire des petites enquêtes ce qui fait toujours rire son papa, mais là, elle voit bien que ce n’est plus un jeu, cet homme observe son cousin. Son papa lui a toujours dit de ne jamais prendre d’initiatives seule, de toujours lui faire part de ce qu’elle trouvait bizarre, aussi elle va vite lui dire ce qu’elle a vu, quand soudain devant elle apparaît un grand homme habillé tout en noir avec le visage encore plus noir.

  • Où va-tu bel enfant?
  • Je joue et mon papa m’a toujours dit de ne jamais parler avec des inconnus
  • Je suis l’oncle de Mathéo
  • Non ce n’est pas vrai;

Mais au moment où l’homme va lui répondre, Rosine entend sa maman l’appelé ainsi que son cousin. Au moment où elle part l’homme la prend par un bras et tout en la secouant lui dit:

  • Si tu dis à quiconque que tu m’as vu, je viendrais te tuer la nuit.

A suivre…

 

Aimé/détesté ( septembre )

masque

 

Pour le nouveau jeu de RENEE, voici ce que j’ai détesté ces dernier temps.

ce que j’ai aimé viendra après car je veux rester sur une note optimiste.

Un ami dont j’ai parlé dans un poème est allé nettoyé une plage cotée d’Algérie proche d’un restaurant huppé.

J’admire ce qu’il fait mais j’ai détesté savoir que seul des personnes âgées sont venu lui donner un coup de main bien que j’admire leur dévouement.

Mais le pire dans tout cela ce restaurateur qui reçoit des sommités genre ambassadeurs  est resté planqué derrière ces fenêtres, n’a pas bougé un petit doigt de pieds pour leur donner un coup de main.

Quand ils ont eu terminé, le restaurateur les a jeté et insulté, même pas un merci. Je déteste cette manière de faire.

Je déteste voir des immondices qui s’entassent ici ou là!

chenoua

photo prise aux abords de ce restaurant!!

 

Ce que j’ai aimé, et bien vous devez vous en douter ce sont mes vacances….

Alors voilà je vous met d’autres photos, 

Celle-ci que j’aime énormément et qui m’inspirera certainement un poème :

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J’ai aimé ce dépaysement total proche du Passage du Gois où la nature n’est pas agressée!

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Sur l’île de Noirmoutier deux ânes qui s’aiment d’un amour tendre…

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Un bateau invite au voyage…

 

p1010822J’ai aimé mes vacances et là je m’en vais dans ce voilier, à bientôt pour d’autres images que j’aime!

Mathéo

Aussi silencieusement qu’il était arrivé, Mathéo est retourné dans sa chambre, il est petit mais il a déjà compris beaucoup de choses. Son papa a beau lui les cacher il sait que sa maman a été emmené par des méchants messieurs ainsi que sa grand mère Fath.

Mathéo ne connaît pas le pays de son papa, juste sur des photos que son papa lui a montré. Mais il ne sait pas ou est son grand-père, il ne l’a pas vu, lui aussi a dû être enlevé, pourtant son papa lui a expliqué dans l’avion que la France était un pays civilisé. Depuis que sa maman a disparue il dormait avec son papa, mais là il est tout seul et la maison est grande, il a à nouveau peur et la petite lampe est éteinte. Il n’ose pas appeler sa grand-mère et encore moins son père, normalement il n’aurai pas dû le voir c’est bien parce qu’il s’est levé qu’il les a vu tous les deux en train de pleurer. Rien que de se souvenir de leurs larmes Mathéo se met à pleurer ce qui alarme son père qui dort dans la pièce à côté. Que faire, allez le consoler, mais alors il saura qu’il est là, aussi quand il entend sa mère se lever il ne se lève pas et ce, au prix d’un grand effort, dans moins de trois heures il sera reparti pour Djibouti.

L’aïeule se penche sur le lit où son petit fils ne peut retenir ses larmes, il sanglote, mais la grand-mère sait ce qu’il faut faire, elle prend l’enfant dans ses bras et le câline, petit à petit les larmes se tarissent, l’enfant le pouce dans la bouche se rendort, elle attend quelques instants et délicatement repose son petit fils dans le lit, remonte le drap puis la couette, allume à nouveau la petite lampe et sur la pointe des pieds se retire. 

Quand le papa de Mathéo quitte le chalet familial l’enfant dort tranquillement, il s’approche de son tout petit et lui dépose un baiser délicat sur le front, l’enfant bouge à peine, il dort profondément, le papa voit la trace des larmes sur sa joue satiné, il les essuie et embrasse son petit visage encore gonflé par les sanglots. Puis doucement il prend son sac à dos et s’en va sans faire de bruits.Auparavant il a embrassé sa mère qui ne dormait pas et écrivait dans son petit salon.

Il est 9 h le soleil est levé, Mathéo vient de montrer son bout de nez, sa grand mère l’attendait dans la cuisine, elle sait ce qu’il boit le matin, pour la nourriture elle avisera au fil des jours; les petits déjeuners à Djibouti était fait de bouillie d’avoine accompagné de mangues, de goyaves voire de bananes et sa maman lui faisait un  pain qui ressemblait à une grosse crêpe « le lahoh ». Alors ce matin sa mamie lui a mis sur la table du thé qu’il lui arrive de boire quelques fois, des céréales, une banane et des crêpes, va-t-il accepter ce repas, rien m’est moins sûre mais il faut essayer. Ses premiers mots sont pour sa mamie:

  • Mathéo a faim et chez mamie ça sent bon

Pour l’aïeule ces quelques mots sont déjà une petite victoire, et lorsqu’elle voit son petit fils dévoré ce qu’elle lui a préparé elle est convaincue qu’entre eux deux il y a des chances qu’avant la fin des vacances ils s’entendent bien. Toutefois elle pense à son fils, qui est repartis vers sa vie, le pays qu’il s’est choisis, sa femme qui attend un enfant, va-t-elle pouvoir survivre à la privation de son enfant, aux coups. Personne ne sait ce qui s’est réellement passé, son fils a émis quelques hypothèses mais pour elle, qui vit en France, là-bas c’est inconcevable. Il connait de nombreuses personnes, il est capable de se débrouiller seul, mais combien de temps va-t-il s’écouler avant son retour en France auprès des siens, et ramènera-t-il sa femme, et leur enfant. Mais la grand-mère qui était plongée dans ses questionnements sent qu’une petite main vient de se glisser dans la sienne. Mathéo a tout dévoré et il voit bien que sa grand-mère pleure.

  • Mathéo ne veut pas que sa mamie est des larmes dans ses yeux, Mathéo veut aller voir la grande montagne.
  • Tu veux aller te promener?
  • Mathéo veut bien
  • Alors met ce petit blouson, tes chaussures, une casquette ayant appartenu à ton père et nous y allons, mais on va s’arrêter au village pour prendre quelques victuailles.
  • Mathéo ne connait pas les victuailles, qu’est-ce que c’est?
  • C’est de la nourriture,
  • du pain?
  • Oui et pleins d’autres choses que ton papa aimait bien.
  • Alors Mathéo veut bien,

Pendant que sa grand-mère se prépare, Mathéo regarde par la fenêtre, il voit à quelques mètres de la maison un homme de son pays qui regarde de ce côté. Dès qu’il voit sa mamie il remonte dans sa voiture noire, la mamie l’a aussi vue, elle fronce les sourcils, qui peut bien avoir un chauffeur? Mais elle ne doit rien dire ou faire part de sa frayeur à son petit fils, par contre elle va passer voir son gendre pour lui demander de se renseigner, il est en vacance avec sa fille au chalet des Edelweiss en montant vers les « Lanches », il saura faire marcher ses connaissances, après tout il est inspecteur de police sur Paris, mais il connait pas mal de gens sur la vallée. Cette voiture portait le sceau officiel d’un pays, mais elle ne connait pas celui de Djibouti, elle va faire un croquis pour éviter de ne plus d’en souvenir lorsqu’elle verra son gendre. On serai donc déjà sur la trace de son gamin? Et bien ils ont fait vite se dit-elle en son for intérieur. Comment faire pour protéger son petit fils? Ici en France et à Peisey- Nancroix petit village de  Savoie ce serai bien malheureux qu’il y est un autre rapt, et en quoi un enfant de 6 ans et demi pourrait les déranger.

A suivre…

La parenthèse murmurée…

Jpeg

En remontant le temps

je pars sur le chemin de mon voyage

Sous mes yeux

Se dessine une toile peinte par un grand Maître…

 

Une palette de couleurs immerge

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Une touche d’orange

 

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Une autre de bleup1010785

En voilà une belle vertep1010786Et celle -ci est argentée!

p1010837Les chemins d’Ô nous entraînent inexorablement dans les méandres de l’océan qui entre dans les terres !

 

p1010834p1010836p1010840Puis à nouveau la journée s’achève, demain est un autre jour que je vous conterais.

Car pour aujourd’hui je referme la parenthèse de mes vacances….

Le récit (suite)

Je suis en vacance mais comme j’avais de la wifi j’en ai profité pour vous mettre la suite, et au fil des jours selon les possibilités je ferais de même.

Mes notes: l’histoire est purement imaginaire ainsi que les faits que je fais se dérouler dans un pays cher à mon cœur. Les noms de villes ou villages sont vrais. A Djibouti il y a eu un réel conflit Ethnique entre les Afars et les Issas.

En général les Afars vivent en tribu et n’acceptent pas qu’un étranger issue d’une autre tribu passe sur leur territoire,  par contre comme je le dis dans mon récit il y a bien des islamistes sur la Somalie pays très proche de la République de Djibouti.

Le peuple Afar vit sur trois pays:  si cela vous intéresse vous pouvez lire sur ce site

 

Après avoir déposé son fils, Guillaume était repartis, mais il avait promis à sa mère de repasser, puis pris de remord il était revenu son fils dormait paisiblement et sa mère écrivait. Sans un mot, comme le petit garçon qu’il était autrefois il s’étais assis à même le pouf en cuir du salon, dans la pièce où sa mère avait l’habitude d’écrire et il avait attendu qu’elle relève la tête.Il ne voulait pas lui imposer sa présence, mais il lui fallait raconter les derniers événements et aussi expliquer son geste d’il y a dix ans. Puis il voulait des nouvelles de sa petite soeur. Mais pour l’instant seul le bruit du tic tac de la comtoise égrenait son bruit dans la nuit. Puis sa mère s’était arrêté d’écrire, s’était levé et l’avait pris dans ses bras. Elle s’était assise à nouveau, lui il attendait, il connaissait son rituel, il n’avait pas changé, il aimait le calme qui irradiait d’elle.

  • Guillaume si tu es revenu aussi vite c’est que tu veux me raconter la raison pour laquelle tu m’as confié Mathéo, pour ce qui s’est passé avant je te laisse libre de t’expliquer ou non!
  • Maman, je te dirais tout, mais auparavant je dois te dire ce qui s’est passé dans le pays ou je vivais avec la mère de Mathéo.
  • Tu m’as dit tout à l’heure que c’était une rivalité entre deux villages et que ta femme s’étaient fait piéger en allant voir ses parents.
  • Nous habitions à Djibouti, Assia était professeur de français au lycée français de Djibouti, c’est ainsi que je l’ai connu il y a 8 ans. De suite nous avons sympathisé et assez rapidement nous avons vécu ensemble avec la bénédiction de ses parents.Puis Mathéo est né l’année suivante, du reste il se nomme Mathéo-Idriss. Il parle aussi bien le français que l’arabe. Mes beaux parents Fath et Bho n’habitaient pas avec nous c’était des nomades « Afars », mais depuis que leurs enfants habitaient la capitale ils s’étaient sédentarisés comme plus de 85% de Djiboutiens. Mais c’est surtout la sécheresse et les conditions de vie désastreuses qui les ont poussé à se fixer. Assia avait l’habitude une fois par mois de se rendre au village, elle y allait en train, leur village était situé près de la voie ferrée. Il y a trois mois quand je ne l’ai pas vu revenir j’ai commencé par m’inquiéter, puis des bruits ont circulé sur la capitale annonçant des guerres fratricides dans des villages de l’est. J’ai confié Mathéo à ma belle-soeur, la femme du frère de ma femme et il m’a accompagné pour savoir ce qu’il s’était passé. Lorsque nous sommes arrivés, le village était en partis détruit, les animaux à l’abandon, le chien de mes beaux parents était attaché mais bien vivant. Dans la maison seul le corps de la plus jeune de mes belles sœurs gisait à même le sol. Elle était choquée mais vivante. Ses propos étaient assez incohérents, mais elle a réussis à nous dire qu’elle était dans les champs quand ces événements dramatiques s’étaient passés. Elle rentrait au village quand elle avait entendue crier des femmes, elle avait d’abord couru puis s’étant ravisé elle s’était caché. Elle avait vu ma femme et sa mère enchaînée avec d’autres femmes sur une charrette. Son jeune frère massacré par ces chiens, elle l’avait seulement retrouvé le matin suivant et elle pense que c’est la raison pour laquelle elle s’est évanouie. Tous les hommes présents au village ont été tués.
  • Alors ton beau-père?
  • Nous ne l’avons pas retrouvé, rien, mais tu sais à Djibouti et en particulier dans les villages éloignés de la capitale nous n’avons pas les mêmes possibilités qu’ici en France, bien que la présence militaire française et maintenant américaine permettent parfois de nous apporter des pistes que là-bas on serai loin d’explorer. Et, il n’a pas pu être enlevé, car seules les femmes qui n’ont pas réussis à se sauver ont été emmenés, c’est pour cela que je te confie Mathéo, moi avec mes beaux frères nous allons partir  pour savoir ce qu’ils sont tous devenu. Je ne sais pas combien de temps cela va me prendre mais Assia attends notre enfant, il me faut la retrouver rapidement.
  • Quand votre enfant doit naître?
  • Dans quatre mois. Elle avait sur elle des papiers français stipulant qu’elle était mariée avec un français et…
  • Et quoi?
  • Je suis diplomate, normalement c’est une guerre fratricide, elle pourrait avoir la vie sauve car protégée mais bon en l’état actuel des choses je n’en sais rien. Il y a des antagonismes tellement fort là-bas que je ne connais pas les raisons qui les ont poussé à frapper, en tuant les hommes et en emmenant les femmes avec les enfants en bas âges, les plus grands avaient été abandonnés mais tous se sont sauvés et éparpillés, sûrement terrorisés par ce qu’ils ont vu.
  • Ce ne sont pas des islamistes?
  • Non ils ne venaient pas de Somalie mais d’une tribu voisine, aussi nous allons y aller avec prudence mais fermeté. Je ne veux pas donner de faux espoirs à Mathéo ni au reste de la famille.
  • Je comprend Guillaume, dis moi étais tu heureux avant ses événements dramatiques ?
  • Très maman, mais pardonne moi de ne pas vous avoir donné de nouvelles à papa et toi, ainsi qu’à Clémentine. Elle va bien?
  • Si tu restais quelques jours tu pourrais la voir, elle va arriver avec ses enfants et son mari;
  • ah elle est mariée! Elle a des enfants?
  • Oui, un garçon et une fille, mais je ne veux pas te retarder, tu dois prendre un avion demain, ne passons pas la nuit à nous souvenir. Tu me raconteras une autre fois ton coup de tête, quoique je pense le connaître.

Un grand silence se fait dans la maison, personne ne dit mots, puis l’aïeule mais aussi la maman se penche vers son grand enfant et le serre dans ses bras, et tous les deux se mettent à pleurer. Dans le couloir un petit garçon nommé Mathéo les observe, mais il ne dit rien, il est habitué depuis ces dernières semaines à voir pleurer les grandes personnes.

 

A suivre

 

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