Terre lointaine

J’emprunterais tes chemins pour enfin te retrouver

j’irai par monts, par vaux sur cette terre brulée

dans la chaleur ou le froid d’une nuit étoilée

je pense  ne pas te reconnaître car tu es éprouvé.

 

Sur ta peau je vois  les traces de ta peine

comme des cicatrices  creusant un fin  sillon

aspirer par le vent tu disparais en un tourbillon

sur ce chemin ocre sous cette voûte azuréenne.

 

Ici et là se mêlent tes maigres souvenirs

dans cette case au milieu de nulle part

assoiffé par le soleil qui pousse au départ

tu ne peux quitter ta terre, je dois choisir.

 

Couleur
menthe réglisse ainsi est l’amour

l’une vient du froid et d’un pays pluvieux

ici c’est rude mais le ciel est radieux

je suis à toi et je t’aimerais toujours.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boîte à souvenirs

 

 

 

 

Dans la boîte à souvenirs ou le temps s’est figé

te souviens tu ma Mie de nos regards échangés

sur des airs  populaires, nous remontons le temps

pour ensemble revivre nos amours d’antan.

 

Au fil de la vie l’amitié prends le pas

sur les amours passionnés en gardant l’émoi.

Fuir la solitude pour se rappeler que l’on existe

et inexorablement voir le temps prendre la fuite.

 

Deux mains parcheminés se frôlent,  battement de coeur à deux

Un doux regard, l’esquisse d’un  sourire, une larme  aux yeux

ils sont assis au fond du jardin sous la tonnelle 

lui doucement fredonne à son aimée une ritournelle.

 

Tous les deux se revoient danser au bal populaire

ou ils ont fait ensemble leur premier pas, c’était l’hiver.

ou jadis tout le village se retrouvait pour la fête

au cours d’une danse ils ont vécu une belle amourette.

 

Depuis ils ne se sont plus quitté, il y a soixante ans

ses beaux cheveux blonds en sont devenu blanc.

Naguère vous dégrafiez ses jupons et dentelles

pour vous elle se  pâmait en étant la plus belle.

 

Que ferais je sans vous au moment de l’absence

j’égrènerais nos années  songeant à votre présence

mes yeux se fermeront, mon souffle s’amenuisant

sur la pointe des pieds j’arriverais aussi séduisant.

Une rose pour une femme

 

Je n’ai pas de vague à l’âme, je ne suis pas triste, mais ce petit texte est né cette nuit dans ma tête, il a fallu que je
l’écrive et le voici pour vous.


 

 

 

    rose-rouge-022.JPG

Déposée ici par une main amoureuse

tu es en bouton fermé mais silencieuse

ton éclat donne vie au marbre froid

et relève le défi de tes émois.

 

Rose d’un jour à l’éphémère vie

balayant de tes pétales l’infini

tu brûles aux flammes de l’amour

et tu te consummes en un jour.

 

Hier encore tu te pavanais au coeur

d’un bouquet assurant le décor

d’un vase de chine aux belles formes

noyé dans un ensemble uniforme.

 

Ici, tu es bien seule mais tu es reine

même si on sent toute la peine

oppresant celui qui aimais

celle que tu veilles à tout jamais.

 











Aux amoureux!!

 

 

 qs80sqabOffert par un ami blogueur

Vagues de
l’amour, folies de ce jour

Aujourd’hui je te fais la cour

Laisse
moi t’aimer mon aventureux

Embrasse
moi bel amoureux.

Nuées
d’érotisme et de sensualité

Tendresses dévorantes à ton immoralité.

Indomptable tigresse je t’aime

Noblesse
de ton âme en un théorème.

 

 
nuages.jpg

 

ET encore…

 

 

Vertigineuse journée

A mon
cœur donné

Loin de
tes mots enchanteurs

Envie de
toi mon 
ensorceleur.

Nous
sommes deux amoureux

Troublé
mais si heureux

Irrésistiblement attiré

Noyé dans
tes yeux et 
désiré.


 

 

Allez un
dernier….


 

 

Vivez
pleinement ce jour naissant

Allez
main dans la main et de l’avant

Laissez
le vous dire en un murmure

Ecoute
oublions notre rupture

Noyons
nous
dans les ténèbres

Tous les
deux nous ne serons célèbres

Immergeons nous dans l’amour

Nouant
notre destinée ce jour.

 

 

 

Balade de l'amour

 

 

 

Seule, la brise caresse son corps dénudé

nul bruit si ce n’est le pas du promeneur

elle git sous ce merisier en fleurs

ou le coquin  venait en secret marauder.


Au détour du petit chemin il l’ aperçoit

et contemple cette Vénus dormante

l’imaginant en femme charmante

mais c’est un rêve, hélas  il le conçoit.

 

Sa belle et  blanche poitrine se soulève 

au rythme des battements de son coeur,

ses seins sont offert pour qu’il les dévore

mais il n’ose rompre ce doux rêve.

 

Il ne peut la prendre comme un fruit

ce randonneur en son corps frissonne

il aimerai éveiller cette  polissonne

mais il la laisse sur sa couche évanouie.

 

Il s’allonge à ses côtés et se laisse aller

à rêver de pouvoir l’enlasser tendrement

Mais il n’est pas voyou et doucement

s’endort, après l’avoir contemplé.

 

Tout à coup, la belle s’étire et baille 

et, surprise voit à ses côtés cet homme

va-t-elle crier pensant voir un fantôme

elle se lève et dans sa hâte le réveille .

 

Personne ne sait ce qui s’est passé

entre ces deux inconnus, hier encore

mais  sur l’écorce il y a deux coeurs

gravés comme un amour entrelacé.