- – Disparu ? Elle n’a pas dû aller bien loin. A moins que son cher fils l’ai kidnappé…
- – C’est un peu la raison de notre venue
- – En quoi Mademoiselle Cécile de Bougainvilliers peut vous être utile ?
- – Mère et fille sont souvent complice
- – Justement ce n’est pas sa fille c’est juste .- … Sa belle-sœur.
- – Ah mais nous n’en savions rien.
- – Éviter de l’ ébruiter ce serait très bien
- – Ce ne sont nullement nos intentions, nous sommes soumis à un droit de réserve.
- – Alors quittez cette maison et enquêtez ailleurs. Sur ce bonne nuit Messieurs.
Père a réussi à mettre dehors un jovial gendarme et un jeune qui rougissait en nous regardant. Quant au troisième il tournait son képi assez ennuyé de la tournure que prenait les évènements.
Dans la chambre nous discutons Cécile et moi de la fuite de notre frère, heu demi-frère, mais comment dire, il est le petit fils de notre père donc c’est notre neveu. Pfff demi-neveu comme se plaît à le répéter Cécile. Peu importe c’est un être vil, exécrable, méchant. Il a sous des manières doucereuse toujours de mauvaises intentions. Il y a déjà deux plaintes pour agression sexuelle, mais nous avons bien peur qu’elles soient passées sous silence vu l’impact qu’à sur la Région Monsieur Artémis de Bougainvilliers. Les femmes n’osaient pas aller porter plainte, il a fallu que Charles les accompagne pour qu’elles se sentent moins perdues. Si le fils du patron les soutenait alors elles avaient eu raison de se faire connaître. D’autres suivront nous en sommes sûr. Car dans les corons les bruits courent… Et lorsque cela court c’est difficile d’endiguer la marée humaine.
Nous nous endormons après avoir papoter plus d’une heure après l’autorisation de Père. Mais en chuchotant on ne gênait personne.
C’est une pluie fine puis de plus en plus forte qui va rythmer notre dernière journée dans ce coin de France triste. Même Cécile le reconnaît, depuis qu’elle a vu Mâcon , elle trouve la vie terne. Et encore dans le midi c’est encore plus lumineux ce sera les premiers mots qu’elle entendra de la bouche de Stéphane le meilleur ami de Nicolas lorsque nous serons de retour chez nous.
Le journal locale a lancé un avis de recherche pour toutes personnes susceptibles d’avoir vu l’homme figurant sur le portrait robot. On voit nettement le fils de Bougainvilliers mais leur honneur est sauf ils n’ont pas mis son nom.
En fin d’après-midi nous entendons la sonnerie du téléphone. Paul l’oncle de Chantal répond, nous l’entendons dire : Mais Madame que me dites-vous, je ne puis le faire, ce n’est pas possible je suis Paul le presque Majordome de Monsieur de Bougainvilliers. Je vous prie d’appeler Monsieur son frère, c’est lui qui désormais traite les affaires courantes.
Et il raccroche, il est rouge comme une tomate, il a l’air bien ennuyé, mais avec qui parlait-il ?
C’est Père qui lui donne la parole, mais Charles intervient et lui dit:
- – Venez Paul, vous allez me raconter ce qu’il vient de se passer.
- – Charles et nous ?
- – Plus tard Mesdemoiselles
Charles joue à plein son rôle d’aîné des Bougainvilliers, il nous redira ce que Paul lui a dit.
Au bout de trente minutes il revient accompagné de Madame André de Bougainvilliers, la mère adoptive de Cécile. Elle est dans un piteux état. Sa robe est déchirée, elle n’a qu’une chaussure aux pieds, le visage tuméfié, elle pleure et on ne sait même pas de quelles manières faire tarir ses larmes. C’est Charles qui va nous raconter ce qu’il s’est passé car la pauvre femme est choquée.
Et il y a de quoi ? Notre demi-neveu, bien que ce nom me répugne et encore plus maintenant que nous connaissons le calvaire de la pauvre Madame de Bougainvilliers. Je disais donc notre moins que rien de demi neveu a poussé sa mère à commettre l’irréparable. Il lui avait demandé il y a deux jours de lui apporter une lime pour se limer les ongles. Monsieur est un dandy et même en prison sa mère pense qu’il ne veut pas se laisser aller. Elle lui apporte la lime qu’elle cache comme il lui a demandé dans une poche qu’elle s’est cousue sous sa jupe. Elle passe facilement et retrouve son fils dans une pièce assez grande. Le nom de Bougainvilliers est tellement célèbre et surtout il permet a des milliers de personnes de vivre que les geôliers ferment les yeux sur quelques petites entorses. Et ce jour-là, il a osé franchir la porte habillée avec la jupe de sa mère, un châle sur les épaules et un chemisier blanc. Auparavant il a contraint sa mère a se déshabiller, cette dernière avait suivi a la lettre les ordres de son fils chéri.
Lorsque Charles nous raconte son évasion à Jules, nous sommes abasourdies, il a osé faire ça. En fait je comprends très bien qu’à sa visite de la semaine passée il a demandé à sa mère de porter deux jupes deux chemisiers et une paire d’espadrilles qu’elle met lorsqu’elle va marcher. Elle les avait dans son sac et comme personne ne lui a rien demandé, les chaussures sont rentrés facilement en prison. Après pour Jules c’est un jeu d’enfants. Avec la lime il lui la met sur la veine jugulaire du cou et lui dit si : » tu cries je te l’enfonce et tu vas mourir rapidement..Tu choisis cher Maman ou tu vis et on sort ensemble ou tu cries et tu meurs. La pauvre femme nous a dit Charles était toute tremblante et elle a fait ce que lui demandait son fils. Ils ont attendu le changement des matons et ils sont sortis tous les deux la tête haute par la grande porte.
- – Mais aucun des gardiens de prison ne se sont aperçus que dans la salle , leur prisonnier n’y était plus ? Intervient Cécile.
- – Les geôliers venaient d’abord chercher le prisonnier, puis les visiteurs sortaient Ensuite après quelques minutes ou secondes ils ouvraient la porte et les visiteurs se mêlaient aux autres et sortaient. Les fouilles étant aléatoires jamais votre mère adoptive Cécile n’a été fouillée.
- Père a demandé à Charles d’achever son récit car on avait tous les bagages à mettre dans les voitures.
- Et Charles de continuer son récit : » – Ensuite ils sont partis en voiture c’est Jules qui conduisait. Toujours sous la contrainte elle a remis de l’argent à ce chenapan mais elle a essayé de lui résister.
- – Et elle s’est ramassé des claques.
- – Ça suffit Annabelle, continue Charles
- – Oui, en effet et même pire
- – Pire que voulez-vous dire Charles ?
- – Son propre fils a essayé de violer sa mère, puis devant ses hurlements il l’a frappé et il a disparu. Elle est restée prostrée des heures, les gendarmes sont venu, elle n’a pas ouvert, et finalement elle a pensé à vous père d’où son appel.
- – Et que suis-je censé faire ?
- – La protéger des griffes de son fils
- – Charles nous partons demain à l’aube.
- – Alors emmenez-là, en plus elle a une voiture et ça vous arrangerait bien.
- Bonne soirée, la nuit porte conseille nous verrons demain.
Et nous voici tous bien ennuyés de la tournure qu’ont pris les évènements.
A suivre…
