Rêver de Toi

 

 

 

Accoudée à la table les yeux dans tes yeux je rêvais

tu degustais mes pensées et dans ton sourire je revoyais

tous tes désirs et tes folies de cette douce après midi

ou tous deux nous nous étions envolés  dans le  mitan du lit.

 

Je revoyais cette chambre avec son feu de bois

les rideaux blancs et la couette en duvet d’oie

sur la table de chevet datant d’un autre âge

trônaient ces deux coupes et son délicieux breuvage.

 

A ce jour j’ignorais que ton absence serai une blessure

et de ne plus te voir  me ferai gémir comme d’une morsure

lorsque tu t’en vas les heures s’égrainent doucement

je réprime mes larmes sinon je souffre cruellement.

 

Bientôt s’annonce ton retour et au seuil de ma porte

je t’ouvrirais mes bras pour que tu m’emportes.

Ensemble, nous galoperons dans cet univers enchanté

ou la folie de nos sens nous éloigne de notre passé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les doux murmures

 

 

 

J’aimerais te donner ma  passion

te prouver que nous sommes  à l’unisson.

 

 Dans ton regard je lis l’impatience

oui, je sais nous avons tant de différence.

 

Tu me donnes tant d’attention

pour me montrer toute ton affection.

 

Sans toi la vie n’a  pas de goût

avec toi je risque tout.

 

 

J’aperçois  dans tes prunelles l’éclat de l’amour

tu vas m’aimer jusqu’au bout du  jour.

 

Tes yeux noirs sont de braises

pour toi ma bouche est fraise.

 

A ton oreille je murmure des secrets

que tu me rends en bisous sucrés.

 

Je voyage au creux de tes pensées

tu me dis des  mots insensés.

 

Dans tes bras je suis une rose

lorsque dans le lit tu me déposes.

 

Nous partirons au bout du monde

nous ferons de notre vie une ronde.

 

Donnes moi le temps de te connaître

et à nouveau je vais naître.

 

Sur notre chemin  il n’y a pas de frontière

seul le vent soulève la  poussière.

 

Qui va m’empêcher de t’aimer

toi qui a su me transformer.

Une belle rencontre.

 

De ta voix monte une belle mélodie

elle est si douce que j’en suis éblouie.

Des frissons et mon coeur bat en cadence

je frémis sous ton regard intense.

 

Mon coeur s’égare au fond d’un ravin

pour que mes mots ne soit pas vains.

et je cueille les fleurs de mon poème

afin d’entendre tout tes  je t’aimes.

 

 

Puis ton pinceau distille des effluves

mes mots en deviennent fleuve.

Avec ma  plume j’écris la passion

et nous le vivons dans l’effusion.

 

A mon tour de peindre tes lignes de vie

et je rejoins enfin ta poésie.

Te voici Muse et tu m’entraînes

pour au creux d’un lit être ta reine.

 

 

 

 

 

 

 

Amour effronté

 

 

Bonjour,

 

J’ai reçu pour mon anniversaire un ouvrage magnifique s’intitulant:

 

ORIENT Mille ans de  poésies et de peintures. J’ai trouvé ce petit texte qui date des années 1000 (ce poète est mort en 1037)

 

L’amour d’une beauté nouvelle

chaque jour me ravit

En ouvrant chaque jour la porte

Il entre effronté et hardi.

 

Même si je ferme la porte

A clé et double tour

Trouvant un chemin, il vient

En souterrain comme les fourmis.

 

Et si la nuit je m’échappe

Et qu’ailleurs je m’enfuis

Lui aussi quitte la maison

Et là ou je vais me suis.

 

Ma souffrance vient de mon coeur

Qu’ai je à gémir de l’amour?

Même s’il est sans fin, l’amour

Un jour, lui aussi finit.

 

FARROKHI SISTÂNI

 

Ce poète est originaire de l’Iran, il est rapidement reconnu pour ses talents de poète et de musicien. Alors qu’il travaille à la campagne pour un propriétaire terrien, ses qualités le font
accepter à la cour: l’émir en place lui fournit tout ce qu’il désire afin qu’il puisse composer en paix. Il finit toutefois par être évincé de la cour et retrouve la condition précaire des poètes
de son temps.

 

Hâvre d'amour

Dans la chambre aux couleurs d’autrefois

nos deux corps s’embrasent en un émoi

ensemble nous avons perdus toute limite

vois tu mon coeur qui palpite.

 

Ensemble nous avons franchis les plaisirs

nos passions voguent sur l’aile du désir.

je suis ton océan qui accueille ta lave en fusion

tu es le mat dressé pour une langoureuse effusion.

 

Te souviens tu de nos nuits d’amour remplis d’ivresse

lorsqu’au petit matin ton souffle me réveillait en une caresse.

Mes baisers les plus fous te faisaient défaillir

en m’enlaçant doucement il ne te restait plus qu’a me cueillir.