Une passion

Bercé de silence

votre souffle

monte

là haut

vers le cercle

formé par mes mains.

 

Vous soupirez

d’aise

nul bruit

puis votrre coeur

en cadence

bat doucement.

 

Est-ce un rêve

qui soulève

votre corps

encore

je vous attends

il s’étend.

 

Voux êtes polisson

avec passion

vous la dénudez

et l’emprisonnez

votre main trace

le sillon de vie.

 

 

 

Ivresse

Batissant des  rêves sur du sable

s’enlisant dans de sombres marécages

perdu son âme à chercher son âge

mais la rencontre en fut inoubliable.

 

Envers toi je n’étais pas déloyale

tu m’as fais la cour au bord d’un rivage

enhardis par mon rire tu m’as vu volage

m’emportant déjà dans ta chambre nuptiale.

 

Un nuage de rêves aux couleurs émeraudes

enveloppe nos corps d’un baiser d’amour

d’ou s’échappe la complainte du troubadour

soufflant sur notre destin en une belle ode.

 

S’évapore l’arc en ciel fardé de larmes

effaçant les peurs de ces deux amants

en un subtil mélange d’ivresse et de charme.

 

En quittant la plage la mer dénude les corps

froissant nos peaux dans un doux frisson

mélangeant notre secret en un enivrant accord.

 

 

Voyou, voyelle

Une voyelle, la besace pleine

part à son rendez-vous

lorsqu’ au détour d’un mot

elle voit s’éloigner son destin

dans le  fond d’un tiroir

 elle surprend un crayon

qui n’était point là hier,

c’est un  cynique voyou

marchant à pas de sioux

Dans une gracieuse posture

dansant sur une page jaunie

les consonnes tressautent

et se gaussent en une  sarabande

elles perpétuent de petits meurtres

en souillant les pages d’encre de contrebande

piétinant les chiffres

qui n’ont pas leur place dans cette cacophonie.

La voyelle  se laisse surprendre

par ce drôle de personnage

la voici embarquée dans les méandres

de son cerveau hors du commun

en compagnie d’un encrier

au talent d’orateur laissant échapper un parfum

d’autrefois d’où jaillis  dans un ultime panache

notre belle  en plein effeuillage.

Je vous pardonne vos écarts de langage

à vous seul vous écrivez l’amour

ne raturez plus vos émois

ensemble griffonnons nos chagrins

laissez moi vous surprendre 

pour qu’entre ces nouvelles pages

nous soyons enfin réunis.

Etreinte

 

A la flamme de ton coeur j’étreins le souvenir

que je visionne dans l’encre de nos nuits

lorsque mes mains en caresse s’enfuient

et reviennent en douceur te faire tressaillir.

 

Des mots en arabesques frissonnent

sur ton corps il y a des dessins fous

mais les lettres sautillent pour nous

quand ma bouche t’embrasse, polissonne.

 

nos corps sont aux  couleurs de l’arc en ciel

ils fusionnent en une plume d’or

pour écrire des poèmes toutes voiles dehors

et atteindre des rivages aux couleurs de miel.

 

 

 

Folie des sens.

 

 

 

Hantée par les souvenirs d’autrefois

ou son corps dansait avec volupté

tu la dévorais comme fraise des bois

frissonnante de plaisirs mais domptée.

 

 

Corps de déesse, chevelure d’ébène,

c’est une folie de tes sens

tu es féline mais deviens hyène

à en oublier les convenances.

 

Pour cet homme le désir

à ton corps se fait sentir

tu te souviens à nouveau

de sa bouche à fleur de peau.


 

Dans la folie de cet étreinte

tu t’es tendu comme un arc

il t’ as laissé comme une empreinte

tu en as encore la marque.

 

Prenant une pose nonchalante

toi qui est belle amante

tu trempes dans l’eau

ton orteil le plus beau.

 

A son contact charnel

tu es sensuelle.

A son dard pointu

tu te donnes sans retenue.

 

Ses doigts doucement te caresses

et prennent d’assaut ton butin

tu te laisses aller sans faiblesse

en imaginant avec lui ton destin.